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vendredi 24 mai 2013,
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Produits pétroliers: Le Maroc exporte!
6,3 milliard de DH réalisés par la Samir
128 milliards de DH de déficit commercial à fin août
Renault-Tanger booste l'exportation des voitures

Produits pétroliers: Le Maroc exporte!

Le déficit commercial poursuit sa chute libre avec plus de 128 milliards de DH. Il a désormais battu le record des 15% du PIB et dépassé de 9 milliards de DH la valeur à l’export

   

Une fois n’est pas coutume, les chiffres des échanges extérieurs réservent une bonne surprise. Pour le mois d’aout 2012, les exportations en « énergie et lubrifiants » ont quasiment doublé par rapport à 2011 passant de 3,1 milliards de DH à 6,3. Une performance qui s’explique surtout par l’amélioration des exportations des huiles de pétrole et lubrifiants qui affichent 3,8 milliards de DH contre 2,5, soit une augmentation de 53,4%. Une tendance qui confirme donc la bonne santé de La Samir qui écoule ses excédents sur les marchés extérieurs.
Malheureusement, il n’y a pas ici de quoi résorber le déficit commercial  - désormais structurel -  qui se place toujours à des niveaux astronomiques. Après avoir frôlé 14% du PIB en juillet, voilà qu’il dépasse la barre de 15% en août.  C’est donc à un  rythme inquiétant que le solde commercial s’aggrave : Il était à 100 milliards de DH au terme du premier semestre et s’établit à plus de 128 milliards deux mois plus tard. Ce qui laisse présager d’un nouveau record à la fin de l’année, et devrait dépasser le seuil des 23% du PIB de 2011. Le taux de couverture est pour sa part de 48,3%, accentuant encore la pression sur les réserves en devises.
Les raisons de ce déficit structurel sont connues : Une offre exportable peu diversifiée malgré la montée en puissance de l’automobile et de l’offshoring et une facture pétrolière des plus salées. La flambée des cours du pétrole accentue le déséquilibre des échanges extérieurs. Les importations en produits énergétiques ont enregistré une hausse de 7,6%  à 64,7 milliards de DH. Une hausse particulièrement soutenue par l’augmentation des volumes et de la valeur du gas oil et fuels oils, du pétrole brut et du gaz de pétrole.
Même tendance du côté des produits alimentaires qui affichent une hausse de 2,5% à l’import. Le gouvernement, estimant disposer de suffisamment de stock a limité l’importation du blé. En revanche, les autres produits alimentaires connaissent globalement une forte augmentation. C’est le cas notamment de l’orge dont les importations ont plus que doublé (1,3 milliard de DH contre 467 millions en 2011). Il faut y voir surtout le résultat du plan anti-sécheresse qui visait à importer pas moins de 600.000 tonnes d’orge pour venir en aide aux producteurs. Au final, la cherté de l’orge oblige, le gouvernement n’a pu s’approvisionner que de 200.000 tonnes et les effets se ressentent déjà sur la balance commerciale.  En outre, les biens finis de consommation enregistrent une hausse de 8,5% avec plus de 3,4 milliards de DH particulièrement soutenue pas les voitures de tourisme.
En face, les exportations ne tiennent pas le rythme. Elles s’affichent à 119,9 milliards de DH, même pas de quoi couvrir le solde du déficit. Le déficit dépasse ainsi de 9 milliards de DH la valeur à l’export. A part les bonnes performances de l’ «énergie et lubrifiants » précitées, pas de grandes surprises à l’horizon. Les exportations demeurent dominées par les phosphates et dérivés, respectivement 8,7 milliards et 23,9 milliards de DH. Les phosphates enregistrent ainsi une hausse de 12,3% par rapport à 2011 soit plus de 957,2 millions de DH.
Du côté du matériel de transport, les voitures de tourisme réalisent une bonne performance avec une valeur des exportations de 3,3 milliards  contre 662,2 millions en 2011. Un résultat qui s’explique par les performances de l’usine Renault Tanger qui a exporté pour 2 milliards de DH depuis le début de l’année. Les exportations jusqu’au mois d’aout 2012 demeurent malgré tout marqués par de nombreuses baisses notamment dans le secteur du textile et habillement ex-champion de l’export : moins 2,8% sur les vêtements confectionnés  et de 6,7 sur les articles de bonneterie. Les produits alimentaires ont également connu une décroissance de 1,5%  avec moins 271,3 millions de DH.
La situation est d’autant plus délicate que les flux financiers relatifs aux voyages et aux MRE marquent un ralentissement. Les recettes des voyages se sont ainsi établis à 38,4 milliards contre 40,4 à fin août 2011, soit une régression de 5%. Le tourisme n’a pas affiché une bonne mine durant les derniers mois et les inquiétudes des hôteliers s’avèrent donc bien fondées. Du côté des recettes MRE, les indicateurs sont également au rouge : 38 milliards contre 38,7 il y a un an, soit moins 1,8%.

IDE: Les recettes avancent, les dépenses aussi

Les recettes des investissements et prêts privés étrangers se sont inscrits en hausse de 3,4% (18,3 milliards de DH) grâce à une augmentation des cessions de devises à15,8 milliards contre 14,9 en aout 2011. En parallèle, les dépenses qui ne dépassent pas pour l’instant 6, 4 milliards de DH se sont également consolidées. Si les cessions d’investissements étrangers sont en recul (3,1 milliards contre 5,2 en 2011), les remboursements prêts privés ont augmenté considérablement (3,2 milliards de DH contre 675 millions).

A. N.