Culture

Marrakech du Rire
Les frères Debbouze mettent le paquet

Par L'Economiste | Edition N°:4546 Le 12/06/2015 | Partager
Ils font parler de la destination Maroc en ces temps de crise
Et donnent un grand coup de pouce aux jeunes talents africains

Le Marrakech du Rire a donné la part belle aux artistes marocains et à la scène émergente avec un show exceptionnel d’ouverture dirigé par Eko et auquel participait également Jamel

A un moment où les destinations touristiques mènent une course acharnée pour relancer l’activité en ces temps de crise, la puissance médiatique que fédère un événement comme le Marrakech du Rire, dont le groupe Eco-Médias est partenaire, est plus qu’importante.  
Le festival  qui investit jusqu’au 15 juin un grand nombre de places à Marrakech offre une belle image du Maroc, celle d’un pays d’humour et de tolérance et attire un grand nombre de médias. En chiffres et d’après les organisateurs, le festival retransmis par M6, 2M et TV5 a totalisé en 2014 pas moins de 70 millions de téléspectateurs. Et cette année, on n’en attend pas moins. L’affluence était très grande à la soirée d’ouverture, un show exceptionnel  dirigé par l’artiste local Eko et qui a rassemblé plusieurs Marocains de la scène montante des comédiens dont Taliss, Hamza Filali... Pas moins de 3.000 spectateurs pour un show hilarant avec des moyens exceptionnels et un dispositif identique à celui du gala transmis chaque année sur M6, indique Karim Debbouze, cofondateur du Marrakech du Rire. Car, Marrakech du Rire affiche avant tout l’ambition de contribuer à l’éclosion et le soutien de la scène humoristique marocaine et africaine, comme le martèle Jamel Debbouze (cf. notre édition 4545 du 11 juin).  Et pour fêter ses 5 ans d’existence, le festival a fait fort cette année avec une vingtaine de spectacles, un concert, une branche cinéma.
«Nous sommes passés de 3 spectacles à plus d’animation en l’espace de 5 ans et cette évolution a un coût  et des retombées», souligne Debbouze. Pour le Maroc, c’est un double gain. Outre une animation offerte aux touristes en ce mois de juin, les délocalisations d’émissions françaises sur Marrakech sont une excellente occasion pour faire parler de la destination. Et on peut compter sur les frères Debbouze -Jamel et Karim- pour y mettre le paquet. Ils ont décidé de créer le premier festival d’humour de Marrakech au lendemain des attentats de l’Argana -embarquant dans leur  entreprise la chaîne française M6- et comptent bien continuer l’aventure, malgré les difficultés et le très peu de soutien qu’ils reçoivent, même de la part de l’ONMT. Pourtant, le Maroc, qui réalise ses pires scores touristiques sur le marché de l’Hexagone, a bien besoin de ce festival et de la promotion qu’il entraîne. Pour générer un impact direct et aussi conséquent, il faudra tripler, voire quadrupler le budget du Maroc sur la France.  
Et puis, l’impact est aussi économique pour la ville et quelques professionnels l’ont compris dont le Palace Saadi qui soutient le festival depuis sa naissance, le Sofitel et l’Atlas Medina. Mais pour accompagner cet extraordinaire support de promotion qu’est le festival, il faudra davantage d’implication, estime Karim. «Car, sans relais, un festival ne peut continuer d’exister».
Badra BERRISSOULE
 

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