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Actu/ESG-Inseec France: Les enjeux de l’alliance

Par L'Economiste | Edition N°:4369 Le 30/09/2014 | Partager
Une prise de participation qui devrait dépasser 90%
Des audits et des certifications de comptes lancés
Une dizaine de masters déjà ouverts aux standards du groupe français

Jacques Kanfo devrait rester à la tête du groupe marocain pendant encore 3 à 5 ans. Mais rien n’a encore été décidé concernant l’avenir de l’enseigne ESG

Le groupe ESG crée l’évènement en annonçant, il y a une dizaine de jours, son projet de fusion avec l’Inseec France. Une convention a été signée dans ce sens le 20 septembre dernier, à l’occasion de la remise des diplômes de la 25e promotion de l’école. «En nous associant avec un partenaire comme l’Inseec, nous assurons notre pérennité», confie Jacques Knafo, président du groupe.
Cette fusion intervient dans un contexte où le secteur de l’enseignement privé stagne au Maroc depuis quelques années. Il n’accueille que 6 à 7% des effectifs d’étudiants, alors qu’il devrait en recevoir 20%, selon les préconisations de la Charte nationale d’éducation et de formation. En l’absence d’incitations fiscales et faute d’accompagnement de l’Etat, les établissements privés ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Ils sont aujourd’hui contraints d’explorer de nouvelles perspectives de développement, surtout avec la concurrence qui devient de plus en plus acerbe. Et c’est la logique qui anime les orientations de l’ESG.
L’Inseec France, de son côté, déjà présent en Europe, en Amérique du Nord et en Asie (avec 11 écoles, 15.000 étudiants, 40.000 anciens lauréats, 10.000 entreprises et 200 établissements partenaires), souhaitait se frayer un chemin vers la région Mena et l’Afrique, à travers le Maroc.
La prise de participation dans le capital de l’ESG se fera graduellement. Elle devrait dépasser 90%. Jacques Kanfo, lui, devrait rester à la tête du groupe marocain pendant encore 3 à 5 ans. Mais rien n’a encore été décidé concernant l’avenir de l’enseigne ESG. La valeur finale de la prise de participation n’a pas non plus été précisée. Les accords sont toujours en cours de validation. Pour commencer, une série d’audits et de certification des comptes de l’ESG, qui compte trois établissements (Casablanca, Marrakech, Agadir) et près de 1.000 étudiants, a été lancée. Une dizaine de masters, conformes aux standards de l’Inseec France, ont également été ouverts cette rentrée à Casablanca.
«Nous ne sommes pas pressés, nous allons d’abord commencer par des accords de partenariat pour des projets à la fois au Maroc et en Afrique», insiste Knafo. Un premier accord sur l’organisation des masters et l’accueil d’étudiants africains a été signé.
Cette alliance ouvrira de nouveaux horizons pour les étudiants marocains. Avec un réseau de partenaires plus large, les lauréats auront le choix entre plusieurs destinations (France, Etats-Unis, Chine, Monaco, …).
Ahlam NAZIH

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