Courrier des Lecteurs

Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:4578 Le 29/07/2015 | Partager

Uber: Un concept original et prometteur

Un grand nombre d’avantages
Bientôt, héler un taxi dans la rue sera devenu ringard. La technologie est en effet sur le point de révolutionner le

paysage des taxis traditionnels. L’application Uber, qui connaît un succès fou à l’étranger, est actuellement à l’essai au Maroc. Elle consiste à commander des taxis ou des voitures privées via Internet. Je trouve personnellement que l’idée est particulièrement réjouissante et originale.
Les clients bénéficieront de plus de confort et de moins d’attente. Même les entreprises seront gagnantes! Le concept sera plus pratique pour les taxis et leur évitera de tourner à vide! En plus, le service permettra de fidéliser les clients. Un concept qui n’a pas fini de faire parler de lui au Maroc selon moi!
L.Y.
Une rupture avec le capitalisme?
Uber fait partie de ces nouvelles plateformes qui s’autoproclament en faveur de l’économie collaborative. Ce nouveau modèle économique, né du besoin, s’annonce comme une manière naturelle de s’adapter à la hausse du coût de la vie en apportant une qualité de service optimale, à moindre coût. L’enjeu derrière cet engouement pour des applications telles qu’Uber est d’après ses fervents défenseurs «une manière de se substituer au capitalisme», un système qui révèle ses failles depuis la crise de 2008. Pourtant, une partie du capital du géant Uber est détenue par la banque d’investissement «GoldmanSachs». Pas sûr qu’il s’agisse de véritable rupture avec le capitalisme…  
P.S.
Un besoin de gagner en popularité
Le concept d’Uber existe déjà, mais il est encore peu connu du public marocain. Pour pallier ce manque de popularité et se différencier de ses rivaux, l’entreprise doit véritablement se développer publicitairement. Ce qui est sûr, c’est que cette idée a toutes les chances de réussir au Maroc, sans connaître la triste fin de son partenaire français. Suite à de violentes manifestations des taxis, le gouvernement de Hollande a décidé, le 3 juillet dernier, de désactiver son service Uber… Espérons que nos taxis ne seront pas aussi récalcitrants envers la concurrence.
T.A.

 

 

Industrie automobile: Des centres de formation mal gérés

J'ai bien apprécié votre récent article sur l’industrie automobile au Maroc, et l’arrivée du constructeur français PSA. Je vous envoie ce mail afin de vous signaler un point très important dans la démarche du développement de toute industrie, à savoir la formation. Il s’agit d’une étape primordiale avant le démarrage de tout projet, particulièrement quand il s’agit d’un tel mégaprojet. Pour que je sois bref, trois instituts dédiés aux métiers de l’industrie automobile ont été créés dans le cadre du plan Emergence industrielle signé sous la présidence effective de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en 2009. Le premier centre est celui géré par Renault à Tanger. Les deux autres sont  à Casablanca et Kénitra. Un quatrième centre est en cours de construction à Tanger et il sera opérationnel  l’année prochaine. Ces centres ont été créés pour répondre aux besoins des industriels en termes de formation des employés, du niveau opérateur au niveau top management. Je tiens par ailleurs à signaler que je suis un ex-ingénieur dans l’un de ces centres, et je connais très bien le mode de gestion.
Pour celui de Tanger géré par Renault, il n’y a rien à dire, les choses sont bien maîtrisées, et la gestion est donnée à un homme de terrain compétent. Par contre, ceux de Casasablanca et Kénitra sont très mal gérés. A savoir que les directeurs des deux centres sont des gens venant du ministère de l’Education et de la Formation professionnelle. Ils n’ont aucune expérience professionnelle en industrie. Du coup, 70% des cadres recrutés initialement et qui ont bénéficié d’une formation à l’étranger sont partis, pour retrouver le domaine dans des multinationales.
Pour les remplacer, ils commencent à recruter des gens éloignés du domaine industriel. La question qui se pose est comment peut-on  garantir une formation de qualité pour ces constructeurs mondiaux? Mon objectif est de faire passer ces détails pour une réaction prématurée, afin de sauver ce domaine indispensable pour le développement de cette industrie, et dont l’économie marocaine dépendra beaucoup les prochaines années.
A signaler finalement, je suis disponible pour toute autre information et détails qui peuvent mener à notre objectif.
 Karim Benjelloun

