Régions

Marrakech: Les taxis ont leur application mobile

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4578 Le 29/07/2015 | Partager
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Marrakech et Casablanca, les premières villes en service
Un projet ambitieux de développement et une éthique affichée

Taxicom est opérationnel à Marrakech et à Casablanca, et devrait être lancé dès la fin de l’année à Fès et Agadir

POUR commencer, une cinquantaine de chauffeurs de taxi travaillent déjà pour Taxicom à Marrakech. Cette jeune marque ambitionne d’offrir à la ville ocre un nouveau service de courses, en développant son parc et une offre de services de qualité. L’originalité est que la commande peut se faire par le standard, qui régule 75% de la demande, mais aussi via son application mobile. Efficace. Géo localisé, le client n’a qu’à confirmer sa position et suivre sur le plan la progression du chauffeur, dont il est renseigné du nom, du numéro et de la marque automobile. Elles sont 3 sociétés de ce type à se partager le marché au Maroc. Pour Adil Harfaoui, manager et fondateur de Taxicom, «le potentiel du pays est énorme, à condition de bien maîtriser les ficelles du métier et s’adapter aux particularités de chaque région». A ce sujet, il avoue rencontrer quelques difficultés avec les chauffeurs marrakchis, notamment pour le respect du tarif au compteur. Une pratique surtout influencée par le tourisme.
A l’origine, la société opère depuis 3 ans dans les domaines de la géo localisation et du GPS. Poussé par sa passion des nouvelles technologies, Harfaoui s’est lancé voilà 5 mois dans le taxi. «Nous avons réussi à fidéliser près de 80% des chauffeurs, à qui nous ne demandons pour l’instant aucune compensation financière. Ils encaissent le prix de la course et les 10 DH de majoration pour le service. Nous réfléchissons actuellement à un montant forfaitaire d’abonnement mensuel pour les chauffeurs». Taxicom est opérationnel à Marrakech et à Casablanca, et devrait être lancé dès la fin de l’année à Fès et Agadir. A 35 ans, Harfaoui est en perpétuelle réflexion pour se développer et arriver à l’excellence. «L’essentiel est de toujours préserver une bonne image de la marque» rajoute-t-il. Du coup, le contrôle est rude. La moindre plainte de la clientèle est immédiatement suivie d’effet. Le chauffeur est alors sensibilisé sur le problème et invité à suivre les règles de base, comme la tenue, la ponctualité, un minimum de connaissances en langues étrangères et surtout l’honnêteté. En cas de défaillance répétée, la collaboration est suspendue. Toujours se réinventer. Le taxi touristique sera la prochaine nouvelle option proposée. A la journée ou à la demi-journée, il sera alors possible de s’offrir les services du chauffeur pour des montants forfaitaires, actuellement à définir, qui seraient à la fois raisonnables et compétitifs.

Noter les chauffeurs

L’APPLICATION permet à Taxicom de mettre en place un système de notation automatique des chauffeurs. Entre le moment où ils acceptent la course, via leur mobile fourni par l’entreprise, le compte à rebours se met en marche. Il s’agit de savoir si le délai d’arrivée annoncé est bien respecté. Primordial pour le client. A ceci s’ajoutent les plaintes et les commentaires enregistrés, le tout permettant à chaque chauffeur d’avoir une note. Les meilleurs d’entre eux seront alors affectés à la clientèle premium, comme celle des riads et hôtels et à la clientèle business. L’objectif étant de motiver les troupes, s’assurer de la qualité du service et renforcer les liens entre les chauffeurs et la société.

De notre correspondante, Stéphanie JACOB

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