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L'économiste, le premier quotidien économique au Maroc

jeudi 18 décembre 2014,
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La majorité évacue les problèmes des élections partielles
Elle veut vaquer au plus pressé: les priorités économiques
Toujours pas de visibilité sur les élections de cette année
Une autre réunion prévue au début de la semaine prochaine

   

La réunion de la majorité du mercredi soir a permis de crever l’abcès. En effet, les patrons des quatre partis ont soulevé les résultats des élections partielles qui n’ont pas été du goût de tout le monde. L’Istiqlal ne s’est pas privé de critiquer le ministre de l’Intérieur dont le parti MP a remporté deux sièges. D’ailleurs, juste avant la rencontre de la majorité, l’Istiqlal a tenu son Comité exécutif où il a abordé les accusations de fraudes et de l’utilisation de l’argent, informations recoupées auprès des élus et des militants au niveau des circonscriptions locales, particulièrement de Sidi Kacem et de Settat. Mohand Laenser, présent lors de la réunion de la majorité, a rejeté en bloc toutes accusations. Pour se défendre, il a rappelé que le ministère de l’Intérieur  n’intervient pas dans ces opérations électorales pour orienter les électeurs. «S’il y a des dépassements, c’est au niveau local qu’il s’agira de régler. Cela ne doit pas avoir des conséquences sur la coalition gouvernementale», ont répété plusieurs responsables qui ont assisté à cette «réunion de vérité», pour reprendre l’expression de l’un d’entre eux. L’Istiqlal s’est finalement rangé derrière cette explication. En fait, ses critiques s’étaient focalisées sur la circonscription de Sidi Kacem où le siège invalidé par le Conseil constitutionnel revenait à l’Istiqlal qui l’avait remporté le 25 novembre 2011. Lors des élections partielles du 28 février dernier, le parti de Hamid Chabat l’a perdu au profit d’un candidat du Mouvement populaire, le parti du ministre de l’Intérieur Mohand Laenser. Abdelilah Benkirane, présent à cette réunion, ne veut plus entendre parler de fraudes électorales. Cela nuit à l’image du pays et de son gouvernement. Les patrons de la majorité ont décidé donc d’enterrer le dossier des élections partielles pour vaquer au plus pressé. Il s’agit de se mettre d’accord sur les priorités économiques de ce gouvernement. Sur la table, les grandes réformes qu’il s’agit de lancer sans plus tarder. Il s’agit notamment de la compensation et des retraites. Sur ces réformes comme sur les élections, la classe politique ne dispose pas de visibilité. D’autant que le chantier de la régionalisation avancée est la clé de voûte des prochaines élections communales, régionales et de la Chambre des conseillers. Sur ce dossier comme sur d’autres, le gouvernement n’a pas encore lancé les concertations sur les lois électorales qu’il faudra par la suite adopter au Parlement. Il n’a pas non plus établi de calendrier précis. En tout, tous ces dossiers seront abordés lors d’une autre réunion de la majorité prévue au début de la semaine prochaine.

Le RNI monte au créneau

L’opposition a surfé sur la vague pour épingler la majorité. Après son Bureau exécutif, le RNI a critiqué les conditions du déroulement de ces élections, marquées notamment par le recours à l’argent, l’abus de pouvoir,… Les informations qui ont remonté des circonscriptions le confirment, note un communiqué du parti. Dans cette affaire, le président du RNI, Salaheddine Mezouar, fait endosser la responsabilité au chef du gouvernement.

M. C.