Economie

CFC améliore encore une fois son classement

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4490 Le 25/03/2015 | Partager
Elle gagne 9 places en six mois en se hissant au 42e rang
La place financière de Casablanca est 1re en visibilité

 La remontée de CFC s’explique aussi par l’orientation négative des agrégats macro-économiques des principales places financières européennes

La place financière de Casablanca continue de gravir les échelons. Comme nous l’annoncions dans notre édition du 24 mars 2015, elle vient de gagner neuf nouvelles places dans le classement des principaux centres financiers dans le monde (GFCI). Casa Finance City se pointe désormais à la 42e place contre la 51e en septembre dernier, derrière Paris, Kuala Lumpur, les Iles Caïmans, Amsterdam et devant Sao Paolo, Istanbul, Gibraltar ou encore Bahreïn. Casa Finance City effectue un bond de 11 places, six mois à peine après avoir intégré le palmarès de GFCI, qui comprend 82 places financières à travers le monde.
En termes de réputation, le futur centre d’affaires de Casablanca se classe premier dans le Top Ten des places financières en termes de réputation. Elle devance sur ce critère des places huppées telles que Busan et Séoul (Corée du Sud), Dalian (Chine) ou encore Singapour.
Selon le dernier rapport de GFCI, Casablanca fait partie des centres financiers internationaux qui se démarquent par une plus grande visibilité au cours de ces derniers 24 mois. Sur ce critère, CFC se classe à la 5e place, derrière Shanghai, Singapour, Busan et Gibraltar, devant Hong Kong, Séoul et Luxembourg.
Dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique, aux côtés de Riyadh et Tel Aviv, la place financière de Casablanca s’est distinguée par son niveau de compétitivité. Un volet sur lequel s’active le gestionnaire CFC Authority pour réaliser les réformes nécessaires à l’émergence d’une place financière conforme aux standards internationaux et capable d’attirer les investisseurs. Casablanca accueille déjà une soixantaine de sociétés. Le management souhaite en labelliser une quarantaine de plus d’ici fin 2015. Ce qui constituera une grande prouesse puisque la place financière de Casablanca n’existe pas encore physiquement. Les premières livraisons de bâtiment ne sont prévues qu’en 2017. A titre  comparatif, le centre d’affaires du Qatar existe depuis une dizaine d’années. Pourtant, il ne compte jusqu’à présent que 130 sociétés. Casablanca devra en attirer plus dans deux ans. Avec l’élargissement du cadre légal aux prestataires de services d’investissement (PSI), aux sociétés exerçant des métiers et services en gestion de portefeuilles et aux holdings. Les bureaux de représentations et autres succursales sont également éligibles au statut CFC.
Le futur centre d’affaires casablancais peut relever le challenge puisque plusieurs améliorations sont introduites tant par le gestionnaire que par le gouvernement pour relever l’attractivité de la place. L’implantation des opérateurs dans la place a été largement facilitée en matière de création de société, de délivrance de visa ou de permis de travail. Ce qui constitue un atout déterminant qui permet aux investisseurs de gagner beaucoup de temps.
La connectivité d’une place financière est un élément décisif dans l’implantation des opérateurs. CFC est désormais relié à six centres financiers dans les cinq continents : Singapour, Luxembourg, Ile Maurice, Montréal, Londres, Paris. D’autres conventions sont à l’étude, avec une place financière en Asie et une autre en Amérique latine. Ce qui lui donne la légitimité de faire la promotion de l’offre Maroc dans les quatre coins du monde. Ces partenariats se sont déjà concrétisés notamment par l’élaboration des textes relatifs aux marchés des capitaux, à la désintermédiation et au financement de l’économie en Afrique, au volet des certifications professionnelles… La place financière de Casablanca a signé une convention avec celle du Luxembourg pour la mise en liaison de leurs brokers. L’objectif du gestionnaire CFC Authority est de déboucher sur la possibilité que les entités de droit marocain, supervisées par le CDVM, puissent commercialiser des produits Usits. Ce qui va donner plus de profondeur au secteur marocain des fonds d’investissement. Toutefois, le retard pris dans l’adoption des textes réglementaires relatifs à la Bourse reste pénalisant pour la place financière.

Tout pour améliorer la connectivité

Outre les partenariats internationaux, la connectivité de la place financière casablancaise passe également par la construction de l’infrastructure de communication nécessaire pour renforcer l’accessibilité. Un investissement de 657 millions de dirhams sera débloqué pour améliorer l’accès à la ville nouvelle Casa Anfa dans le cadre du développement 2015-2020. Un appel d’offres a été lancé en janvier pour sélectionner le cabinet qui réalisera les études d’avant-projet pour trois chantiers de grande importance, dont l’échangeur à l’intersection de l’autoroute urbaine et de la RN 11 (devant le siège de l’OCP) pour faciliter le trafic vers le pôle urbain Casa-Anfa.

Hassan EL ARIF

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