Economie

Aquaculture: Enfin un plan d’action

Par L'Economiste | Edition N°:3790 Le 24/05/2012 | Partager
Réforme du cadre juridique, schéma directeur des sites
10 projets clé-en main à proposer aux investisseurs

Dix projets d’aquaculture marine seront implantés dans la zone méditerranéenne (Fnideq et Oued Laou). Les espèces ciblées, à travers la pisciculture, sont le loup, la dorade, la sole et le maigre. Alors que la  conchyliculture portera sur les moules, les huitres, les palourdes ainsi que d’autres coquillages

Récolter 200.000 tonnes de produits de la mer et créer 50.000 emplois directs à l’horizon 2020. Voilà l’objectif assigné à l’Agence Nationale de Développement de l’Aquaculture (ANDA). Institituée par dahir n°1-10-201 du 18 février 2011,  l’agence fait partie des 16 grands projets de la stratégie Halieutis lancée en septembre 2009.
Plus d’un an après son installation, où en est-on des actions menées? «Un plan d’action a déjà été fixé», répondent les responsables de l’agence. Il cible la réforme du cadre juridique pour donner une meilleure visiblité aux investisseurs ainsi que l’identification des zones aquacoles le long du littoral.
Pour le moment, une vingtaine de sites ont été identifiés sur les deux façades maritimes. Reste, la mise en oeuvre d’une règlementation spécifique pour les déclarer «zones aquacoles» imposables à tous les intervenants. Le plan concerne aussi sur le développement des plans d’aménagement et l’intégration de l’activité aquacole au niveau des  villages de pêcheurs et des points de débarquements aménagés. Ces trois chantiers ont déjà fait l’objet d’appels d’offres lancés en avril dernier.
Mieux, «l’agence se veut un guichet unique offrant un accompagnement des professionnels moyennant une  promotion structurée et intensifiée», assurent les responsables. Et c’est dans ce cadre que des projets d’investissement „clé-en main” seront préparés et soumis aux investisseurs potentiels. Ceux-ci concernent plusieurs espèces de poissons et de produits de la mer. Ils portent aussi sur les diverses activités, notamment, la pisciculture, la conchyliculture, la pénéiculture et l’algoculture.
De fait, une dizaine de concessions clé-en main (6 en conchyliculture et 4 en pisciculture) feront l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt à lancer en juin prochain. Ces projets qui relèvent de l’aquaculture marine seront implantés dans la zone méditerranéenne ( Fnideq et Oued Laou). Les espèces ciblées, à travers la pisciculture, sont le loup, la dorade, la sole et le maigre. Alors que la  conchyliculture portera sur les moules, les huitres, les palourdes ainsi que d’autres coquillages.
L’étude de deux projets pilotes en algoculture et conchyliculture sera aussi lancée en juillet 2012. Cofinancés par la Banque Mondiale, via un don de 5,18 millions de dollars, ces programmes visent le développement de l’aquaculture en Méditerranée orientale et son intégration auprès des communautés locales. Sans oublier l’amélioration des revenus des pêcheurs   
Au chapitre du soutien à l’activité, il est prévu la création d’une écloserie pour la production des alvins et naissains. Financé dans le cadre de l’accord de pêche Maroc-UE, ce projet vise à sécuriser l’approvisionnement des fermes aquacoles et partant réduire les coûts d’investissement. Son étude de faisabilité sera lancée fin 2012.
Mais dès la fin du mois et au plus tard début juin, une étude des marchés des produits aquacoles débutera également. Il s’agit de faire le benchmark du secteur auprès des marchés performants mais aussi d’instaurer un système de veille pour le suivi, l’analyse et le partage de l’information.
A terme, il est prévu d’entreprendre la mise à niveau du Plan d’aménagement de la lagune de Dakhla. L’objectif est de structurer les espaces d’exploitation en tenant compte de l’environnement, du statut foncier et des techniques d’élevage.
En somme, l’ANDA se dit disposer d’un plan cohérent de développement d’aquaculture au Maroc. L’objectif est de baisser la pression sur la ressource halieutique. Du moins s’insèrer dans la tendance observée à l’international: sur les 34 millions de tonnes de produits de la mer consommés dans le monde, environ 50% proviennentt d’élevages aquacoles. Au Maroc, cette part est quasiment nulle pour le poisson. Tout au plus, on relève quelques élevages d’huitres et autres coquillages.


A. G.

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