fermer
Accueil

L'économiste, le premier quotidien économique au Maroc

dimanche 21 décembre 2014,
En cours de chargement ...
Votre newsletter

Lahcen Daoudi: «Il est temps de passer à la fusion des établissements»

   
Lahcen Daoudi: «Il est temps de passer à la fusion des établissements»
Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur: «Les enseignants sont pour la fusion des établissements aussi bien à Casablanca qu’à Rabat. Même les écoles supérieures relevant d’autres ministères y sont favorables»

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi, le rapprochement entre les deux universités de la capitale économique devrait être entamé le plus rapidement possible. Côté budget 2014, pas de souci à se faire. Selon le ministre, l’Enseignement supérieur pourrait se passer de 20% de son budget de fonctionnement.

- L’Economiste: Est-ce qu’il y a du concret pour le rapprochement des deux universités de Casablanca?
- Lahcen Daoudi: Logiquement, il n’y a pas de contraintes du moment que le syndicat de l’enseignement supérieur est d’accord. Les enseignants sont pour la fusion des établissements aussi bien à Casablanca qu’à Rabat. Même les écoles supérieures relevant d’autres ministères y sont favorables. Malheureusement, la recherche faite par ces écoles n’apparaît nulle part. C’est une perte pour le Maroc. Mais si nous réunissons ces structures à Rabat, par exemple, nous aurions la plus grande école d’ingénieurs en Afrique. Maintenant, il faut attendre que la loi de fusion soit prête. Le projet est au Parlement, il sera voté dans les mois à venir.

- Auparavant, une bonne partie des présidents d’universités était reconduite automatiquement, sans passer par les procédures. Est-ce que vous avez veillé à éviter ce scénario?
- Un  président d’université est toujours à l’image d’un ministère. Nous avons changé d’approche, et je pense que tout le monde apprécie qu’il y ait un ministre qui sort de son bureau, qui se rend à des facultés qui n’ont jamais été visitées, et qui accorde de l’importance au respect des procédures. Il faut qu’il y ait de la compétition et que le meilleur gagne. Avant, il n’y en avait pas. Maintenant si, parce que les gens savent qu’il y aura de la transparence. C’est important car, si les gens n’ont pas confiance en leur ministre, ils ne le suivent pas. Mon défi c’est justement de gagner la confiance des enseignants.
- Est-ce que vous avez pu défendre votre budget pour 2014?
- De toutes les façons, même si l’on réduisait mon budget de fonctionnement de 20%, cela n’aura pas d’impact sur le ministère, car nous avons réalisé beaucoup d’économies. L’an dernier, nous avons économisé 15 millions de DH. Cette année, à la fin du budget je distribue aux universités 25 millions de DH. Pourtant, nous n’avons pas diminué le rythme des déplacements et des réceptions. Nous avons surtout joué sur la rationalisation des dépenses.
Par ailleurs, nous allons dépasser 500 millions de DH d’aides à la R&D d’ici la fin de l’année. C’est exceptionnel! jusqu’à présent le ministère n’a jamais dépassé 15 millions de DH de dépenses par an pour la recherche.


Propos recueillis par Ahlam NAZIH