Culture

«Trippin’ Morocco»
L’exposition-événement de Galerie 38

Par L'Economiste | Edition N°:4128 Le 07/10/2013 | Partager
Une quarantaine d’œuvres exposées du 11 octobre au 21 novembre
Georges Moquay, un homme habité par son art

Georges Moquay est issu d’une famille d’artistes reconnus. Sa mère n’est autre que l’artiste franco-allemande Rotraut Uecker et son beau-père, le très célèbre Yves Klein. Après avoir été repéré par le célèbre galeriste Guy Pieters, ses toiles ont fait le tour du monde. Il expose à partir du 11 octobre à la Galerie 38, à Casablanca

La Galerie 38 frappe un grand coup pour l’inauguration de sa saison artistique. Elle expose un des artistes contemporains les plus en vue du moment, Georges Moquay. L’artiste français expose une quarantaine d’œuvres du vendredi 11 octobre au jeudi 21 novembre à Casablanca. C’est d’ailleurs sa première au Maroc, lui dont l’épouse et le fils sont Marocains.
C’est un homme à l’allure simple et sérieuse que l’on rencontre dans cette galerie, entouré de ses œuvres. Un homme dont la seule fantaisie apparente est sa chemise colorée en accord avec les couleurs vives et intrigantes de ses tableaux. Un homme «habité» comme il aime se qualifier. Georges Moquay est un véritable boulimique de la peinture. «J’adore peindre mais il faut savoir quand s’arrêter et passer à une toile vierge. Je n’ai d’ailleurs plus assez de murs chez moi pour accrocher ce que je fais», confie l’artiste avec humour.
L’artiste-peintre s’est établi pendant près de trois semaines en résidence artistique à l’Hôtel des Arts de Dar Bouazza. Un séjour très fructueux pour Moquay qui annonce avoir peint plus de 50 toiles et affiné une quinzaine qu’il avait emporté avec lui. «J’ai travaillé très intensément et dans le plus grand calme. C’était un peu «Shining» à Dar Bouazza. Il y avait très peu de monde heureusement, car autrement, je ne pense pas que j’aurais autant travaillé!»
Cette résidence artistique était également l’occasion pour le peintre de rencontrer l’artiste marocain Abdellatif Lasri avec lequel il partage trois toiles qu’ils ont peintes à quatre mains.
Les amateurs d’art contemporain seront transportés dans un univers palpitant en rencontrant ces toiles pleines de pep’s et explosives de couleur.
Georges Moquay est de ces peintres dont la patte a évolué dans le temps sans pour autant perdre son identité. Aujourd’hui, quand on voit ne serait-ce qu’une partie de toile de l’artiste, impossible de ne pas en reconnaître l’auteur. Moquay inscrit dans chacune de ses œuvres son propre ADN. C’est un artiste qui, au fil du temps, est devenu de plus en plus lui-même.
Ce sont toujours ces mêmes toiles illuminées par des visages, des signes et des poissons voyageurs, un monde de personnages tous inspirés par des rencontres.
Dans l’une d’elles, Georges Moquay fait un petit clin d’œil à son célèbre beau-père, l’un des artistes les plus importants de l’avant-garde d’après-guerre: Yves Klein (celui-ci est connu pour son bleu: International Klein Blue). Un autoportrait sur fond bleu orne une des figures les plus célèbres de Moquay : le Wigger (contraction de «white» et «nigger»). Les visiteurs sauront-ils retrouver ce petit clin d’œil parmi le foisonnement de toiles exposées?


Sanaa EDDAÏF

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