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jeudi 23 mai 2013,
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Résultats semestriels: Attijariwafa bank vise de nouveaux marchés africains
Bénin et Niger, les prochaines étapes
L’implantation au Togo toujours pas finalisée
Un RNPG en hausse de 4,3 à fin juin

Résultats semestriels: Attijariwafa bank vise de nouveaux marchés africains

Même si la marge d’intérêts constitue l’essentiel du PNB, celle sur commission et le résultat des activités de marché enregistrent de fortes croissances (18 et 17% respectivement)

   

Après le Togo, Attijariwafa Bank compte prendre pied au Bénin et au Niger. La position de la filiale bancaire de la SNI est claire : une volonté de présence complète dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Certes, l’implantation au Togo n’est pas encore finalisée, mais l’opération est sur la bonne voie. « Nous sommes engagés dans un processus de privatisation de l’union togolaise des banques mais l’adjudicataire n’a pas été encore désigné pour l’instant», confie Mohamed El Kettani, PDG d’Attijariwafa Bank. Le groupe a pris le pari depuis plusieurs années de renforcer sa présence dans le continent  africain même dans des régions pas très stables politiquement. « Il serait trop tard que d’attendre que la situation de ces pays s’améliore pour y faire des affaires », explique El Kettani. Pour l’instant, cette stratégie a porté ses fruits. A fin juin, le produit net bancaire (PNB) consolidé du groupe s’est apprécié de 9,4% pour s’établir à 8,7 milliards de DH. L’agrégat est composé à hauteur de 58,5% de marge d’intérêt. Un léger changement dans la structure du PNB ressort avec une plus grande contribution de la marge sur commissions et du résultat des activités de marché. Ces deux dernières ont enregistré respectivement une croissance de 18 et de 17%. Fort de ces performances, le résultat net consolidé a cru de 2,8% à 2,7 milliards de DH. Pour sa part, le résultat net part du groupe (RNPG) s’est apprécié de 4,3%.  Le management du groupe estime que ses résultats ont été impactés par un ensemble d’éléments exceptionnels et non récurrents.  Le RNPG a subi un impact de 60 millions de DH à cause de la taxe sur la cohésion sociale. S’y ajoutent 24 millions de DH dus aux retraitements aux normes IFRS à cause de l’OPV salariés. Par le biais de cette opération, la participation des salariés de la banque à son capital a été portée à 5,15%, soit le plus haut niveau de participation des salariés au capital d’une société cotée au Maroc. Une enveloppe supplémentaire d’1 milliard de DH est programmée pour les salariés des filiales à l’international. Un impact de 14 millions de DH sur le RNPG et de 38 millions de DH sur le résultat avant impôts est expliqué par le déclenchement de la crise au Mali en mars dernier. La banque a constaté des dégâts au niveau de 2 agences (Gao et Tombouctou). Par conséquent, plusieurs écritures de provisionnement ont été enregistrées. Toutefois, la banque poursuit le recouvrement des crédits aux particuliers portés par les deux agences du Nord.  Ainsi sur un périmètre constant, le résultat net consolidé a enregistré une hausse de 7,2% contre 8,7% pour le RNPG. Le groupe a enregistré un accroissement de 18,2 milliards de l’épargne collectée en comparaison avec juin 2011. Même tendance  dans la distribution de crédits, qui a connu une hausse de 26,2 milliards de DH sur un total de 249,5 milliards de DH. Le Maroc, à lui seul, a contribué à hauteur de 205 milliards de DH aux crédits distribués par le groupe dont 68,7% sont accordés aux entreprises. Elles sont suivies à hauteur de 17,6 % par les acquéreurs juste devant les crédits à la consommation.
L’analyse des comptes du groupe fait ressortir une hausse de 15% du total bilan et de 17% des fonds propres consolidés (33,2 milliards de DH à fin juin). Pour sa part, le coefficient d’exploitation s’est apprécié de 0,4 point. Les charges générales d’exploitation restent contenues malgré l’intégration dans le périmètre de consolidation d’entités avec un coefficient d’exploitation nettement supérieur à la moyenne du groupe.  Le coût du risque a connu une hausse  de 0,1 point pour s’établir à 0,46%. En dépit de la mauvaise conjoncture, le taux de contentialité d’Attijariwafa bank s’est contracté de 0,3 point (4,9% à fin juin).
Malgré l’ouverture vers l’international, la AWB reste le principal contributeur au RNPG à hauteur de 64,3% avec 1,5 milliard de DH. Elle est suivie de loin par Wafa Assurance avec une contribution au RNPG de 360 millions de DH. L’activité de cette dernière devra connaître une croissance dans les années à venir avec l’obtention d’un agrément pour une nouvelle compagnie d’assurance-vie en Tunisie. La structure sera détenue à hauteur de 55% par Attijari Bank Tunisie et 45% par Wafa assurance.
Pour sa part, Attijari Bank Tunisie a enregistré une hausse de 20% de son PNB pour s’établir à 596 millions de DH. Malgré la transition politique que traverse Tunis, la filiale a connu une croissance soutenue de ses dépôts et de ses crédits respectivement de 8 et 12%. A fin juin, la banque comptait 183 agences dont 4 nouvelles inaugurées. L’expansion de son réseau a permis à la banque d’enregistrer une progression de 6% de son résultat net à 155 millions de DH.
Les affaires se portent bien également du côté de CBAO (Sénégal). Malgré une quasi-stagnation de l’encours des dépôts, les crédits distribués à la clientèle ont progressé de 10%. Le résultat net social a connu une hausse de 15% principalement grâce à l’effort de rationalisation des charges d’exploitation et une plus grande dynamique de recouvrement. Ainsi, la contribution de CBAO au RNPG a progressé de 31%. Après la fin des tensions en Côte d’Ivoire, l’activité de SIB semble bien reprendre. La banque a réalisé une hausse de 16% des ressources clientèle et 24% des crédits. Cette performance a permis de dégager un PNB de 259 millions de DH en hausse de 35% et un résultat net en progression de 82%.


Ilham BOUMNADE