Entreprises

Hautes fonctions
Les femmes toujours à la traîne

Par L'Economiste | Edition N°:3990 Le 18/03/2013 | Partager
Seulement 3 sur 15 nouvelles nominations
Pour la première fois, une femme à la tête de la Caisse de compensation

LA parité dans la haute fonction publique n’est pas pour bientôt. Sur 15 propositions de nomination validées jeudi dernier par le Conseil du gouvernement, seules 3 femmes se sont retrouvées sur la liste. Néanmoins, Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication et porte parole du gouvernement, a souligné «l’évolution de la part des femmes dans les nominations dans les hautes fonctions, passant de 6% à 11,6% après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi organique». En effet, depuis la mise en œuvre de cette nouvelle réglementation, le Conseil du gouvernement a entériné 140 nominations, dont 16 femmes. El Khalfi a même appelé à «encourager les candidatures des femmes dans ces postes afin d’atteindre l’objectif de la parité».
Il faut néanmoins se réjouir aujourd’hui qu’une femme ait pris les commandes de la Caisse de compensation. Il s’agit de Salima Bennani, qui occupait le poste de directrice du cabinet d’expertise comptable Dar Al Khobaraa. Elle remplace ainsi Najib Benamour, qui quitte le poste après 18 ans de service après avoir atteint l’âge de la retraite. C’est une lourde mission qui attend cette diplômée de l’ISCAE, titulaire d’un MBA de l’Ecole nationale supérieure des postes et télécommunications de Paris.
Salima Bennani, qui fait sa première entrée dans l’administration publique, après une longue expérience dans le domaine financier, devra piloter la mise en œuvre de la réforme en cours du système des subventions qui a totalisé une facture de plus de 53 milliards de DH en 2012.
Par ailleurs, une autre femme a été portée au poste de SG du ministère du Tourisme. Il s’agit de Nada Rodias, qui semble maîtriser ce dossier puisqu’elle a occupé le même poste par intérim pendant 6 mois.
Cette lauréate de l’Ecole Mohammadia des ingénieurs de Rabat a du pain sur la planche. Surtout que son département est lancé dans une opération de recadrage de la stratégie du secteur qui a été marquée par certains dysfonctionnements, que Lahcen Haddad ambitionne de résoudre. Une tâche à laquelle Nada Roudies devra s’atteler en y mettant toute son expérience. Avant sa nomination au poste de SG, elle a dirigé depuis 2007 le pôle réglementation du développement et de la qualité. Et avant cela, elle a été Chef de division en charge du Pole Stratégie. La 3e femme portée à un poste de responsabilité dans cette nouvelle vague de nominations est Nezha Mouan, médecin spécialiste en pédiatrie. Elle assure désormais la direction du Centre hospitalier universitaire Ibn Sina de Rabat.
Le premier dossier qu’elle devra prendre en charge est lié à la pénurie des médicaments qui affecte plusieurs hôpitaux, en tête le CHU qu’elle va diriger (cf.www.leconomiste.com).
A noter que Nezha Mouan est diplômée de la faculté de médecine et de pharmacie de Rabat. Elle est titulaire d’un diplôme en biologie synthétique de l’Université René Descartes Paris.

Grand mouvement dans les facs

LA fonction publique reste un univers majoritairement masculin. Ils sont 12 à être nommés à de hautes fonctions lors du dernier Conseil du gouvernement. Parmi eux, Mohamed Reda El Fassi qui a été porté à la tête de la direction du protocole au ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération. Avant cela, il était ambassadeur du Maroc au Pakistan. D’autres nominations ont concerné Ouazar Driss, désormais à la tête de l’Ecole nationale de l’industrie minérale.
De son côté, le ministère de l’Enseignement supérieur semble mener une opération de redéploiement des dirigeants d’une série d’établissements. Ainsi, Abdelaziz Chafik est désormais le nouveau doyen de la faculté polydisciplinaire d’El Jadida. Idem pour Azzedine Madaoui à la faculté des Sciences de Kénitra, Abdelaziz Belaoui à la faculté de la Charia d’Agadir, Hassan Bouki à la faculté polydisciplinaire de Taza, Abdelaziz Skalli à la faculté de droit de Fès et Mohamed El Faqir Temsamani à la faculté Oussoul-Ed-Dine de Tétouan.
D’autres établissements ont également de nouveaux directeurs, notamment Houssein Azdouk à l’Ecole normale supérieure de Casablanca, Yahya Abou El Farah, à l’Institut des études africaines à Rabat, et Driss Chenouni à l’Ecole normale supérieure de Fès.

Hajar BENEZHA

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