Competences & rh

Agadir/Université
Moins de 5.000 lits pour 70.000 étudiants

Par | Edition N°:4129 Le 08/10/2013 | Partager
Le logement en ville reste trop cher
Certains n’hésitent pas à passer la nuit à la belle étoile dans les jardins le temps de trouver une chambre à leur budget
Une enveloppe de 70 millions de DH pour réaliser 2.000 nouveaux lits et un restaurant universitaire

L’université Ibn Zohr draine des étudiants de tout le Grand Sud. Aussi, la demande en lits universitaires est très importante. Selon un responsable, le déficit ne peut être résorbé sans la contribution du privé

Pas facile de se loger pour les étudiants à Agadir. La capacité de la cité universitaire est véritablement en deçà des besoins réels dans la ville. Pour une université qui compte 70.000 étudiants, l’offre globale ne dépasse pas 5.000 lits dont 2.700 mis en place par l’Office national des œuvres universitaires sociales et culturelles (Onusc). Le reste est généré d’une part par le Conseil régional du Souss-Massa-Drâa et la Fondation Mohammed V avec 380 lits chacun. La Fondation Miloud Chaâbi, d’autre part, a renforcé l’offre ces dernières années avec 1.200 lits et 300 lits sont en cours de réalisation. L’Onusc travaille  aussi actuellement sur le projet d’une nouvelle cité universitaire. Elle sera aménagée sur six hectares pour offrir 2.000 nouveaux lits et un restaurant.
La ville ne disposant jusqu’à présent que d’un restaurant universitaire d’une capacité de 7.000 repas par jour. En attendant, les étudiants venant de loin, l’université Ibn Zohr drainant des jeunes de tout le Grand Sud, doivent se débrouiller pour se loger chez l’habitant dans les quartiers voisins du campus universitaire. Les loyers restent cependant trop chers pour les familles de situation précaire. Ils sont entre 700 et 1.500 DH, voire 2.500 parfois. Pas facile pour un étudiant qui ne dispose que de sa bourse trimestrielle d’un montant de 2.000 DH. Selon des étudiants, trouver aujourd’hui un logement pas cher à Agadir est un véritable parcours du combattant. “En 2012, il y a eu des affrontements entre étudiants à Hay Salam.
Suite à cela, l’Association des propriétaires du quartier ont décidé de ne pas louer de logements aux étudiants cette année”, avance l’un d’eux. Aussi certains d’entre eux n’hésitent pas à passer la nuit à la belle étoile dans les jardins le temps de trouver une chambre à leur budget. Heureusement que la solidarité entre les étudiants se maintient. De l’avis d’un responsable universitaire, la problématique du logement des étudiants ne peut se résorber sans la contribution du privé. Pour l’heure, cependant, hormis le groupe de Miloud Chaâbi, aucun opérateur privé de l’immobilier n’a investi dans cette niche à Agadir. Et ce malgré les avantages fiscaux mis en place sans compter l’accompagnement pour trouver du foncier, souligne une source bien informée.

Malika ALAMI  

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