Courrier des Lecteurs

L’état alarmant des prisons marocaines

Par L'Economiste | Edition N°:4583 Le 06/08/2015 | Partager

■ Un véritable problème de surpeuplement!
Comme beaucoup d’autres pays, le Maroc connaît lui aussi un problème de surpeuplement carcéral. Si les solutions ne sont pas encore trouvées, les effets se font sentir. Entre 2009 et 2014, les prisons marocaines ont abrité 13.378 nouveaux détenus répartis dans 77 centres de détention du royaume. C’est énorme! La prison d’Oukacha, quant à elle, abrite près de 8.000 détenus pour une capacité de 5.800 places. Je suppose qu’il est temps de changer les choses… Le souverain ne peut pas gracier tout le monde! Il faudrait à mon avis alléger les sentences ou encore mettre en place des alternatives qui ne privent pas les prisonniers de leurs droits.
G.A.
■ Situation critique pour nos prisonniers
La situation de la population carcérale au Maroc est critique, d’après un article paru dans l’Economiste du 29 juillet dernier. L’on y apprend que cette population continue d’augmenter à un rythme effréné.
Ainsi, le nombre de détenus a continué de croître pour atteindre 77.000 prisonniers l’année dernière. Entre surpeuplement et traitement jugé inhumain, les prisonniers sont loin d’être satisfaits et beaucoup d’entre eux vont jusqu’à effectuer une grève de la faim. Je pense personnellement que le développement d’un pays se juge à travers le traitement de ses prisonniers. Il est temps que les prisonniers marocains bénéficient d’un meilleur traitement et d’un minimum de dignité humaine. Il ne s’agit pas de bétail bon sang!
Fort heureusement, l’article révèle que des mesures seront prises pour tenter de changer la donne, telles que la tenue régulière d’assises nationales sur le sujet ou encore un meilleur appui humain et financier de la délégation de l’administration pénitentiaire.
H.O.
■ Il faut remettre à niveau les pénitenciers!
 Le constat est sans appel. L’état des prisons marocaines est catastrophique. Outre la surpopulation en milieu carcéral, l’écrasante majorité des détenus cohabite dans des conditions parfois inhumaines avec une absence totale de mesures élémentaires comme l’hygiène. Une situation à laquelle viennent s’ajouter les nombreux maux connus des prisons: trafic de drogue, maladie, violence…La situation des femmes et des mineurs dépasse même l’entendement. Partant de ces constats qui n’honorent en aucun cas le Maroc, pays engagé dans le respect des droits de l’homme, il urge aujourd’hui pour les autorités de remettre à niveau certains pénitenciers et d’améliorer les conditions d’incarcération des détenus. Si aucune mesure n’est prise, la plupart des détenus libérés risque de retourner à la case prison.
J.S.

                                                                     

Vente d’alcool:
Des horaires contraignants pour les commerçants!

Le réaménagement des horaires d’ouverture des débits de boissons alcoolisées et des bars a provoqué un mécontentement dans la profession. Depuis le 20 juillet, un arrêté du wali a fixé de nouvelles plages horaires d’ouverture de bars, de «boîtes de nuit» et de rayons alcool dans les épiceries et dans les supermarchés. Etant moi-même un commerçant, je suis profondément choqué et déçu par cette décision et redoute une réelle chute de mon chiffre d’affaires. Les épiceries ne pourront en fait vendre des boissons alcoolisées qu’entre 11h et 20h, alors qu’auparavant, elles pouvaient ouvrir le rayon à partir de 8h du matin. Même topo pour le soir et pour l’heure de fermeture! Les épiceries vendant de l’alcool devront désormais fermer leurs portes dès 20h, alors que la concurrence ferme parfois deux heures plus tard… Fort heureusement pour nous, une rencontre entre le wali et l’association marocaine de vente des boissons alcoolisées a envisagé la possibilité de rallonger les horaires d’ouverture durant l’été. En espérant que ce soit appliqué le plus vite possible!
Un commerçant énervé! 

                                                                    

L’image de l’Islam menacée!

J’ai particulièrement été séduit par votre article du 3 août dernier présentant l’ouvrage «Ce qui nous somme: réflexions marocaines sur les évènements des 7 au 11 janvier à Paris». Un livre qui a été écrit suite aux attaques survenues à Paris les 7 et 9 janvier et à la grande manifestation du 11 janvier qui s’en est suivie, entraînant alors la création du mouvement «Je suis Charlie». L’ouvrage, écrit par des écrivains, des journalistes ou encore des politologues, dénonce les amalgames qui confondent musulmans-arabes et terroristes. A mon sens, il faut condamner par tous les moyens possibles et imaginables ces actes barbares qui ne représentent en aucun cas l’Islam, qui est avant tout une religion de paix. Il faut insister sur le fait que les médias et le gouvernement français ont représenté les deux coupables en tant que «musulmans français». Ils ont alors insisté sur le fait qu’ils soient musulmans. Or, lorsqu’un attentat est orchestré par un chrétien ou un juif, on n’évoque que sa nationalité et non sa religion! Un sérieux amalgame qu’il faut à mon avis corriger et le plus rapidement possible, pour sauver l’image de la religion musulmane!
G.A.

