Culture

Danse: Un ouvrage dédié à Lahcen Zinoun

Par L'Economiste | Edition N°:4419 Le 12/12/2014 | Partager
Un beau livre richement illustré sur le parcours du danseur
Objectif : valoriser et préserver la danse traditionnelle marocaine
Une initiative soutenue par la Fondation BMCI

Dans le cadre de sa politique de parrainage culturel, la Fondation BMCI soutient la parution d’un livre sur le danseur de renom Lahcen Zinoun, publié le 9 décembre dernier par les éditions «Maha Editions». L’on apprend dans l’ouvrage que l’artiste a été danseur étoile du Ballet Royal de Wallonie et qu’il a également lancé ses propres créations de danse dès 1978. 

Le parcours  du danseur, chorégraphe et metteur en scène de renom Lahcen Zinoun constitue le sujet du dernier livre publié par les éditions «Maha Editions»  soutenu par la Fondation BMCI dans le cadre de sa politique de parrainage culturel. Un moyen de valoriser la danse traditionnelle marocaine et de contribuer à sa préservation.
Le livre en question, intitulé «Lahcen Zinoun ou le corps libéré», est un ouvrage bilingue paru le 9 décembre dernier richement illustré de photos. Il comprend également des textes incluant des réflexions de l’artiste sur les thèmes de la danse, de l’individualité et du corps, confie Michèle Desmottes, directrice éditoriale de «Maha Editions». Le danseur a en effet au cours de sa vie revalorisé la question du corps à travers la danse. «Son parcours crée une mutation dans la culture traditionnelle marocaine», explique ainsi  l’auteur du livre Mostafa Chebbak. L’ouvrage comporte par ailleurs une approche diachronique, permettant de suivre le vécu de Zinoun étape par étape, ainsi qu’une approche synchronique qui se focalise sur plusieurs époques de sa vie dont notamment son enfance.
L’on apprend dans l’ouvrage que Zinoun est avant tout un danseur d’exception. Ancien danseur étoile du Ballet Royal de Wallonie, l’artiste s’est distingué dans de nombreux travaux de grands chorégraphes comme Peter Van Dyck ou encore George Lefèvre. Dès 1978, il a lancé ses propres créations de danse et également créé au Maroc une école de danse et une compagnie intitulée «le Ballet-Théâtre Zinoun». Chorégraphe de renommée internationale, Zinoun et son Ballet-Théâtre se sont produits aussi bien dans le monde arabe qu’en Occident, du Festival de Hammamet au New York City Ballet. L’artiste a aussi travaillé en tant que chorégraphe sur de nombreux films comme «La Dernière tentation du Christ» de Martin Scorsese et «Un thé au Sahara» de Bernardo Bertolucci. En 1991, il a réalisé son premier court métrage pour le spectacle «Flagrant Délire».
Un ouvrage dont l’objectif consiste avant tout à retracer l’histoire de Zinoun, mais pas seulement. Le livre a également pour but de faire connaître au public marocain et de valoriser la danse traditionnelle marocaine et de contribuer  à préserver par la même occasion les arts populaires. «Cet ouvrage consiste en un travail de réhabilitation des danses traditionnelles. Il a été écrit afin que les nouvelles générations s’intéressent à cet art», souligne Michèle Desmottes. «Notre patrimoine culturel est sclérosé et meurt à petit feu. Les arts populaires doivent redevenir un moyen d’expression et de créativité», confie  Lahcen Zinoun.
L’ouvrage a été écrit par l’auteur Mostafa Chebbak. Après avoir suivi des études de philosophie à Rabat et à Louvain, il s’est consacré à l’enseignement. Il est devenu par la suite membre de la rédaction des revues Zon’Art, Arts du Maroc et Maroc Premium. Il est l’auteur de nombreux écrits parmi lesquels «Abdelkébir Rabi’, un subjectivisme à fleur de peau» paru en 2014, «100 artistes plasticiens marocains» paru en 2013 ou encore «Figures de l’extatique : corps et architecture chez Mohamed Drissi» paru en 2011.
Il ne s’agit pas de la première action entreprise par la Fondation BMCI visant à contribuer la culture et l’éducation au Maroc. L’organisme a déjà soutenu auparavant les livres «Nass El Ghiwane» et «Taoub, le Groupe Acrobatique de Tanger». La Fondation a également apporté son soutien à des initiatives encourageant la lecture dans le royaume telles que le programme bibliothèques de classe qui a permis depuis 2008 à 65 écoles de quartiers défavorisés de bénéficier de plus de 45.000 livres en arabe et en français.

Un spectacle en parallèle

Parallèlement à la publication de l’ouvrage, un spectacle a également eu lieu au Studio des Arts Vivants de Casablanca. La Fondation BMCE y a invité près de 500 personnes qui ont pu assister à une représentation en avant-première du nouveau spectacle mis en scène par l’artiste : «Le chant de Mazagan». «Zinoun a travaillé pour ce nouveau spectacle avec des artistes d’El Jadida, notamment avec des femmes chantant l’Aita et avec des hommes jouant du violon. Une troupe composée au total d’une vingtaine d’artistes», souligne la directrice éditoriale. Un show qui sera présenté en janvier prochain à l’Institut du Monde Arabe de Paris.

Karim AGOUMI

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