Culture

Arts plastiques: Amparo Sard «fugue» à la galerie 38

Par L'Economiste | Edition N°:3888 Le 15/10/2012 | Partager
Des sculptures et dessins inédits jusqu’au 16 novembre
Un regard original sur le monde

Les œuvres d’Amparo Sard figurent parmi les collections les plus prestigieuses de grands musées, comme le musée d’arts modernes ( MOMA) et le Guggenheim à  New York

UNE chance pour les connaisseurs d’art. L’artiste espagnole, Amparo Sard, expose pour la première fois au Maroc. Invitée par la galerie 38, à Casablanca, l’artiste y présente une collection sur le thème «La fugue», jusqu’au 16 novembre. Amparo Sard expose ainsi sa dernière série d’œuvres contemporaines, de sculptures et de dessins. Une manifestation artistique de grande envergure et  riche en métaphores qui s’inscrit dans la continuité des créations de la plasticienne depuis les années 2000. Ainsi, en 2004, la peintre a commencé par une exposition intitulée la «Mujer Mosca», littéralement la «femme mouche», un travail de longue haleine qui a dépeint les relations avec les autres, lesquels étaient représentés par des mouches. Les expositions suivantes ont porté entre autre sur «L’erreur»,  «Le doute», «L’oubli» et enfin  «L’impasse»…traduisant les sentiments et notamment les angoisses de l’artiste. 
Mais, «La Fugue» rompt avec ses précédentes expositions. Une ligne directrice choisie pour exprimer entre autres l’idée d’ouverture et d’épanouissement, et qui reflète ainsi le désir de changement de la peintre espagnole qui a pris là un réel tournant artistique. «La fugue est avant tout un état, une intention de sortir d’une situation précise», confie Amparo Sard. Mais les œuvres blanches et monochromes de la peintre, qui comprennent par ailleurs des jeux d’ombres et de lumières impressionnants, illustrent également d’autres thèmes en relation avec celui de l’exposition. La souffrance, l’angoisse ou encore la confusion entre la réalité et la fiction se dessinent en arrière plan. «Certains tableaux peuvent prêter à confusion et créer le doute dans l’esprit des visiteurs. Plusieurs d’entre eux représentent par exemple une femme dont la main est «réfléchie», ce qui peut signifier pour le visiteur qu’elle a été coupée», affirme l’artiste. Autre thème abordé et non des moindres, la relation avec les autres individus. La plasticienne a voulu exprimer le rapport entretenu avec autrui et l’évolution de cette même relation, liée avant tout avec notre propre estime de soi. «Mes œuvres amènent le visiteur à se questionner sur la société dans laquelle il se trouve», précise   Amparo Sard. Côté méthode, la peintre utilise divers techniques, notamment la microperforation,  qui consiste à perforer des croquis  en humidifiant le papier et en jouant avec le diamètre des trous ainsi percés pour créer par-dessus les représentations des formes en relief inédites, délicates et bouleversantes.  Amparo Sard présente aussi des statues de petites tailles représentant des membres humains tels que des mains et réalisées avec du «gel coat», une matière similaire au plâtre mais beaucoup plus fine et malléable.


Karim AGOUMI

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