Courrier des Lecteurs

Mauvais temps pour le tourisme

Par L'Economiste | Edition N°:4588 Le 13/08/2015 | Partager

■ Miser sur le tourisme interne!

 

Ce n’est plus un secret pour personne: la conjoncture touristique est mauvaise. A fin juin, les recettes voyages ont chuté de 6,8%. C’est en tout cas ce que l’on apprend dans votre article sur le sujet paru dans le numéro du 6 août dernier. La baisse des arrivées en provenance de France compte parmi les causes principales de cette dégringolade. A mon avis, il faut compenser ces baisses d’arrivées internationales par la promotion du tourisme interne à coup de stratégies de communication, d’opérations marketing et de politiques nationales d’attractivité.
D.O.
■ La menace de l’insécurité
Il est essentiel qu’un pays comme le Maroc puisse promouvoir le secteur du tourisme. En effet, c’est l’un de ses principaux atouts économiques. Le tourisme permet en fait l’entrée de devises, ce qui est favorable au développement du tissu économique national. Cependant, l’insécurité grandissante sur les plages marocaines doit être prise très au sérieux, surtout dans les zones les plus reculées du pays. Le Maroc doit renforcer la sécurité au niveau de ses sites balnéaire. Je pense que cette solution est la plus indiquée et permettrait au pays de demeurer une destination touristique privilégiée.
H.A.
■ Les vacanciers méfiants!
Toutes les conditions sont actuellement réunies pour que le tourisme marocain subisse une forte baisse. D’une part, il y a l’expansion des actes terroristes dans les pays voisins, qui effraient les touristes et leurs gouvernements. L’on constate également le manque de formation dans les institutions touristiques. En effet, d’après l’une de vos analyses datant du 28 juillet 2015, l’amabilité, la courtoisie et le manque d’hygiène dans l’hôtellerie sont autant de facteurs déterminants dans la méfiance qu’ont les voyageurs envers le Maroc.
S.O.

 

                                                                 

Circulation à Casablanca: quel mépris!

 

>

Le trafic automobile de la ville de Casablanca pose désormais de sérieux problèmes économiques: temps important perdu dans les transports, perte d’attractivité de la ville auprès des hauts cadres internationaux ou encore consommation d’énergie fossile chèrement importée par le Maroc. Il pose aussi un grave problème de santé publique en raison de la pollution générée. Une partie importante des Casablancais(e)s souffre désormais de problèmes respiratoires! Cette photo choquante d’un bus a été récemment prise à Casablanca. Est-ce avec des bus aussi sales connaissant des problèmes de freinage défectueux que l’on veut encourager les nouvelles classes moyennes et les classes aisées à utiliser les transports en commun? Cerise sur le gâteau, ce bus circule sans aucune autorisation et sans que la ville ne proteste. Que fait la ville et ses 15.000 fonctionnaires? Pourquoi Mohammed Sajid, leader d’un parti politique majeur, communique-t-il aussi peu avec les millions de Casablancais(e)s à l’heure où Obama et même le Pape ont leur page Facebook?  C’est triste car cette ville mérite tellement mieux.
T.G.  

 

                                                                

