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La station Oued Chbika aura son Club Med

Par L'Economiste | Edition N°:3794 Le 30/05/2012 | Partager
Les travaux lancés l’année prochaine
La livraison est prévue en 2015
Un village 4 Tridents pour doper la station balnéaire

Le projet de la station touristique Oued Chbika franchit une nouvelle étape, avec la signature de deux conventions pour la réalisation et la gestion d’un village Club Med, lundi dernier à Rabat. Les documents ont été signés par Samih Sawiris, PDG d’Orascom, Anass Alami Houir, DG de la CDG, et Henri Giscard d’Estaing, PDG du Club Méditerranée. Ceci devra relancer cette station, qui a accusé un retard dans la mise en œuvre. En effet, une première convention paraphée entre ses promoteurs et l’Etat remonte à 2007, mais le lancement des travaux de construction n’a eu lieu qu’en 2011. Ce retard a été imputé à la crise économique et financière. Samih Sawiris a estimé «qu’après le lancement de cette première unité, je suis sûr que les autres vont suivre». En effet, huit unités hôtelières sont prévues dans cette station, dont 5 sont programmées pour la première phase. «Ce projet structurant pour la ville de Tan Tan et toute la région au sud d’Agadir, avec une offre balnéaire, constitue une partie importante de la Vision 2020», a avancé Lahcen Haddad, ministre du Tourisme. Club Med y lance son premier village  4 Tridents, avec un espace de luxe, sur un emplacement de choix entre le désert et l’océan Atlantique. Les travaux de construction sont prévus pour mi-2013, pour que le village soit opérationnel le 3e trimestre en 2015. La conception de ce complexe de 350 chambres et les études architecturales sont en cours de lancement, est-il indiqué. Il est destiné à «une clientèle de familles essentiellement européenne, mais aussi marocaine», a noté Giscard d’Estaing. L’ambition des initiateurs de la station Oued Chbika est d’en faire une destination fonctionnant durant toute l’année, grâce à l’ensoleillement permanent du site. L’idée est «d’attirer notamment les touristes qui ne peuvent pas aller vers d’autres destinations méditerranéennes quand il fait froid en Europe», a affirmé Haddad. Pour lui, il faut miser sur le potentiel naturel de la station, mais aussi sur l’animation qu’offre la ville de Tan Tan, notamment le musée en préparation, en plus des autres sites historiques. Les initiateurs du projet voient grand. Ils ambitionnent de faire de Oued Chbika «une ville inscrite sur la carte du Maroc, et une destination touristique reconnue». Néanmoins, la réalisation de cet objectif dépend largement du développement des infrastructures dans la région, et le renforcement de l’accessibilité du site. Le gouvernement est attendu sur la facilitation de l’accès à l’électricité et l’amélioration de l’état des routes. A cela s’ajoute la rénovation de l’aéroport de Tan Tan, décisive pour le développement de cette nouvelle destination.

Affrètement

«La question du transport aérien se pose avec acuité», a noté le ministre du Tourisme. Aujourd’hui, les vols sont rares vers l’aéroport de Tan Tan. Les initiateurs du projet estiment qu’ils peuvent, dans une première étape, miser sur le développement des vols locaux, ou encore sur leurs propres capacités d’affrètement. Il s’agit là de solutions provisoires car, «dès que nous allons atteindre une taille critique, les opérateurs du transport aérien vont commencer à s’intéresser à cette destination», a souligné le PDG d’Orascom, qui cite l’exemple de stations pareilles en Egypte comme El Gouna ou Taba.

M. A. M.

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