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«Bonheur & business»: L’équilibre, ça s’apprend!

Par | Edition N°:4299 Le 17/06/2014 | Partager
Faisal Khan et Nasser Ibn Abdeljalil: Deux cas d’école
Déclic, réflexion sur sa mission et ses aspirations, action: le schéma type
«Pas de système de pensée unique», mais des pistes pour les novices

La Roue de la Vie reprend tous les éléments nécessaires à une vie équilibrée. Lorsque les finances et la carrière sont au top et que tout le reste a du mal à démarrer, (situation caricaturalement représentée dans ce schéma), c’est qu’il est temps de s’arrêter pour reprendre sa vie en main.

TRAVAILLER c’est bien, vivre c’est mieux. Nombreux sont les cadres à se consacrer entièrement à leur carrière, repoussant sans cesse leurs objectifs et le nombre d’heures de travail nécessaires pour les atteindre. Et puis un moment arrive où une inspiration soudaine les pousse à tout remettre en question. Et cette constatation qui revient sans cesse: «J’ai tout ce qu’il me faut, mais je ne suis pas heureux. Il manque quelque chose à ma vie». Un constat repris en écho par tous les intervenants de la conférence «Bonheur & business: modèle pour l’entreprise de demain», organisée en fin de semaine dernière par l’Association de réflexion sur le ressourcement intérieur».
Faisal Khan, directeur général Algérie et responsable Maghreb de la chaîne d’approvisionnement d’une multinationale dans le secteur des biens de consommation, a vécu ce retournement de situation de façon radicale. A 25 ans, il était responsable d’une grande équipe dans une importante entreprise, avait une belle voiture. Bref, tout ce à quoi études, société et famille nous préparent. Mais avec tout cela, il restait sur sa faim, et il a pris 25 kilos en 5 ans. La rencontre avec un coach en 2011 lui fait prendre conscience de ce qui lui manque. Il découvre «La Roue de la Vie», et en fait l’instrument méthodique de mesure de ses carences. Il revient régulièrement vérifier où il en est, et fait le nécessaire pour rééquilibrer les éléments négligés. Il comprend dès lors que «la clé d’une vie saine réside dans l’équilibre» entre les éléments inscrits dans cette Roue.
Toute sa perception du monde, mais surtout de lui-même, est chamboulée. Faisal Khan considère dès lors son corps de manière très holistique. Il est sa principale source d’énergie, une énergie nécessaire pour mener ses missions à bout, et il le traite comme tel. Sport, diète, sommeil,  il arrête même de regarder la télévision qui le prive de plusieurs heures de sommeil. Et cela marche visiblement très bien: il perd 28 kilos en une année.
Son esprit est mis à l’abri des informations qui ne lui apportent aucune valeur ajoutée. Chaque discussion qui tourne autour de la tenue d’untel ou la bêtise de l’autre est stoppée net. Une ligne de conduite qui semble difficile à tenir aussi bien dans la société algérienne que marocaine, et à laquelle Khan se tient pourtant rigoureusement. La méditation devient aussi un fidèle compagnon de ses journées bien rythmées.
La technologie? «Je suis fier d’avoir un téléphone qui ne capte pas internet, et qui ne reçoit donc pas les e-mails». L’intrusion du travail dans le quotidien est hors de question. Des vacances très courtes et très nombreuses au lieu des longs congés habituels, qui lui permettent notamment de pratiquer régulièrement ses deux passions: la photo et le parapente.
Faisal Khan insiste pourtant sur une chose: «Il ne s’agit pas là d’un système de pensée unique». Chacun doit trouver sa propre formule et ses propres moyens de la mettre en pratique.
Pour Nasser Ibn Abdeljalil, la prise de conscience s’est faite à l’Everest. Le premier marocain à avoir officiellement atteint le plus haut sommet du monde en a profité pour trouver un sens à sa vie. «Lorsque j’ai côtoyé la mort d’aussi près, une question m’a frappé de plein fouet: Et si je devais mourir demain, qu’est-ce que je regretterais»? Pendant les 2 mois qu’a duré cette aventure, et pendant lesquels près de 20 décès étaient régulièrement rapportés, Nasser se rend compte que sa carrière internationale l’a éloigné de ceux qu’il aime, et l’entraide (vitale) qui anime son équipe d’une dizaine d’alpinistes venus des quatre coins du monde lui ouvre les yeux sur sa volonté d’apporter sa contribution au monde. Une phrase revient alors en écho dans son esprit: «La vie est une mission, pas une carrière».
A son retour, Nasser Ibn Abdeljalil devient le directeur fondateur d’Everest Conseil, et consacre son temps à «la communauté».
Plus de voyages en famille, sa fiancée devient sa femme et l’engagement associatif devient partie prenante de sa vie. Il continue à puiser de l’énergie dans sa foi en Dieu.
Ce qu’il a retenu de l’Everest? «On ne décale plus»! Il faut agir dans le sens de ses aspirations, ne plus se laisser emporter par sa vie professionnelle en attendant une période de travail moins dense, ne plus se laisser ballotter par un destin qui nous maîtrise et se prendre en main. Et encore une fois, comme Faisal Khan le préconise, s’arrêter régulièrement pour méditer. Ces deux destins originaux pourraient devenir des cas d’école, si celle-ci apprenait le bonheur et l’équilibre.

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Les lauréats de l’Enim à la recherche de l’épanouissement …

L’épanouissement est décidément une préoccupation qui prend de plus en plus de place. Mais cette fois, l’angle d’attaque est différent. Les quelque 100 alumni ont répondu à l’invitation de la section régionale de Casablanca  des lauréats de l’Ecole Nationale Supérieure des mines de Rabat (Ex-ENIM) pour traiter des chemins praticables qui mènent vers l’épanouissement personnel au travail ont une approche plus «terre à terre».
Le premier point commun relevé entre tous les membres du panel, dont Mimouni Najat, directrice des ressources humaines de Delle, Haouach Kacem, directeur des relations sociales de la Centrale Laitière, et Hassane Khedif, DRH de Nexans, c’est la multitude de leurs diplômes, signe de hargne et de volonté.
Il est certes «plus simple de se laisser emporter par le courant et blâmer un funeste destin», comme il est «infiniment plus effrayant, plus complexe et plus demandeur de lutter».
La volonté d’oser, de prendre des risques, de s’imposer, d’être entier mais souple pour répondre aux différentes contraintes devient la clé de la réussite. Mais attention, prévient-on encore une fois, l’épanouissement professionnel peut-il être fêté comme une réussite s’il est amputé de l’épanouissement personnel?

Rime AIT EL HAJ

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