Competences & rh

Analyse/Ces talents étrangers qui convoitent le Maroc

Par | Edition N°:4416 Le 09/12/2014 | Partager
Une majorité de cadres supérieurs et d’ingénieurs
Très sensibles à la langue de travail et au type de contrat proposé
Le Royaume classé 56e destination favorite sur 189

Le Maroc est plutôt bien positionné par rapport au pays les plus attractifs pour les cadres étrangers.

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C’est ce que vient de révéler le Global Talent Survey dans sa quatrième édition (2e au Maroc), réalisé par les cabinets The Network, BCG et Rekrute. Le Royaume est classé, selon l’étude qui a sondé 203.755 profils (dont 1.886 Marocains), 56e sur 189 destinations. 7% du total des répondants ont manifesté leur intérêt pour le Maroc (14.262). Les Tunisiens sont les plus tentés. 51% d’entre eux ont manifesté leur intérêt (voir illustration).
Dans la région Afrique & Mena, le Maroc arrive 6e, après les Emirats Arabes Unis, l’Afrique du Sud, le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie. 
Le positionnement du pays en tant que porte de l’Afrique, le continent de toutes les promesses pour les prochaines années, semble avoir convaincu les hauts potentiels. Parmi ceux attirés par le pays, les patrons d’entreprises, cadres supérieurs et cadres intermédiaires représentent une part de 63%. Il s’agit d’une majorité de profils expérimentés (voir camembert), exerçant dans l’industrie, l’informatique & télécoms, les biens de consommation et les services, et pouvant apporter une grande valeur ajoutée sur le marché. Côté formation, la plupart sont ingénieurs ou spécialistes de commerce, de gestion et des IT.
Près de la moitié (47%) disposent déjà d’une expérience à l’international (emploi, stage, études, séjour), et le tiers ont déjà postulé pour des postes à l’étranger.  Ces compétences, qui comptent également parmi elles des MRE, sont très sensibles à la langue de travail, au type de contrat proposé et à la durée de leur séjour. Elles accordent aussi de l’importance à la localisation des bureaux à intégrer et insistent sur la définition claire de leur rôle et responsabilités. Le salaire n’intervient qu’en 6e position parmi leurs préoccupations, suivi de la structure de l’entreprise hôte et de l’ambiance de travail. En termes de support et de services, les cadres étrangers cherchent d’abord une assistance pour les impôts, un moyen de transport, une assurance santé, des cours de langue et un compte bancaire sur place.
Pour les attirer, il va donc falloir jouer sur ces éléments.

77% des Marocains prêts à changer de cap

Les cadres marocains ne sont pas en reste de cette tendance à la mobilité

Les ressortissants des pays arabes sont les plus intéressés par le marché de l’emploi marocain. Les Tunisiens viennent en tête des nationalités, devançant les Français. Les Espagnols eux, sont absents du top 10

à l’internationale. Si au niveau mondial 64% sont prêts à partir travailler à l’étranger, au Maroc, ils sont 77% à être tentés par une carrière sous d’autres cieux (94% pour les Français). Cela conforte les conclusions de la dernière étude de l’Association marocaine du marketing et de la communication (AMMC), selon laquelle 73% des managers rêvent de s’expatrier (voir L’Economiste du 2 décembre 2014). Cette part atteignait même 86% en 2012, selon le Global Talent Survey.
La crise économique et le printemps arabe y sont sans doute pour quelque chose…
Plus de la moitié des profils désirent émigrer pour une période supérieure à 5 ans. Pour 98% des sondés, changer d’emploi ne pose pas de problème. Cela dit, seuls 12% ont déjà démarré des formalités pour s’exiler.
Paris, Dubaï et Montréal figurent en tête des destinations favorites des Marocains, langue oblige. Elles sont suivies de New York et de Londres, qui reste la ville la plus convoitée au niveau mondial.
Les cadres marocains ne sont pas matérialistes. Ils cherchent d’abord à acquérir de l’expérience professionnelle (71%) et à élargir leurs connaissances (69%). L’opportunité de décrocher un meilleur salaire arrive en 6e parmi leurs objectifs.
Ahlam NAZIH

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