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Economie

Transactions immobilières
Effondrement à Marrakech et Meknès

Par | Edition N°:4096 Le 22/08/2013 | Partager
Les ventes sont en revanche en nette hausse à Tanger, Agadir et Casablanca
Les prix, eux, n’ont quasiment pas bougé

Les prix des biens immobiliers anciens ont enregistré une petite baisse de 0,2% au second trimestre. Si les prix du foncier et des biens commerciaux ont reculé, ceux des biens résidentiels ont augmenté pour le deuxième trimestre consécutif. Ils ont quasiment comblé la baisse de 1,2% enregistrée au quatrième trimestre 2012

LES prix dans l’immobilier ancien font pratiquement du surplace depuis neuf mois. Ils étaient en léger recul de 0,2% au second trimestre après 0,1% au premier selon les statistiques de Bank Al- Maghrib. Le prix du foncier a reculé de 0,8% sur un an alors que celui des biens commerciaux a décroché de 3,7%. En revanche, les tarifs dans le résidentiel sont en hausse pour le deuxième trimestre consécutif. Ils ont augmenté de 0,4% par rapport à la même période l’année dernière. Les niveaux de prix actuels ont quasiment comblé la baisse de 1,2% enregistrée au quatrième trimestre 2012. Excepté les prix des maisons qui sont en léger recul, ceux des autres biens résidentiels ont augmenté. Celui des appartements notamment a progressé de 0,7% après une hausse de 1,4% au premier trimestre.

De l’avis des professionnels, les prix devraient demeurer stables d’ici la fin de l’année suivie d’une hausse après cette échéance. Mais, ils n’anticipent une reprise vigoureuse du marché qu’à partir de 2015.

En attendant, les prix ont évolué à des degré divers dans les villes références de l’Indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) de Bank Al-Maghrib. Les plus fortes baisses ont été enregistrées à El Jadida (-11,8%) et Rabat (-6,8%). Les prix ont décroché de 2,5% à Meknès. En revanche, ils sont en hausse de 3% à Oujda et 2,6% à Tanger. Casablanca affiche une augmentation de 0,7%.

Au niveau des transactions, les  ventes sont reparties à la hausse (1,7%) sur les appartements après une contre-performance de 6,6% au premier trimestre. Les cessions d’appartements représentent 2/3 des transactions prises en compte par l’IPAI.

Un peu plus de 27.550 ventes d’actifs immobiliers anciens ont été enregistrées sur le deuxième quart de l’année. Elles sont en recul de 1,6% sur un an. Les transactions enregistrées au second trimestre de l’année ont été plus importantes qu’au premier. Mais, sur le premier semestre, les immatriculations de biens immobiliers affichent une baisse de 3,7% en glissement annuel. Après la contre-performance relevée au niveau de chacun des actifs immobiliers excepté le bureau au premier trimestre 2013, les ventes de maisons et de foncier continuent à contribuer négativement à l’évolution des transactions. La baisse des transactions du foncier est notamment attribuée à l’offre importante qui existe aujourd’hui au niveau du résidentiel. «Le temps de réflexion des clients est plus long aujourd’hui», confie un expert en immobilier.

D’un autre côté, d’importants écarts sont enregistrés au niveau du rythme de croissance de l’activité dans les villes. Les transactions ont enregistré des hausses à deux chiffres à Tanger, Agadir et Casablanca. Par contre, elles se sont effondrées à Meknès et Marrakech avec des contre-performances de près de 38% dans la première et plus de 25% dans la seconde.


F. Fa

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