Culture

Stand-up: Saad Mabrouk alias le «Marockan guy»

Par L'Economiste | Edition N°:4624 Le 09/10/2015 | Partager

C’est en franco-darija que «Le child» jouera son premier spectacle «Marockan guy». Le jeune homme au fez rouge et aux babouches jaunes a écrit son spectacle et l’a également mis en scène.

Il s’appelle Saad Mabrouk, son nom de scène est «Le Child» (avec l’accent français), et il joue son premier spectacle «Marockan guy» à la F.O.L. le 9 octobre. Parti du théâtre classique lors de son cursus scolaire, il découvre très vite sa passion pour le stand-up. Vers 2009, il s’inscrit à des cours de comédie durant le lancement du festival du rire d’El Jadida et participe aux ateliers Mazagan théâtre. Ce boute-en-train laisse sa passion de côté jusqu’en 2012 où il sera sélectionné pour la première fois au casting du Marrakech du rire pour les masters class où il peaufine son humour aux côtés du grand Oscar Sisto, professeur reconnu de théâtre. Une expérience pas toujours facile pour Saad Mabrouk mais qui a porté ses fruits…
 
-  L’Economiste: Pourquoi «Le Child»?
- Saad Mabrouk: Ce sont deux histoires qui se sont croisées. D’une part, je porte toujours un regard enfantin sur les choses. De l’autre, j’ai été surnommé «Child me» par mes amis en référence au personnage des Moroccan trolls. Lorsque je cherchais mon nom de scène, j’ai choisi «Le child» naturellement. 
 
- Oscar Sisto est quelqu’un que vous connaissez bien aujourd’hui. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette rencontre?
- La rencontre avec Oscar Sisto a déclenché quelque chose en moi. Je me suis rendu compte qu’il était plus difficile de jouer seul en one-man-show qu’en troupe. Comme on dit au théâtre, tu représentes les 3 niveaux où tu parles aux autres, à toi-même et tu laisses l’autre te parler. Ces masters class m’ont permis d’apprendre les bases du stand-up. L’implosion et l’explosion durant le texte, sa musicalité et surtout l’aspect écriture. A la base, Sisto était venu pour l’écriture, au fil du temps, se rendant compte qu’il allait certainement rencontrer durant 2 ou 3 ans les mêmes élèves, il a commencé à faire de la mise en scène. Nous avons développé beaucoup de choses à travers les ateliers d’écriture, la mise en scène, le mime et le chant également.
- Faire rire les gens n’est pas chose facile… C’est quoi votre recette?
- Lors d’un job d’été, j’ai constaté que lorsque je donnais des formations, j’avais un style de pédagogue avec humour. Je plaçais le gag un peu partout, c’était naturel pour moi.
 
- Quels sont vos projets en ce moment?
-Tout d’abord avoir du monde à la F.O.L (rires) où je joue le 9 octobre. Je me produis également à Rabat le 14 novembre. C’est d’ailleurs une grande aventure. Mon premier défi est de jouer pour la première fois devant un public rbati qui ne me connaît pas du tout dans une salle que je ne connais pas. J’ai également l’intention de rejouer le spectacle que je faisais avec les LSD (Les salopards déjantés). J’ai aussi un projet de vidéos sur le net.
Propos recueillis par Aïda BOUAZZA

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