Régions

Fès: Les marchés bien approvisionnés pour le Ramadan

Par L'Economiste | Edition N°:4078 Le 19/07/2013 | Partager
Aucune augmentation des prix n’est prévue
La concurrence se durcit, les contrôles d’hygiène aussi

Le nouveau centre commercial Borj Fez ne désemplit plus. Si certains y viennent pour s’approvisionner, d’autres s’y rendent pour profiter de l’air conditionné fouillant la grande chaleur estivale

A Hay Saâda, Souk Ennaïm, Imam Ali, R’cif ou encore à Sellaline, les marchés de la ville de Fès sont très animés et bien approvisionnés. C’est ce qu’a constaté L’Economiste lors d’une tournée menée, hier, dans les différents quartiers de la capitale spirituelle.
Pour les autorités locales, les prix ne connaîtront aucune augmentation durant le mois sacré. Toutefois, le même produit est proposé, selon la qualité et l’endroit d’approvisionnement, à des tarifs qui varient entre 1 et 12 DH/le kilo. Au marché Atlas, à titre d’exemple, la banane affiche, lundi 15 juillet, 17 DH/kg en magasin alors qu’elle se vend à 12 DH par le marchand ambulant mitoyen. Pour la tomate et la pomme de terre, le kilo est proposé entre 2,5 et 6 DH dans les souks et à 4,90 DH dans les grandes surfaces. «Il est clair que la qualité des fruits et légumes étalés au marché n’est pas la même que celle des marchands ambulants, mais parfois on peut faire de bonne affaire et économiser jusqu’à 100 DH par panier», indique un père de famille. Selon lui, «les grandes surfaces mènent également cette guerre de tarification. La qualité étant de référence dans ces endroits, la concurrence se fait au niveau des prix. Lesquels ne sont affichés parfois qu’une dizaine de minutes après l’ouverture des magasins. Histoire de voir chez le concurrent!» L’on se rappelle à cet égard que lors de l’inauguration officielle de Carrefour Borj Fez, tous les produits affichaient 00,00 DH. «Ceci par crainte de voir la concurrence s’aligner sur les mêmes tarifications le jour de l’ouverture grand public», expliquait le responsable du groupe. Notons que ce nouveau centre commercial ne désemplit plus. Si certains s’y rendent pour faire leurs courses, d’autres y viennent pour profiter de l’air conditionné fuyant la grande chaleur estivale. Même constat à Label Vie, Acima et Marjane Agdal et Saiss où l’affluence est plus forte que d’habitude. En tout cas, dans les grandes surfaces comme dans les petits marchés, tous les produits de large consommation durant le Ramadan seront disponibles en quantité suffisante et l’offre sera même largement supérieure à la demande pour plusieurs denrées. Les services chargés de l’approvisionnement du marché et du contrôle des prix de la wilaya l’affirment. Par produit, le sucre, consommé massivement pour la préparation des gâteaux notamment Chebbakia, la demande, estimée à 3.180 tonnes, sera satisfaite grâce aux stocks disponibles chez la société Cosumar et dans les supermarchés de la région. Idem pour le blé et les huiles alimentaires, dont l’approvisionnement ne connaîtra aucune perturbation grâce à l’offre abondante des différentes unités industrielles et des dispositions prises par les autorités pour assurer une bonne fluidité de l’offre. S’agissant du gaz, les besoins, estimés à 7.650 tonnes, seront satisfaits grâce aux stocks des sociétés de distribution et des centres de remplissage de Taoujtate, Meknès, Sidi Kacem et Oujda notamment.
Pour ce qui est du lait, la production des différentes unités, combinée aux stocks de lait pasteurisé, permet de satisfaire largement la demande, estimée à 5,4 millions de litres. Le beurre et la margarine, dont la consommation augmente de 50% à l’occasion du mois sacré, sont aussi disponibles en quantité suffisante sur le marché. Ainsi, et pour une demande estimée à 50 tonnes pour ces deux matières, l’offre disponible atteindra 133 tonnes.
Selon la wilaya, les quantités des viandes rouges et blanches mises sur le marché permettent de répondre de manière satisfaisante aux besoins de la population, de l’ordre de 940 tonnes pour la première catégorie et 1.000 tonnes pour la seconde. A noter enfin que le poulet affichait le sixième jour du Ramadan 12 DH le kilo à Souk Ennaïm au quartier El Adarissa.

Contrôle d’hygiène

Les services d’hygiène multiplient durant le mois sacré les commissions chargées du contrôle des prix et de la surveillance des marchés. Ceci, afin d’éviter toute spéculation ou augmentation illégale des prix, préserver la santé des citoyens et assurer la qualité des produits mis sur le marché. Leur bilan de la première semaine fait état d’un bon approvisionnement pour tous les produits y compris les dattes dont les besoins se chiffrent à quelque 1.200 tonnes durant cette période. Hormis les pois chiches, dont la production a été affectée par les pluies, mais dont l’importation devra combler le déficit, les autres féculents sont disponibles en quantité suffisante.

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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