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dimanche 21 décembre 2014,
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Education nationale
El Ouafa dévoile sa feuille de route
Refonte du Conseil supérieur de l’enseignement
Préférence des compétences nationales
Pas de chasse aux sorcières au ministère

   

«Aucun courant politique ni idéologique n’a le droit de s’approprier la gestion du secteur éducatif». Mohamed El Ouafa, ministre de l’Education nationale, donne d’emblée le ton, lors d’une conférence de presse organisée hier, à Rabat. Pour lui, «il est important d’adopter une approche participative pour déterminer les mesures à prendre». Le rôle des instances élues et des institutions constitutionnelles est incontournable dans ce cadre. «Les orientations du Souverain sont capitales pour guider les efforts de mise à niveau du secteur», souligne le ministre. Cette rencontre a été l’occasion de dévoiler la feuille de route du ministère et les premières mesures prises par El Ouafa. Parmi ses priorités, on relève la préparation de la loi sur le Conseil supérieur de l’enseignement. Cette instance, à vocation consultative, «sera un cadre pour débattre des questions relatives à la structure éducative en vue d’aboutir à des propositions qui seront soumises au gouvernement et au Parlement», a expliqué le ministre. «Il s’agit d’une assemblée, dotée de commissions thématiques, qui devra tenir trois sessions par an, sur la base d’un ordre du jour précis», a-t-il ajouté. Parallèlement, El Ouafa fait du recours aux compétences marocaines un point d’honneur. Dans ce sens, il a procédé à l’annulation de contrats avec des bureaux d’études étrangers, «qui ont voulu tester sur les Marocains une pédagogie qui n’est pas appliquée dans les pays développés». Au niveau des programmes scolaires, le ministre a précisé qu’il œuvre pour garantir une stabilité du système. «Ce n’est pas raisonnable de continuer à changer les programmes et la méthodologie sans évaluer d’abord les réformes entreprises», a noté El Ouafa. Cette stabilité devra s’étendre également aux responsables du secteur. Le ministre a assuré qu’il «ne va pas lancer une chasse aux sorcières». Néanmoins, certains changements devront avoir lieu, mais après la fin de l’année scolaire. L’objectif est d’assurer la neutralité de la structure éducative par rapport aux appartenances politiques des responsables. Au niveau des relations avec les syndicats, El Ouafa a rappelé que son département est en train de mettre en œuvre les résultats du dialogue social entrepris par le gouvernement précédent. «Cela s’inscrit dans le cadre de la continuité de l’Etat en dépit du changement de gouvernement», explique-t-il. Parallèlement, «l’étude des dossiers revendicatifs a permis de relever certains points dont la réalisation permettra d’assainir les relations, sans alourdir le budget de l’Etat», a fait savoir le ministre istiqlalien. Une réunion tenue vendredi dernier a permis d’aboutir à des mesures concrètes qui semblent pour l’instant satisfaire les centrales syndicales les plus représentatives (cf. www.leconomiste.com).

Marge de manœuvre pour les enseignants

Pour assurer la mise à niveau de l’école marocaine, El Ouafa estime que les efforts doivent être portés sur le développement de la formation des enseignants. Il a aussi mis l’accent sur l’importance d’accorder aux enseignants une marge de manœuvre pour améliorer le programme scolaire et prendre des initiatives. L’annulation des deux notes (122 et 204), relatives à la gestion de l’emploi du temps et de la formation par la méthodologie d’intégration, s’inscrit dans ce cadre. L’idée est d’atténuer l’intervention de l’administration dans le fonctionnement quotidien des établissements scolaires.

M. A. M.