Economie

Le Maroc veut attirer 390.000 touristes italiens en 2014
DNES à Milan, Mohamed Ali MRABI

Par | Edition N°:4214 Le 17/02/2014 | Partager
Un objectif réaliste, selon les responsables de l’ONMT
Il sera favorisé par l’ouverture de nouvelles lignes aériennes
Des efforts de communication sur les réseaux sociaux pour soigner l’image de la destination

EN dépit de la crise politique que traverse l’Italie, avec la démission du gouvernement vendredi dernier, le salon du tourisme BIT 2014, organisé à Milan du 13 au 15 février, a connu une grande affluence des professionnels et du grand public. Les opérateurs marocains n’ont pas caché leur satisfaction pour l’intérêt manifesté à l’égard de la destination Maroc par les visiteurs du salon, même s’ils restent discrets sur les contrats réalisés avec des professionnels italiens. D’ailleurs, les 240 m2 du stand de l’ONMT ont connu la visite de centaines de clients potentiels. Quoi qu’il en soit, opérateurs et Office du tourisme veulent attirer un plus grand nombre de touristes italiens. En 2013, «nous avons réalisé une progression de 15% sur ce marché, grâce notamment à l’amélioration de la couverture aérienne», a affirmé Jamal Kilito, directeur des marchés, et ancien DG par intérim de l’ONMT. Cette année, l’ambition est de réaliser une performance de 12%, pour atteindre 390.000 touristes italiens, a-t-il ajouté. Un objectif considéré comme réaliste par le responsable de l’ONMT. D’autant plus que l’Office national marocain du tourisme semble conscient du défi que pose la liaison aérienne pour accompagner le développement touristique, comme cela a été indiqué par différents professionnels (www.leconomiste.com). En effet, Jamal Kilito a fait savoir qu’une nouvelle ligne directe sera mise en place, reliant Milan à Marrakech. Il a également noté l’ambition d’ouvrir deux autres lignes pour favoriser le développement de  certaines destinations comme Tétouan et Al Hoceïma. C’est ce qui permettra de renforcer la présence des touristes italiens dans la station de Saïdia. Ceci «s’inscrit dans le cadre du développement de l’offre balnéaire, qui intéresse les clients italiens», a-t-il affirmé. Ce qui permettra aussi de compenser la baisse des visiteurs italiens, enregistrée ces 3 dernières années à Agadir, suite à la faillite du principal opérateur qui attirait un grand nombre de ces touristes dans la région. Néanmoins, de nouveaux professionnels semblent de plus en plus intéressés par la destination Maroc. C’est le cas de Luca Manchi, responsable de l’agence Karisma Travel, qui a réalisé la meilleure performance cette année, avec près de 15.000 voyageurs. Celui-ci a mis l’accent sur la diversification des produits touristiques marocains, qui ne se limitent plus aux destinations classiques, comme Marrakech et les villes impériales. D’ailleurs, «les touristes italiens ont de plus en plus tendance à sortir des destinations classiques pour visiter d’autres villes marocaines», a souligné Hassan Abouyoub, ambassadeur du Maroc en Italie. Cela est dû, selon lui, à un changement de la perception qu’avaient les Italiens du Maroc. En effet, l’ambassadeur a pointé une certaine méconnaissance du Maroc, de sa stabilité politique et des grandes avancées qui y ont été réalisées. C’est pour cela que la représentation diplomatique du Maroc à Rome a déployé des efforts en termes de communication, surtout institutionnelle, pour agir sur les perceptions, a-t-il fait savoir. La promotion de l’image du Maroc passe également, selon Abouyoub, par une forte présence sur le web et les réseaux sociaux, qui constituent de plus en plus un moyen privilégié de communication. Et «les résultats sont là», a estimé l’ambassadeur. Celui-ci a également souligné le rôle des actions menées par la représentation diplomatique pour le développement du tourisme des affaires.
Par ailleurs, la  consolidation de ces performances doit passer par «une grande écoute des attentes des clients», comme l’a noté Luca Manchi. Un constat partagé par Jamal Kilito, qui a affirmé que trois études marketing ont été réalisées en 2004, 2007 et 2012, pour mieux connaître les caractéristiques de la demande des touristes italiens.

Performances structurelles

LES responsables de l’Office national marocain du tourisme sont catégoriques: l’évolution que connaît le Maroc en termes d’augmentation du nombre des touristes n’est pas liée aux contre-performances des autres pays concurrents, comme l’Egypte et la Tunisie. Pour Jamal Kilito, il s’agit d’un développement structurel, dans la mesure où les efforts déployés visent à différencier le Maroc par rapport à ces destinations. «Nous ne nous positionnons pas comme une alternative par rapport à ces pays, comme c’est le cas des îles Canaries ou de la Turquie», a indiqué Kilito. Il s’agit également d’une progression résultant des actions lancées depuis une dizaine d’années, a-t-il ajouté.

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