Régions

La Jeunesse constitutionnelle recrute à Marrakech

Par L'Economiste | Edition N°:4159 Le 27/11/2013 | Partager
Elle veut réconcilier les jeunes avec la politique
2.400 heures de formation en trois mois

Ahmed Frira, élu nouveau secrétaire régional de l’OJC à Marrakech, est très ambitieux et espère ouvrir des bureaux ou des clubs dans l’ensemble des communes. Ci-dessus, il est aux côtés du secrétaire général de l’organisation, Anouar Zyne

Ahmed Frira est le tout nouveau secrétaire régional de l’OJC (Organisation de la jeunesse constitutionnelle) issu des urnes du 2e congrès régional à Marrakech, le 24 novembre. Cette rencontre devait renouveler les instances au niveau de Marrakech-Tensift-Al Haouz et élire un SG régional parmi les cinq candidatures présentées pour ce poste. Plus de 800 congressistes, dont une majorité nouvellement recrutée, ont départagé entre les cinq candidatures et c’est Frira qui a été élu.
Son programme a séduit. Parmi ses actions phares, le recrutement des jeunes, la création de clubs et de bureaux, et ce, dans l’ensemble des 85 communes de Marrakech-Tensift-Al Haouz avec un taux de couverture de 100% avant la fin de l’année. «Mais, il ne suffit pas de recruter, il faut aussi mettre en place un programme et un agenda de travail où se retrouveront les nouveaux membres selon leurs aspirations ou leur activité», promet-il.
Bref, faire une véritable offre de participation à la politique. C’est d’ailleurs le credo du nouveau bureau de la Jeunesse constitutionnelle qui n’a pas chômé depuis juin dernier et son Congrès national. Son autre credo est la formation des membres de ses instances, le Bureau national et le Conseil national. C’est ainsi que depuis septembre 2013, plus de 2.400 heures de formation ont été dispensées, dont notamment des formations de «formateurs».
A Marrakech, une centaine d’heures de formation ont été données et ont contribué à insuffler la motivation nécessaire pour la création de 40 bureaux locaux et clubs de quartiers et douars en trois mois à peine. Tout en renouvelant les instances, l’OJC s’attaque à identifier des programmes qui intéresseront les jeunes. Une étude du HCP (Haut commissariat au plan) avait établi que seul 1% des jeunes est adhérent à un parti ou un syndicat, et que seuls 6% des jeunes s’intéressent à la politique.
Des constats qui confirment les résultats de l’Enquête des Jeunes de l’Economiste et Sunergia. Le secrétaire général de l’OJC, Anouar Zyne, qui y avait participé, relève le défit de rendre «le politique» accessible et agréable. «La participation est possible et la politique n’est pas quelque chose de dégoûtant ni de répugnant», insiste-t-il. Un jeune peut être utile à sa rue, à sa communauté, à sa famille, à son école en donnant deux heures de son temps pour des actions de proximité pour des cours de langue, de maths… «Il y a moyen de pratiquer la politique de façon adaptée à la réalité démographique, économique et sociale du Maroc», poursuit Zyne. En se sentant utiles et sans aucun mandat électif, les jeunes peuvent mieux se préparer à la participation dans la gestion locale.


De notre correspondante,  Badra BERRISSOULE

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