Competences & rh

Jeunesse en difficulté
Un projet de réinsertion professionnelle sur les rails

Par | Edition N°:4304 Le 24/06/2014 | Partager
«Promouvoir l’employabilité des jeunes en situation de difficulté» : la 2e saison
Implication des employeurs, développement des apprentis et approche participative
La cible s’étend de l’association Bayti au reste du secteur de la protection des enfants

«Promouvoir l’employabilité des jeunes en situation de difficulté», qu’ils soient au Maroc, au Pays de Galles ou en Ecosse. Ce projet, qui devait durer 12 mois, a été relancé pour une deuxième édition à partir du 18 juin, après le succès rencontré par la première saison.
Comme l’explique Martin Rose, le but est d’«impliquer les employeurs locaux» en «changeant leur attitude négative» vis-à-vis des jeunes en difficulté. Concrètement, l’association Bayti explique que les collaborateurs qui leur ont accordé leur confiance accompagnent la réinsertion professionnelle des bénéficiaires via des actions précises, comme la formation par apprentissage, l’octroi de postes saisonniers, ateliers sur les différents métiers… Cependant, tout le long du processus, la collaboration sera basée sur une approche participative incluant le suivi et la mesure de l’amélioration des compétences des jeunes. L’association a spécifiquement créé un programme de formation et d’insertion à l’emploi pour aider ces jeunes à être autonomes et responsables. Atika Doghmi, Chargée du pôle communication et partenariats de Bayti, souligne que ce processus ne peut aboutir sans «un travail important de réhabilitation psycho-sociale et de développement personnel», qui vise, entre autres, à changer l’avis des bénéficiaires sur la formation professionnelle, jusque là synonyme d’échec scolaire.
Bayti a elle-même eu droit à une formation de son personnel avec des techniques d’enseignement différenciées. Un facteur parmi d’autres, qui devrait lui permettre de développer sa capacité à gérer le secteur de la formation pour des jeunes vulnérables. 
Un dispositif de taille, mais qui a eu un tel succès que les objectifs initiaux ont été élargis. Désormais, les partenaires marocains ne devront plus se restreindre à l’association Bayti. Les managers du projet entendent élargir leur cible, pour viser «le reste du secteur de la protection des enfants», et notamment les établissements dédiés qui sont sous la tutelle du ministère de la Jeunesse et des Sports.
La «deuxième saison» de ce programme a été lancée en fin de semaine dernière, et se déroulera selon un calendrier précis. Ainsi, «le travail préliminaire aura lieu jusqu’à l’automne et le pilote débutera en novembre». La dernière escale concernera l’évaluation des résultats. Une étape cruciale, puisqu’elle peut sanctionner la mise en place d’une troisième édition si ces résultats sont jugés médiocres.

Une flopée de partenaires

Ce projet est coordonné et sponsorisé par le British Council, un organisme de charité spécialisé dans l’éducation et les programmes des droits humains pour les jeunes. Il est cogéré par trois partenaires internationaux : West Lothian College, une université  basée à Edinburgh, en Ecosse, Coleg Gwent, un leader british du travail avec les jeunes dont l’approche est basée sur le développement des capacités de l’apprenti et Coleg y Cymoedd, une université galloise qui s’est taillée une réputation dans le développement de programmes d’éducation efficaces pour les apprentis vulnérables.

Rime AIT EL HAJ

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