■ Attention méduses:Il faut sensibiliser les baigneurs
Des méduses ont attaqué bon nombre de baigneurs sur la côte nord du Royaume. L’on apprend ainsi, en lisant l’article sur le sujet paru dans votre journal du 5 août dernier, que plusieurs cas de piqûres ont été relevés au niveau de différentes plages à Martil ou encore à Mdiq et que le risque est bel et bien réel. Je pense que les autorités marocaines doivent réagir et faire face à ce problème de manière concrète. Il faudrait à mon avis mettre en place un numéro d’urgence à contacter, et sensibiliser les baigneurs sur les démarches à suivre en cas de piqûre. Je conseille également d’instaurer des cellules de crise ainsi que des services spécialisés au niveau des cliniques et des hôpitaux prêts à accueillir les «victimes» potentielles.
G.E.
■ Uber déclaré illégal par la wilaya: Une profonde déception!
Grande a été ma déception lorsque j’ai appris que le service Uber a été déclaré «illégal» par la wilaya de Casablanca. Je me faisais une joie de recourir à cette entreprise qui consiste à commander des taxis ou des voitures privées via Internet. Un moyen pour les clients de bénéficier à mon avis de davantage de confort et de moins d’attente que pour un taxi traditionnel. D’ailleurs, même les entreprises auraient pu tirer profit de ce service, qui leur aurait permis de fidéliser leurs clients et d’éviter que les véhicules tournent à vide ! D’après votre «De Bonnes Sources» paru dans le journal du 5 août dernier, la société en question n’a pas déposé de demande d’autorisation pour l’exercice de transport public à Casablanca. Il faudrait à mon sens reconsidérer le cas de cette entreprise et lui octroyer un délai supplémentaire afin qu’elle puisse légaliser en bonne et due forme sa situation!
Un lecteur en colère!
■ Changement des horaires de vente d’alcool: Des retombées sur le tourisme
Vous avez rapporté de façon pertinente le mécontentement des commerçants sur le changement des horaires de vente d’alcool. Cette décision a eu d’autres conséquences plus graves. En effet, j’ai eu le plaisir d’être invité à dîner par un ami MRE dans un  restaurant que je qualifierais de qualité avec donc des prix en conséquence. Nous sommes arrivés vers 22h (horaire normal chez nous durant les congés). Le repas était excellent mais lorsque nous avons souhaité un dernier «irish coffee», il nous a été refusé. On nous a gentiment expliqué que notre soirée s’arrêtait là «sur décision des autorités ». Il y avait d’ailleurs un représentant de la sécurité en civil pour vérifier dans l’entrebâillement de la porte (montré discrètement par le serveur). Il était à peine 1h du matin et ceci en pleine saison estivale. Je pense que le Maroc devra encore revoir son attrait touristique… Quel gâchis!
Y.R.
■ Grève: Oui mais sans exagérer!
Je souhaite réagir sur le commentaire suivant au sein d’un article paru dans votre journal du 8 juillet: "Il faut assurer la liberté de grève mais aussi garantir le droit au travail pour ceux qui ne sont pas grévistes". Il est clair que notre pays traverse dans le domaine industriel,  en ce moment,  des événements négatifs surfant sur les vagues de ce qui s’est produit dans d'autres pays du Maghreb. Cela inquiète très fortement nos clients européens, en particulier français, qui commencent à retrouver au Maroc les mêmes erreurs commises chez eux. Notre économie subit un fort coup de blues suite à la chute des réservations dans le tourisme après les événements du terrorisme en tunisie, et nous sommes sur la même voie,  dans l'industrie,  où nous faisons tout,  actuellement, pour faire peur à nos clients étrangers. Oui, le droit de grève est une liberté, mais encore faut il ne pas l'utiliser sans raison, en prenant le risque de mettre fin à la satisfaction du client qui est le seul réel employeur, à long terme. J'ai largement contribué à la création, depuis plus de 10 ans, d'un groupe d'électronique à Casablanca où nous avons développé près de 500 emplois avec des partenaires français, œuvrant dans notre pays uniquement pour des produits à l'export  Nous avons par ailleurs organisé le mois dernier les élections des délégués du personnel.  Depuis un mois que les élections ont été finalisées, nous en sommes déjà à la 4e  journée  de grève et nos 2 clients principaux menacent de se retirer car 70% du personnel non gréviste ne peut produire 100% de leurs besoins d'autant plus indispensables que nous sommes en retard. Nous allons droit dans le mur !
G.M.
■ Gestion de la flotte des MRE: Une belle réussite!
En ce début de mois d’août, l’opération de transit des MRE aux Maroc vient d’entamer son avant-dernier virage. C’est en tout cas ce que nous apprend un article paru dans votre journal du 5 août dernier. Ainsi, les vacanciers d’août débarquent au sein du Royaume et ceux de juillet retournent en Europe. Au total, le temps d’un weekend, ce sont plus de 30.000 MRE et environ 7.500 véhicules qui ont traversé le détroit sur la ligne Algésiras-TangerMed. Néanmoins, cette année, les autorités ont mis en place davantage de moyens que lors des années précédentes pour assurer le bon déroulement du dispositif de traversée. Ainsi, trois bateaux supplémentaires ont été mis à disposition des voyageurs. Et ce n’est pas tout! Les autorités ont également instauré un dispositif de sécurité constitué de deux navires de secours. Un moyen de se préparer à toute éventualité en matière de flux. Je suis surpris de constater que le Maroc gère parfaitement cette opération particulièrement délicate, les autorités n’hésitant pas à employer des moyens conséquents pour éviter les débordements et faire face aux multiples imprévus.
F.J.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc