Entreprises

Coup de pouce au cybercommerce!

Par L'Economiste | Edition N°:3898 Le 30/10/2012 | Partager
La Fnem vient de lancer le pack e-commerce
Objectif: créer 300 nouveaux sites marchands avant février 2013
A fin septembre, le secteur a généré un chiffre d'affaires de 4 milliards de DH

El Mountassir Billah actionnaire
de Maroc Télécommerce

Selon les documents juridiques obtenus auprès de l’Ompic au cours de la deuxième semaine d’octobre, le capital de Maroc Télécommerce est détenu à hauteur de 69% par la société Entilac, qui compte dans son tour de table notamment Mohamed Horani (ex-patron de la CGEM et PDG de HPS), Azdine El Mountassir Billah (actuel DG de l’ANRT), Mohamed Ababou Ali, ancien DG à la Société Générale. Les 30% restants sont détenus à parts égales par Banque Populaire de Casablanca, SGMB et BMCI Finance.

La Fédération nationale du e-commerce (Fnem) vient de lancer un pack dédié aux commerçants qui souhaitent franchir l’obstacle du commerce par le net. Il s’agit d’une solution clés en main, évolutive, permettant aux commerçants et autres artisans d’étendre leurs activités commerciales sur Internet. «L’étude réalisée par notre fédération montre que, jusqu’à présent, de nombreux commerçants butent sur les frais de conception du site e-marchand ainsi que le montant de la caution bancaire imposée par le Centre monétaire interbancaire (CMI). Le lancement du pack e-commerce a donc pour objectif de lever ces freins», explique El Amine Serhani, président de la Fnem. Le pack e-commerce est proposé à 2.000 DH au lieu de 20.000 DH en moyenne chez les autres opérateurs. «La solution répond à l’ensemble des besoins liés à la création d’une boutique en ligne personnalisée. Cela va du nom de domaine à l’hébergement, en passant par la réalisation d’un catalogue et la mise en ligne de modules de paiement sécurisé», précise-t-on auprès de la fédération. Le pack intègre également une assistance technique et des formations gratuites destinées à accompagner l’opérateur dans l’optimisation de sa boutique virtuelle. De plus, le cybermarchand bénéficie d’une publicité via les réseaux sociaux et d’un stand gratuit lors de la 2e édition du salon du e-commerce, prévue en mars 2013. Pour l’heure, une cinquantaine de commerçants ont déjà exprimé leur souhait d’adhérer à cette formule. La Fnem table sur 300 nouveaux sites de e-commerce d’ici février 2013. Outre les avantages liés à la plateforme de e-commerce, les cybermarchands adhèrent d’office à la fédération. Une organisation professionnelle qui compte 150 adhérents. Pour l’heure, il existe au Maroc un peu moins d’un millier de sites marchands. Un secteur qui a réalisé un chiffre d’affaires de près de 4 milliards de DH à fin septembre 2012, dont 1 milliard de DH via des cartes de crédit marocaines. Le cybercommerce connaît un engouement croissant car la confiance commence à s’installer auprès des cyberclients. De plus, l’arrivée massive de nouveaux types de clients, tels que les sites de deals, constitue un nouveau levier pour redynamiser le secteur. Mais de nombreux freins subsistent encore. «L’existence d’un seul opérateur, constitué de deux entreprises distinctes, à savoir Maroc Télécommerce et le CMI, représente un réel frein au développement du e-commerce car ces opérateurs, qui refusent de  s’aligner sur les standards internationaux, imposent des frais de set-up et de commission trop élevés», fustige Serhani. Pour rappel, les commissions perçues sur les transactions s’élèvent à 3,5 pour l’international, contre 1,5% pour celles réalisées au Maroc. Du coup, de nombreux membres de la fédération n’arrivent plus à dégager de marges bénéficiaires suffisantes. «Les coûts des transactions restent très chers», signale Serhani.
De plus, sur «les 8 millions de cartes bancaires en circulation, seul 1 million de ces dernières sont utilisées pour payer, soit 12,5%. Or sur ce million de cartes, peu sont utilisées pour l’achat sur Internet».
La fédération est en train de réaliser l’annuaire officiel des sites cybermarchands. Les opérateurs seront classés par catégorie et par mode de paiement. L’annuaire sera ensuite mis en ligne et permettra aux usagers de localiser les sites marchands qui les intéressent.
Par ailleurs, certains internautes ont rencontré des difficultés pour retirer leurs achats auprès des cybermarchands bien qu’ils aient procédé au réglement via leur carte bancaire. En effet, les préposés au front-office exigent un délai de 48 heures pour constater la transaction sur leurs comptes, avant de livrer la marchandise. La fédération reconnaît cette situation et recommande aux opérateurs de s’abonner à la solution de banque en ligne pour pouvoir consulter en temps réel leur compte bancaire.


Hassan EL ARIF

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