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mercredi 16 mai 2012,
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Syrie: Le Maroc offre une perspective de solution
«La seule alternative», selon Alain Juppé
Il a toujours le soutien des principales chancelleries

Syrie: Le Maroc offre une perspective de solution
   

AU moment où nous mettions sous presse cette édition, hier dimanche 12 février, la Ligue arabe examinait une proposition de relance de sa mission d’observation en Syrie, interrompue en janvier en raison de la poursuite de la répression. La réunion du «Groupe Syrie» de l’organisation panarabe, composé de sept des 22 pays de la Ligue devait faire des recommandations aux ministres des Affaires étrangères des pays membres lors d’une réunion plénière prévue dimanche soir au Caire.
Pendant ce temps, la répression se poursuit en Syrie où les forces du régime continuent à pilonner des quartiers de Homs dans le centre du pays, tenus par les rebelles. D’après une estimation des Nations unies, plus de 5.400 personnes ont été tuées depuis le début du soulèvement en mars 2011 contre le régime du président Bachar El-Assad.
Les chiffres ne sont plus actualisés depuis janvier 2012, en raison selon l’ONU de la situation chaotique en Syrie qui interdit tout vérification. Les violences, qui ont fait 45 morts le week-end dernier, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, ont même débordé au Liban voisin où des heurts entre Libanais favorables et hostiles au régime de bachar El-Assad ont fait trois morts à Tripoli, la grande ville du nord du pays.
Un risque d’embrasement qui devrait persuader les membres du Conseil de sécurité de l’ONU à reconsidérer à sa juste valeur le projet de résolution proposé par le Maroc sur la Syrie, soutenu par les principales chancelleries. Pour Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, «le projet de résolution présenté par le Maroc, offre une perspective de solution», pour une sortie de crise en Syrie. La Russie et la Chine ont opposé leur véto à ce document, considérant qu’il reprend la position occidentale réclamant un changement de pouvoir en Syrie. Ils avaient également bloqué en octobre 2011 un projet de résolution occidental, qui menaçait le gouvernement syrien de sanctions. Moscou et Pékin ne veulent pas que le «scénario libyen» -une intervention militaire extérieure- se reproduise en Syrie.
Face à ce blocage, la Ligue arabe semble la seule institution «légitime» à pouvoir décider de la marche à suivre après l’échec de ses précédentes tentatives. Pour certains de ses membres la réussite de cette mission passe par la reconnaissance du Conseil national syrien, principale coalition de l’opposition, laissent entendre des sources diplomatiques.


B.T.