Courrier des Lecteurs

L’image de l’Islam salie par le terrorisme

Par L'Economiste | Edition N°:4591 Le 19/08/2015 | Partager

■ Il faut les neutraliser!
L’image de l’Islam est plus que jamais menacée, suite aux trop nombreux attentats terroristes qui secouent le monde aujourd’hui. La religion musulmane est en fait diabolisée par ces crimes que je qualifierais de purement odieux. Par ailleurs, les véritables musulmans doivent prendre conscience qu’ils ont leur part de responsabilité dans l’émergence du terrorisme, dans la mesure où ils ont le devoir et la responsabilité de neutraliser ceux qui affirment appartenir à l’islamisme radical.  C’est un devoir citoyen que tous les bons et fidèles musulmans doivent remplir! Neutraliser le mal partout où il se trouve, c’est sauvegarder des vies!
G.S.
■ Des pratiques sauvages et criminelles!
Le terrorisme salit actuellement gravement l’image de l’Islam. Un grave problème quand on sait que la religion musulmane constitue une religion qui prône l’amour de Dieu et de son prochain. Pour moi, il s’agit là non pas de fanatisme mais de «déviance» sur fond criminel. Ce sont tout bonnement des hordes de brigands qui ne connaissent rien d’autre que le langage de la terreur et qui n’ont rien à voir avec le saint Coran et ses valeurs.
F.D.

                                                               

Equité homme-femme

■ La discrimination toujours prédominante
La situation des femmes au Maroc ne s’améliore pas. Au contraire, elle aurait plutôt tendance à se dégrader! C’est en tout cas ce que l’on apprend dans votre article sur le chômage des femmes paru le 10 août dernier. Selon le HCP, il y aurait en effet une régression de la participation économique des femmes. Un phénomène qui résulterait d’un manque de volonté politique en matière de mise en œuvre de la Constitution. Pour changer la donne, il faudrait informer et sensibiliser davantage sur les droits des femmes, mais pas seulement. Il faudrait également se donner les moyens de mieux doser l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle en développant les cantines scolaires, les crèches ou encore les transports publics.
G.Q.
■ Un véritable problème de fond
L’égalité des sexes constitue un réel problème d’actualité. L’on se rend en effet rapidement compte que dans notre société, les femmes encore aujourd’hui sont considérées comme des êtres à part et de niveau inférieur ! Il faudrait faire évoluer les choses, d’autant plus que dans les constitutions et dans la charte des Nations unies, il est précisé que les Hommes sont égaux en droit et en devoir. Alors pourquoi ne pas le rendre réellement applicable dans nos sociétés généralement dominées par une prééminence masculine?
J.D.

                                                               