                                                                    

Enseignement: De sérieuses lacunes

■ Le privé toujours à la traîne!
Le secteur de l’enseignement privé demeure encore et toujours à la traîne, si l’on se réfère aux conclusions de l’article sur le sujet paru dans votre journal le 31 juillet dernier. L’on apprend ainsi que le secteur en question comptait 211 établissements en 2013 et totalisait un effectif de 35.509 étudiants, ce qui représente à peine 5,4% des effectifs de l’enseignement supérieur au cours de l’année 2013-2014. Afin de changer la donne, il faudrait que le secteur en question ne cible plus uniquement les classes moyennes des grandes villes, mais l’ensemble des classes existantes. Je pense par ailleurs qu’il faudrait créer davantage de formations dans les métiers d’éducation du privé. En effet, le secteur a massivement recours aux enseignants du public.
J.S.
■ Une nouvelle réforme s’impose!
S’il y a un domaine où le Maroc est souvent listé parmi les pays à la traîne, c’est l’enseignement. Depuis la mise en œuvre de la réforme de l’éducation, le chantier tarde à porter ses fruits. Preuve en est le faible niveau de la majorité des élèves dans les disciplines scientifiques. En effet, 92% des élèves de 2ème année et plus de 80% de ceux de 3ème année enregistrent de mauvaises notes en mathématiques et en physique chimie (loin de la moyenne). Dans les disciplines littéraires également, une importante part des élèves du primaire ne maîtrise pas la lecture. Autre constat, l’enseignement dispensé en arabe dans certaines écoles, et poursuivi en français une fois à l’université, fait que les problèmes de langue sont légion dans nos écoles. Une autre réforme semble aujourd’hui inévitable afin d’uniformiser les systèmes éducatifs et surtout encourager la maîtrise des matières scientifiques.
 R.C.

                                                                    

■ Offrons du travail aux handicapés!

J’ai été particulièrement sensible à votre article sur les personnes à mobilité réduite paru dans le journal du 4 août dernier et annonçant l’organisation d’une journée pour l’emploi de cette catégorie de la population. Une excellente initiative selon moi qui consiste en la tenue d’une rencontre entièrement gratuite entre personnes à besoins spécifiques et entreprises. Une démarche qui permettra à mon sens de favoriser l’accès à l’emploi des personnes handicapées mais également de combattre et de réduire les préjugés. Il faut néanmoins tenir compte du fait que les handicapés ont besoin de plusieurs infrastructures spécifiques, point à ne pas négliger. L’initiative a le mérite d’aborder un sujet qui ne l’est pas assez souvent à mon goût.
J.D.

                                                                   

Tourisme: Le secteur menacé

■ Campagne de l’ONMT: Une bonne initiative!
Les récents événements ayant eu lieu au Maghreb ont mis à mal le tourisme tunisien mais pas seulement ce dernier. La destination marocaine, pourtant jusque-là épargnée par les attaques terroristes, a été également affectée. Le nombre de touristes a en effet légèrement baissé au premier semestre 2015. Une situation n’arrangeant guère le Maroc où le tourisme est l’un des secteurs phares de l’économie. Afin d’y faire face, l’Office national marocain du tourisme (ONMT) a lancé une campagne destinée à promouvoir la destination. Objectif: rester dynamique durant l’été.  
J.C.

■ Il faut promouvoir la destination Maroc
J’ai été agréablement surpris d’apprendre que l’Office national marocain de tourisme (ONMT) compte promouvoir la destination Maroc. Il faut dire que, après les attentats terroristes ayant frappé la Tunisie, les arrivées touristiques ont chuté au sein du Royaume. Néanmoins, l’organisme compte y remédier et changer la donne en prenant en charge plusieurs actions telles que l’organisation d’évènements culturels et d’autres manifestations aussi bien au Maroc qu’en France. A mon sens, c’est une excellente initiative.
J.Y.

■ Un sérieux manque d’hygiène
La destination marocaine a tout pour plaire et pourtant les chiffres du tourisme ne sont pas prometteurs! Malgré nos montagnes, nos plages, nos déserts et nos stations balnéaires, les touristes se refusent, plus aujourd’hui qu’avant, à venir profiter de nos richesses. La seule raison valable à mon avis est le manque de civilité et de courtoisie, ainsi que l’hygiène dans nos infrastructures touristiques.
K.R.

 

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