Economie

Ramadan propice à la hausse des dépenses

Par | Edition N°:3842 Le 07/08/2012 | Partager
Chaque ménage dépense en moyenne 1.500 DH de plus
C’est surtout l’alimentaire qui fait flamber les porte-monnaies

Plus de la moitié des Marocains dépense plus pendant le mois de Ramadan. Selon l’enquête de Visa menée auprès des consommateurs, 53% des sondés disent dépenser plus pendant le mois du jeûne. L’enveloppe supplémentaire moyenne allouée à ce mois est estimée à 1500 DH pour 40% des citoyens. Au total, 89% déclarent qu les produits d’épicerie constituent le poste de dépenses le plus important. Suivies par la charité et le divertissement (64 % des réponses), les sorties (56 %), les vêtements (55 %), et les voyages (43 %). Tandis que le divertissement arrive en dernier lieu.
Dépenses inutiles ou nécessaires? Seulement 24 % ont affirmé dépenser trop inutilement, alors que la majorité à hauteur de 64%, dit  ne pas dépenser plus que nécessaire. Ce constat atteste qu’une grande partie des Marocains suivent de près leurs habitudes de dépenses au cours de ce mois, mais pas toujours dans le but de consommer raisonnablement. La ruée des Marocains que ce soit dans les marchés traditionnels ou organisés en confirme la tendance.
Au titre de la budgétisation des dépenses, 35 % des répondants ont affirmé adhérer toujours à un budget mensuel fixe. Tandis que 26 % se conforment à un budget fixe sur la plupart des occasions. Cette pratique de budgétisation est plus fréquente chez les seniors (40 ans et plus).
Pour le mois du Ramadan comme pour les autres occasions exceptionnelles, une bonne gestion des dépenses de consommation s’impose. Or, généralement plusieurs Marocains tombent dans les travers de la consommation inutile. « Les individus peuvent éviter les problèmes financiers qui resurgissent le reste de l’année si ils arrivent à bien maîtriser leur budget alloué pour chaque occasion tout au cours de l’année » déclare Mohamed Touhami El Ouazzani, Directeur régional de Visa International pour le Maroc, l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Interrogés sur leur éducation financière personnelle, la majorité des Marocains (45%) affirme qu’ils n’ont reçu aucune éducation financière. 25% ont bénéficié d’une certaine formation à l’université. Et près de la moitié (48%) croit que l’éducation financière doit être enseignée à la fois dans l’école secondaire et l’université.
Concernant la gestion de leurs finances personnelles, plus de la moitié déclare faire le suivi en visitant la banque, vérifier leurs carnets de chèques ou à la main. Ce qui démontre que pour une bonne partie des consommateurs, la gestion du revenu ne constitue pas vraiment une priorité. Dépenser sans compter est pour  plusieurs citoyens une habitude de consommation «Comprendre les avantages de la budgétisation et la planification pour des occasions spéciales n’est qu’une étape du processus qui conduit à la maturité de la gestion des finances personnelles», souligne El Ouazzani.

Echantillon

597 Marocains ont été interrogés sur la budgétisation, la gestion de l’argent et leurs habitudes de dépenses au cours du mois de Ramadan. L’échantillon était réparti entre les hommes (62%) et les femmes (38%) à travers le Royaume. Sur le total des personnes sondées, 50 % ont entre 18 et 29 ans, 34 % sont dans leur trentaine, tandis que 16 % sont âgés de 40 ans ou plus. L’étude a été réalisée par YouGov, organisme international spécialisée dans les sondages en ligne, et commandité par Visa Maroc en Juin 2012.


Btissam ZEJLY

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