Entreprises

Aéronautique
Ces écoles qui prennent de l’altitude

Par Sabrina EL-FAÏZ | Edition N°:4624 Le 09/10/2015 | Partager

Avec le développement du secteur aéronautique, depuis une décennie tout le hub régional évolue. Les ressources humaines sont de loin l’élément le plus stratégique du secteur. Fort de 110 entreprises implantées, le secteur de l’aéronautique a généré plus de 11.000 emplois.  Selon le Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas), le secteur a même pour ambition d’atteindre les 1.500 postes par an, d’ici 2020. Tout un cluster se développe autour du secteur de l’aéronautique. Des formations continues sont proposées aux professionnels ainsi que des cursus classiques ou spécialisés. Dans le cadre de l’IMA, «nous avons visé le plus urgent: des techniciens opérateurs. L’Institut répond aux besoins en techniciens et nous allons bientôt procéder à son extension», explique Hamid Benbrahim El Andaloussi, président du Gimas. Reste le problème critique du middle management (qualité, méthode). C’est un gap à combler rapidement. «Nous sommes d’ailleurs en train de discuter avec le ministère de l’Education et de la Formation professionnelle pour trouver la méthode la plus efficace et dépasser ce déficit», annonce le Gimas. Pour le moment, les industriels essaient de créer des profils intermédiaires via la promotion interne et des plans de formation. Gros plan sur les instituts de formation…
■ IMA, ces modules à la carte!
 La formation proposée par l’Institut des métiers de l’aéronautique a un argument de poids sur le marché, puisque celle-ci est gérée par les équipementiers eux-mêmes. Il s’agit d’une collaboration entre les ministères de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de l’Industrie, de l’Economie et des Finances, le Gimas, l’Agence française de développement (AFD) et l’Union des industries des métiers de la métallurgie (Uimm). L’établissement joue la carte de la formation sur mesure, selon les besoins et les exigences de chaque entreprise. Pour rappel, depuis  2011, l’Institut a formé près de 2.000 personnes. Parmi elles, 1.300 ont suivi une formation professionnelle. Le reste a opté pour une formation continue pour les autres.
■  L’Ismala forme les maintenanciers
L’Institut spécialisé des métiers de l’aéronautique et de la logistique aéroportuaire a été créé en 2013 par l’OFPPT. Il dispense des formations  aux futurs maintenanciers. Après 3 ans de formation, dont une année sur le terrain, l’étudiant doit compter quelques années de plus, afin d’appuyer ses qualifications sur plusieurs modèles d’avions.
 ■  L’Académie de l’aviation civile
L’Académie forme à l’aviation civile et à ses secteurs connexes. La formation peut durer de 3 à 5 ans. Trois filières sont proposées aux étudiants issus de classes préparatoires: Génie informatique, génie industriel et productique, génie éclectique, électronique et télécoms, ainsi que deux filières en master (Gestion du trafic aérien électronique de la sécurité aérienne). Les débouchés mènent vers des entreprises de renom telles que l’ONDA, la direction aéronautique civile, la RAM, ou encore les Forces royales air (FRA)… en tant qu’ingénieur, contrôleur de navigation aérienne ou encore électronicien de la sécurité aérienne.
 ■  Le génie aéronautique chez Mundiapolis
 En plus de ses nombreuses filières, l’université Mundiapolis a développé toute une spécialité dans ce secteur, baptisée génie aéronautique. L’établissement forme aux métiers de l’ingénierie, développement d’application logiciels, intégration de sous-systèmes, conception de produits… Pour l’intégrer, l’étudiant doit avoir au minimum un bac+2 en cycle préparatoire ou en école d’ingénierie. La formation dure 5 ans.
Sabrina EL-FAÏZ
 

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