Société

Leïla Ghandi remporte le Mediterranean journalist award

Par | Edition N°:4143 Le 31/10/2013 | Partager
Un prix attribué pour la 1re fois au Maroc
Deux autres nominés de référence: France 2 et Arte

Leïla Ghandi entourée de Reda Benjelloun, directeur des magazines d’information et du documentaire chez 2M, et d’André Azoulay, président de la Fondation Lindh qui a d’ailleurs fondé le prix du Mediterranean journalist award

Un énième prix international est à ajouter au palmarès de Leïla Ghandi. La jeune femme a fait de l’aventure son métier. Photographe, reporter, journaliste, animatrice… toutes les activités sont bonnes pour représenter ses idéaux et, par la même occasion, son pays. La journaliste a déjà été décorée au Sénat français pour le trophée euro-méditerranéen de la Réussite au féminin en 2008. Nommée Opinion leader par un organisme de l’ONU et Femme d’excellence par Marseille, capitale européenne de la culture en 2012, elle a remporté mercredi 23 octobre le Mediterranean journalist award, catégorie TV.
- L’Economiste: Plusieurs prix vous ont déjà été décernés, que représente pour vous cette récente distinction?
- Leïla Ghandi: J’ai en effet reçu plusieurs distinctions internationales et le prix national Tariq Ibnou Ziyad Initiative. Ces distinctions interviennent à des moments différents et font écho à des réalisations différentes. Elles ponctuent mon parcours et chacune d’elles est un vrai cadeau, une belle reconnaissance de mon travail et de mon engagement, et surtout un encouragement à aller de l’avant et à toujours travailler dur. Le prix Mediterranean journalist award est particulièrement important parce que c’est un tournant dans mon parcours professionnel, il récompense et légitimise mon travail au niveau international. Je suis très fière d’avoir remporté ce prix parce que c’est la première fois que le Maroc le remporte. Je suis heureuse et fière de porter le Maroc et 2M, la chaîne qui m’a fait confiance, à ce niveau de compétition. Cela donne de la visibilité à mon travail, mais aussi au Maroc et aux médias marocains dans leur ensemble.
- Les deux autres chaînes nominées étaient France 2 et Arte. C’est une réelle victoire pour une chaîne marocaine…
- C’est sûr que j’étais déjà très heureuse et très fière de faire partie des 3 nominés! D’abord parce que la compétition était rude, ouverte à plus de 40 pays participants, avec plus de 100 journalistes présélectionnés!... Ensuite parce qu’en effet, les deux autres nominés ont été sélectionné pour leur travail diffusé sur France 2 pour l’un (Amira Souilem pour son reportage: «Un aller pas si simple pour Tunis», diffusé dans Envoyé Spécial), et sur Arte pour l’autre (Ahmed Sami pour son film: «Les juifs d’Egypte»)! Ce sont deux chaînes que je respecte beaucoup pour la qualité de leurs programmes et que je regarde moi-même très souvent. Le président du jury, Tim Sebastian, référence du journalisme et de l’interview, a salué le courage et la spontanéité, qui font de mon travail une démarche à part.
- Quels sont vos projets actuellement?
- Toujours dans les médias, toujours à la télé. Je suis en train de développer des projets télévisés. Comme d’habitude, je serai en situation et cela mêlera reportages terrain et interviews. Je ne peux pas en dire plus pour le moment. Par ailleurs, je suis régulièrement présente dans les médias marocains et français, que ce soit sur le plateau de TV5 Monde, à la radio ou dans la presse. J’explore également la possibilité de refaire une chronique ou émission à la radio et une chronique d’opinion dans la presse.


Propos recueillis par Sanaa EDDAÏF

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