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Economie

Le Ramed généralisé aujourd’hui

Par | Edition N°:3739 Le 13/03/2012 | Partager
8,5 millions de personnes concernées
Les pauvres relatifs s’acquitteront de 120 dirhams par an

En milieu rural, la différenciation entre les situations de pauvreté absolue et  de pauvreté relative  des personnes se fait selon un scoring en fonction de leurs patrimoines

Le coup d’envoi de la généralisation du Régime d’assistance médicale (Ramed) sera donné par le Souverain aujourd’hui  mardi 13 mars à Casablanca. Ce dispositif qui a fait l’objet d’une expérience-pilote depuis 2008 dans la région de Tadla-Azilal permettra d’assurer une couverture médicale à 28% de la population. Plus exactement, ce sont 8,5 millions de personnes qui bénéficieront de cette prestation maladie dont 2,8 millions de pauvres absolus et 5,7 millions de pauvres relatifs.
L’identification de la population éligible sera opérée par des commissions provinciales et des commissions locales permanentes. Dans les villes, les personnes ayant un revenu inférieur à 3.767 dirhams par an seront considérées en situation de pauvreté absolue. Celles dont le revenu annuel est compris entre 3.767 et 5.650 dirhams seront déclarées en situation de vulnérabilité.
En revanche, dans le milieu rural, la différenciation entre les pauvres absolus et relatifs sera fonction de critères tels que : les terrains agricoles exploités, le cheptel, le poulailler, le matériel agricole et de transport, les moyens de transport personnel, l’équipement téléphonique et l’équipement sanitaire.  La différenciation entre pauvres relatifs et absolus est importante puisque les premiers devront s’acquitter d’une cotisation annuelle de 120 dirhams par an.
En tout cas, le gouvernement table sur leur participation à hauteur de 19% au financement de cette prestation qui nécessite 2,7 milliards de dirhams par an. Le reste sera assuré à hauteur de 75% par le budget de l’Etat et de 6% par les communes locales. Celles-ci doivent s’acquitter de 40 dirhams pour chaque personne pauvre absolue bénéficiant du Ramed.
Concrètement, le régime du Ramed propose une prise en charge totale ou partielle d’actes médicaux mais à condition qu’ils soient pratiqués dans les hôpitaux publics et les établissements de santé relevant de l’Etat. Dans l’organisation mise en place, le point d’entrée est le Centre de santé avec un passage obligatoire devant le médecin généraliste. Une exception est accordée toutefois aux cas urgents qui seront traités directement dans les hôpitaux.   
Aujourd’hui, le réseau des établissements de soins compte 2.640 centres de santé et 141 hôpitaux avec une capacité litière de 27.700 lits.
Cette prestation, qui vient compléter le dispositif mis en place au profit des  fonctionnaires du public et des salariés du privé, compte un panier de soins assez large: les soins préventifs, les actes de médecine générale et de spécialités médicales et chirurgicales. Le panier englobe aussi les soins relatifs au suivi de la grossesse, à l’accouchement et des suites de couches, les soins liés à l’hospitalisation et aux interventions chirurgicales y compris les actes de chirurgie réparatrice, analyse de biologie médicale, la radiologie et l’imagerie médicale, les explorations fonctionnelles, les médicaments et les produits pharmaceutiques administrés pendant les soins et les poches de sang humain et ses dérivés. Idem pour les dispositifs médicaux et implants nécessaires aux différents actes médicaux et chirurgicaux, les articles de prothèses et d’orthèse, la lunetterie médicale, les actes de rééducation fonctionnelle et de kinésithérapie, les actes paramédicaux et l’évacuation sanitaire inter-hospitalière.

Les étapes pour bénéficier des prestations

Le délai pour l’octroi des cartes Ramed est fixé à trois mois. Une fois les formulaires remplis, ils seront transmis à la commission locale permanente pour étude. Cette dernière est censée les transférer au traitement informatique des données au niveau provincial ou préfectoral et la validation des résultats sera du ressort de la commission locale permanente.
Autres étapes, la centralisation et traitement des données au niveau provincial ou préfectoral avant l’enregistrement des bénéficiaires et production des cartes par l’Agence nationale d’assurance maladie (ANAM).

Khadija MASMOUDI

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