 

Les seniors, une catégorie de la population en danger

J’ai été étonné en lisant votre article sur les seniors, paru le 27 juillet dernier. L’on y apprend que 10% de cette catégorie

de la population est pauvre et que la moitié d’entre eux souffre de maladies chroniques. Cette population est particulièrement menacée et pas suffisamment protégée! Il n’existe pas au Maroc de loi dédiée aux personnes âgées… Même l’intervention de la société civile, prenant la forme de subventions publiques ou d’actions des associations, ne suffit plus… Il est grand temps de prendre les choses en main pour protéger et garantir un avenir aux seniors du Royaume, qui représentent une population de près de 3 millions de personnes!
F.S.

 

 

Retour des MRE: Un dispositif conséquent

Bonjour. Je suis agréablement surpris par le dispositif conséquent prévu pour accueillir les MRE cette année, tel que j’ai pu le lire dans le numéro du 24 juillet dernier.
En effet, l’on y apprend que l’opération Marhaba consistera en un accompagnement de grande ampleur sur le plan social, administratif et médical.
Un personnel médical et paramédical est mis en place, et comprend près de 280 médecins, infirmiers et ambulanciers ainsi que près de 500 assistantes sociales. Je trouve que c’est bien de faire perdurer cette opération au fil des années, puisque les MRE contribuent au développement économique du pays et leur venue permet d’insuffler une réelle dynamique économique et commerciale. Un traitement de faveur à leur égard est ainsi plus qu’essentiel pour le Maroc.
I.R.

 

Le système éducatif menacé

Sauvons l’école!
J’ai lu avec intérêt votre article sur le sauvetage de l’école au Maroc, paru le 27 juillet dernier. L’on y présente une vision stratégique adoptée par le Conseil supérieur de l’enseignement et validée par le Souverain. Objectif : placer l’école au cœur des préoccupations de la société. A mon sens, cette mobilisation générale est plus qu’essentielle tellement les dysfonctionnements constatés sont multiples. Il s’agit, entre autres, de la mauvaise gouvernance ou encore du déficit linguistique des élèves! Il demeure primordial à l’heure actuelle d’élever la qualité du système éducatif, pilier du degré de développement de tout pays!
F.A.
Le Maroc en bas de l’échelle
J’ai lu avec attention votre article du 23 juillet dernier sur l’échec scolaire qui prédomine au Maroc. D’après les chiffres cités, je ne peux que constater que la réforme de l’éducation entamée depuis près d’une décennie n’a pas apporté ses fruits… Tout au contraire! Ainsi, l’on apprend dans l’article que 92% des élèves de la 2e année et plus de huit élèves sur dix de la 3e année ont obtenu des scores en mathématiques bien en dessous de la moyenne. Même topo pour la physique-chimie. J’ai été choqué d’apprendre qu’en matière d’enseignement, le Royaume se trouve en bas de l’échelle. Il figure parmi les pays où la proportion des élèves ne  maîtrisant pas les compétences de base est la plus importante! Pour changer la donne, je pense qu’il faudrait agrandir la taille des classes, réduire le nombre d’élèves par enseignant et diminuer leur charge horaire. Le retard scolaire et le redoublement doivent également être évités. L’enseignement ne doit absolument pas être pris à la légère. Il est l’un des indicateurs les plus représentatifs du niveau de développement d’un pays!
J.S.
La fin de l’école publique?
L’école publique est à l’agonie au Maroc… Ce n’est un secret pour personne! L’écrasante majorité des parents d’élèves placent ces derniers dans des écoles privées. Pourtant, il y a quelques années, l’école publique était le lieu où l’on s’orientait naturellement pour apprendre et se former. Le secteur privé était quant à lui le point de rencontre des cancres et des derniers de la classe. Mais aujourd’hui, la tendance s’est complètement inversée! Les parents payent de plus en plus cher les écoles privées. Quant aux écoles publiques, elles sont à la renverse… Cela met parallèlement fin à la mixité sociale. En effet, autrefois, le fils d’ouvrier côtoyait le fils de cadre. Aujourd’hui, ceci n’est plus possible et l’école est clairement devenue un outil de ségrégation sociale.
H.Z.

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