■ El Hank bientôt réaménagé: Une bonne nouvelle!
La corniche El Hank changera très bientôt de visage, à en croire votre article paru sur le sujet et datant du 11 août dernier. Cela fait plaisir à entendre. En effet, cette partie de la ville blanche a longtemps été négligée! Jai donc appris la future création d’un centre socio-éducatif. Doté d’un design original en forme de 8 (symbole de l’infini), il abritera en outre une bibliothèque, un musée et des workshops de loisirs. Une petite Marina devrait également être construite. D’excellentes nouvelles qui permettront de satisfaire les casablancais mais aussi les touristes!
H.S.
■ Les seniors en mauvaise posture!
J’ai lu avec attention votre article sur les seniors paru dans votre journal daté du 6 août dernier. L’on apprend que cette catégorie de la population marocaine, qui comprend pas moins de 3 millions de personnes, est bien mal en point! Les personnes âgées ne bénéficient que d’une très faible protection sociale et d’un accès limité aux soins. Ceci est d’autant plus grave que la moitié d’entre eux souffre d’au moins une maladie chronique! Comme si cela ne suffisait pas, leurs revenus sont particulièrement faibles, ce qui les oblige à continuer de travailler. Je tiens à préciser que le montant des pensions de retraite est bien évidemment dérisoire et insuffisant. Alors que faire? A mon sens, la famille doit continuer à jouer un rôle primordial au niveau de la prise en charge des personnes âgées, et ce même si les femmes seront à l’avenir de plus en plus nombreuses à travailler et donc moins disponibles! Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) doit revoir sa stratégie nationale visant à améliorer les conditions des seniors. Cependant, je suis totalement contre les maisons de retraite. La vie des personnes âgées dans ces établissements est marquée par l’isolement et l’insuffisance d’activités culturelles et sportives.
F.C.                                                                                                                                 
■ Cruel manque d’engagement
Un numéro vert dans plusieurs pays pour les MRE, afin de leur permettre de se renseigner sur les services offerts dans les ambassades. Quelle bonne idée! Mais pourquoi cette décision n’a-t-elle pas été prise plus tôt?
Pourquoi faudrait-il toujours que le Roi intervienne pour que les responsables gouvernementaux se mettent au travail et prennent leurs responsabilités plus au sérieux? Si cela témoigne d’une chose, c’est de l’inertie des personnes en responsabilité et de leur incompréhension des préoccupations des citoyens.
Ils manquent aussi cruellement de sens de l’initiative et d’engagement dans leurs fonctions. Si cela ne change pas, nous traînerons, à coup sûr, encore longtemps dans le groupe des pays qui n’arrivent pas à trouver le chemin du développement.
A.W.
■ En finir avec la médiocrité dans nos consulats
Fallait-il attendre la colère royale pour que  la machine administrative se mette en branle, pour que les sanctions tombent contre les graves dérives qui entachent et déshonorent nos représentations consulaires à l’étranger? Ceux qui dénonçaient ces dysfonctionnements étaient plutôt rappelés à l’ordre par notre administration, si ce n’est souvent mis au placard, plutôt que d’être entendus, lorsqu’il s’agit de l’intérêt général, qui ne doit souffrir d’aucune ambiguïté. On a laissé, pendant des années, une situation basée sur la médiocrité perdurer et qui reposait sur le clientélisme, le bakchich, et les dessous de table. Oui, c’est la corruption qui rend les choses compliquées!  Elle s’institutionnalise, se répand, se diffuse comme une gangrène.  Ceux qui dénoncent ces pratiques se voient soumis à des entraves qui rendent difficiles leurs tâches.
 Oui, ce qui nous manque le plus, bien que tout le monde le revendique et s’en prévaut, c’est le patriotisme et l’amour de son pays. Aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement de procéder à des changements de titulaires, mais d’entreprendre une réflexion audacieuse au même titre que celle qui est entreprise pour l’éducation. Il faut dire que la manière dont fonctionnent les services consulaires laisse à désirer à plus d’un titre!
La faiblesse des moyens déresponsabilise et ne favorise pas au plan de l’efficacité, une gestion saine des affaires consulaires qui doit, pour être efficiente, être basée au premier chef, sur une grande capacité d’écoute. D’autre part, les espaces réservés à l’accueil du public sont exigus et obligent nos ressortissants, comme les demandeurs de visas, à remplir leurs formulaires à l’extérieur, parfois sous la pluie alors que nombre d’entre eux, ont dû faire tout un voyage pénible, prendre une permission de leurs employeurs pour s’absenter, et se retrouver dans une situation frustrante et peu enviable.
Nous devons réfléchir en termes de moyens et d’objectifs, pour surmonter les rigidités actuelles et aboutir à ce que la fonction du responsable des affaires consulaires s’élève au-dessus du formalisme et des opérations au jour le jour.
Comment répondre à l’attente de milliers de MRE, si les moyens adéquats ne sont pas mobilisés pour combler le vide notable, que l’on observe dans la délivrance des actes administratifs qui relèvent des compétences des responsables consulaires? Ce rôle qui nécessite  formation ,vigilance et rigueur, est souvent accompli par un agent local, qui se trouve vite dépassé devant les grandes affluences et les multiples tâches qui sont les siennes: huissier, bureau d’ordre, interprète, standardiste parfois.
Omar Hasnaoui, Ph.D, président de la Fondation Helios pour le dialogue et le développement

                                                                

Le scandale de la Samir

■ Grave erreur
Je suis absolument scandalisé par la situation actuelle de la Samir! En 1997, Abderrafie Menjour, directeur général de la Samir, prévenait déjà que la privatisation de l’entreprise à un actionnaire étranger était une chose à ne surtout pas faire en raison de l’intérêt stratégique de ladite entreprise. Dans une autre interview accordée à l’Economiste en 2002, Abraham Serfaty affirmait avec certitude que la privatisation de la Samir était une grave erreur qu’on allait tous regretter. Abderrahmane Saaïdi, alors ministre de la privatisation, avait répondu aux critiques qu’il n’y avait rien à craindre. Il devint par la suite directeur général de... la Samir! Quelle coïncidence! Cette affaire est le symptôme de la faillite d’un système. Contrairement à plusieurs pays européens, le Maroc n’a jamais voulu se doter d’une législation draconienne en matière de conflits d’intérêts. Il a toujours refusé et en paie aujourd’hui le terrible prix…
Un Marocain furieux
■ Comment en sommes-nous arrivés là?
En réaction à votre article «Samir: le marché se prépare à la faillite...», je suis très surpris tout d’abord par la situation financière de ce raffineur, fleuron de l’industrie. Comment en est-il arrivé là sachant qu’il est en position de quasi monopole et que le marché est très porteur? Qu’ont fait les différents dirigeants et organes de contrôle  pour prévenir une telle déroute?
J’ai également été étonné par les réactions en chaîne, notamment celle de l’Administration des Douanes, dont le timing est déplacé au point qu’on se demande s’il ne s’agit pas d’actions orchestrées!
A.Z.

                                                                 

■ Lutte contre les effets de la canicule: Le Maroc bon élève
J’ai été étonné d’apprendre que la canicule n’a fait aucune victime au Maroc, tandis qu’elle a entraîné la mort de centaines de personnes dans de nombreux autres pays. Depuis plusieurs années, les autorités ont mis en œuvre un plan pour la canicule. Ainsi, en cas de fortes chaleurs, le ministère met à la disposition des victimes potentielles un grand nombre de structures et d’unités spécifiques calmes, ventilées et climatisées. Néanmoins, ce n’est pas totalement suffisant. Il faudrait à mon sens créer des spots télévisés expliquant aux citoyens comment se prémunir contre la canicule.
K.G.

 

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