Competences & rh

Cloud computing
La révolution se dessine!

Par | Edition N°:4075 Le 16/07/2013 | Partager
12% de la charge de travail des entreprises passera au cloud en 2013
50% des PME y investiront plus de 1/3 de leur budget informatique
La conférence-web et la vidéo-conférence, les plus prisées

Source: Cisco

Le recours au cloud computing permet de réaliser des économies allant jusqu’à 54% par rapport à l’usage d’un data center traditionnel, selon Cisco. Le coût des applications de collaboration, pour sa part, peut être réduit de 23%. Même les délais de fourniture de services et logiciels passe de 90 jours à quelques minutes!

Investir un argent fou dans des serveurs, engager des experts, assurer la sécurité des données, gérer les pics de consommation… grâce au cloud computing, tous ces tracas sont jetés aux oubliettes. En exploitant des espaces virtuels fournis par des spécialistes du cloud, les start-up et les petites structures peuvent économiser des budgets conséquents. Elles peuvent également accéder aux dernières innovations en matière de logiciels et d’applications sans surcoût, et améliorer ainsi leur compétitivité. A l’international, les petites structures en ont bien compris l’enjeu. Dès cette année, la moitié des PME investiront plus d’un tiers de leur budget informatique dans le cloud et les services gérés, selon une récente étude réalisée par le spécialiste des serveurs et des réseaux, Cisco. Par ailleurs, au moins 12% de la charge de travail des entreprises passera au cloud en 2013.
Généralement, la conférence-web et la vidéo-conférence sont les applications les plus demandées en mode cloud (37% des sondés en disposent ou comptent les déployer d’ici à 2 ans), suivies de près du commerce électronique (36%) et du traitement des transactions en ligne (34%). Les grandes entreprises, elles, peuvent monter leur propre cloud afin de rendre leurs données disponibles à tous leurs collaborateurs et partenaires en temps réel, et d’assurer elles-mêmes leur sécurité. L’on parle là de cloud privé, contrairement au cloud public offert par des spécialistes à toute entreprise intéressée. Il existe trois leaders mondiaux dans le domaine, gérant des millions de serveurs: Microsoft, Google et Amazon.
Selon l’étude réalisée par le groupe Cisco, près des deux tiers des entreprises américaines dans le conseil, la biotechnologie, la santé, les télécoms et la vente en détail ont déjà créé leur propre cloud. Et la tendance va crescendo. La collaboration et le partage de fichiers entre équipes se place en tête des services les plus prisés au niveau du cloud privé (58%), suivis de la messagerie électronique (55%) et des solutions de gestion de la relation client (53%).  
En matière de cloud public, l’entreprise ne consomme et ne paie que les ressources dont elle a besoin, contrairement au cas où elle dispose d’un data center. D’après Cisco, l’utilisation moyenne du data center est inférieure à 10% de sa capacité. Les 90% restant inutilisés engendrent des coûts de maintenance superflus. En revanche, le recours au cloud permet une réduction des coûts liés au data center de près de 54%. Les dépenses d’exploitation se voient également atténuées de 75%, tandis que les coûts de maintenance peuvent être réduits de 50%. Par ailleurs, l’accès à des services professionnels, tels que la gestion de la relation client et la planification des ressources, se démocratise. Dans le cloud privé aussi, les avantages sont considérables. L’efficacité opérationnelle se voit améliorée, selon 45% des entreprises sondées par le service marketing de Cisco (903 décideurs questionnés). De même que la rapidité des prestations et les charges d’exploitation. A noter que les grands groupes peuvent également opter pour le cloud hybride, c’est-à-dire ne garder dans leur cloud privé que les applications et les données jugées sensibles ou stratégiques et utiliser en même temps du cloud public.Si d’ici quelques années la tendance à l’informatique en nuage s’accélère, même les postes de travail utilisés devront changer. Certains prévoient d’ores et déjà l’usage de tablettes fines légères et presque vides qui n’ont pour fonction que de permettre la connexion réseau, puisque toutes les données et applications seront stockées en mode cloud.   Néanmoins, malgré ses avantages, le cloud computing suscite encore de nombreuses craintes, notamment en ce qui concerne la sécurité des données, la fiabilité du service ainsi que la perte de contrôle opérationnel.  

L’éternelle question de la sécurité

La sécurité des données vient en tête des préoccupations des entreprises prévoyant de recourir au cloud computing, notamment public et hybride. En effet, les données sont stockées chez des fournisseurs de service qui peuvent y avoir accès à tout moment, et plus particulièrement lors des opérations de maintenance. Les données peuvent également atterrir dans des serveurs basés dans des pays où la réglementation en matière de protection de données laisse à désirer. Par ailleurs, en cas de renonciation au cloud, comment s’assurer que les données soient détruites en totalité? C’est les raisons pour lesquelles il est important de bien se renseigner sur les fournisseurs de cloud ainsi que sur la réglementation des pays dans lesquels ils sont basés, et de bien verrouiller les contrats de fourniture de service. 

Ahlam NAZIH

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