Culture

Achraf Baznani: Un artiste surnaturel

Par L'Economiste | Edition N°:4572 Le 21/07/2015 | Partager
Prochainement à la Galerie 127 de Marrakech
Son travail primé par le «Park Arts Fair International 2015» d’Allemagne

La rentrée de la Galerie 127 de Marrakech consacre l’artiste marocain Achraf Baznani dont l’exposition “Small world” a décroché le 2e prix au Park Arts Fair International 2015 en Allemagne
 

Entre surréalisme et sur-dimension, les photographies d’Achraf Baznani possèdent une identité toute particulière. L’artiste natif de Marrakech s’essaye à la fois à la prise de vue photoshopée et à la réalisation de courts-métrages, tout en menant sa propre communication. Initiateur de son succès avec la série «Inside my dreams», c’est en effet sur le web que Baznani distille ses créations, qui rencontrent vite de nombreux admirateurs. Entre sensations fortes et doucereuses, son petit monde, «Small world» du nom de l’exposition, s’invite pour la rentrée à la Galerie 127 de la ville ocre. A partir du 25 août jusqu’au 15 octobre 2015, les murs de ce lieu dédié à la photographie vont se couvrir d’une série où l’artiste et l’objet sont les héros. Est-ce lui qu’il veut petit ou l’objet qu’il agrandit? En tout cas, ça marche. Autant visuel que spirituel. Baznani qui travaille souvent en dehors de nos frontières, n’en oublie pas de distiller sa moroccan touch au gré de ses clichés, comme avec ce zellige ou le seau bleu pour le hammam en arrière-plan.
Ce marrakchi fait partie de la centaine d’artistes sélectionnés en 2015 pour l’ouvrage de l’Allemande Ingrid Gardill, «L’art international d’aujourd’hui». Une année très bien entamée, puisqu’il a également été invité et distingué par la grande exposition de la ville de Triberg en Allemagne, le «Park Arts Fair International 2015», aux côtés de photographes internationaux de 38 nationalités. Unique représentant du monde arabe à cette foire de l’art, l’artiste a décroché le 2e prix pour sa série «Small world». Photographe dans le sang depuis son plus jeune âge, c’est seul et par passion qu’il apprend le métier. Son travail est aussi reconnu quand il utilise la caméra avec pour premier long-métrage en 2006, «Marche», primé au festival national du film éducatif de Casablanca.

Œuvres plagiées?

Baznani est aussi un artiste controversé. Tout faux pas est souvent sévèrement puni sur la toile. C’est ainsi, qu’il est accusé de plagiat, preuve à l’appui, par le photographe canadien Joel Robison. En effet, ce dernier a publié sur différents sites quelques-unes de ses propres photos face à celles de Baznani, et force est de constater qu’il s’agit de bien plus qu’une simple inspiration. 

Stéphanie JACOB

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