Régions

Présidents de communes: Limogeages en série

Par L'Economiste | Edition N°:4437 Le 09/01/2015 | Partager
Casa-Maârif, Berrechid, Salé, Ouazzane, Martil, Agadir…
Des décisions prises suite à des enquêtes de l’Intérieur

Le département de Hassad a relevé plusieurs dysfonctionnements dans la Commune du Maârif

Plusieurs présidents de communes viennent d’être démis de leurs fonctions. La décision a été prise suite à des enquêtes menées par le ministère de l’Intérieur. Parmi les responsables concernés, figurent Ahmed El Kadiri, président de l'arrondissement Maârif (Préfecture de Casa-Anfa) ainsi que les 1er et 2e vice-président de la même commune. Il s’agit d’El Madani El Alaoui et Abderrahim Boussoufane. Ces décisions ont été prises suite à un décret du Premier ministre, sur proposition du ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad. «Le limogeage intervient suite au non-respect de certaines dispositions de la Charte communale», précise un document de l’Intérieur (qui évoque les articles 31 et 33). Le département de Hassad a relevé plusieurs dysfonctionnements dans la Commune du Maârif.
Dans la liste figurent «l’octroi d’autorisations de construire et de permis d’habiter sans le respect des règles de l’urbanisme», des «autorisations de constructions qui ne relèvent pas des prérogatives communales», ou encore des autorisations de raccordement à l’électricité délivrées à des constructions «non réglementaires». La décision de l'Intérieur est aussi motivée par «l’absence de sanctions et de mesures réglementaires dans des affaires liées au non-respect des règles de l’urbanisme». Kadiri est également interpellé sur la location de magasins commerciaux qui ne rentrent pas dans ses prérogatives.
Contacté par L’Economiste, au lendemain de cette décision, Ahmed El Kadiri (élu de l’Istiqlal) se dit «étonné» par cette mesure, dont il n’a pas encore été «notifié officiellement». Et d’ajouter: «Je n’ai rien à me reprocher. D’ailleurs, aucune des infractions invoquées par le décret ne touche à la morale», tient à préciser Kadiri. Le président de l’arrondissement Maârif rappelle qu’il a pu résorber le bidonville de Bachkou, régler les problèmes liés au plan d’aménagement, sans oublier les activités culturelles et animations. D’autres communes, à l’échelle nationale, sont concernées par le limogeage de leurs présidents pour des motifs liés généralement à la gouvernance. C’est le cas notamment de Berrechid où l’on a mis fin aux fonctions du président de la commune de Had Soualem. A Salé, le 5e vice-président de Laâyayda et le 1er vice-président de Bettana ont été suspendus de leurs fonctions respectives. Plus loin à Ouazzane, il a été mis fin aux fonctions de Mohamed Kanfaoui, président de la commune éponyme. Au Nord, la commune de Martil a été notifiée de la décision de suspendre le président de la commune, Ali Amenioul et son premier adjoint Abdelkhalek Benaboud. Dans le Souss, c’est le président de Aït Ourir (Mohamed Bazine) qui a été relevé de ses fonctions.
A. E.

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