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mercredi 16 mai 2012,
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Le SIEL se penche sur le printemps arabe
Le rôle des penseurs dans les évènements politiques
Les enfants mis à l’honneur

Le SIEL se penche sur le printemps arabe

Des nocturnes et des cafés littéraires sont organisés, notamment à la Fnac où Franck Mathiau a reçu, vendredi dernier, dans l’émission « Le grand direct » de Radio Atlantic,  l’auteur à succès français, Fréderic Beigbeder

   

LE Salon international du livre et de l’édition (Siel), qui se tient du 10 au 19 février à Casablanca, s’est intéressé à l’accompagnement littéraire des évènements politiques que connait la région. Dans deux conférences dédiées, faisant respectivement un zoom sur la littérature en général et la sociologie en particulier, deux écoles se sont distinguées. L’une reproche aux penseurs arabes d’avoir attendu le printemps arabe pour s’intéresser à ce qui se passe dans leurs pays et régions, et d’avoir préféré décrypter ces évènements au lieu de les prévoir ou du moins de les accompagner. L’autre école s’attache à la défense de ces penseurs, et explique, qu’ils ont toujours été actifs. Cependant, disent-ils, «lorsqu’ils ne sont pas censurés, les gouvernements les font entrer dans leurs sillages pour mieux maitriser leurs publications». Mais tous se sont accordés à dire que l’intellectuel arabe doit descendre de son piédestal, et s’intéresser à des problématiques citoyennes tout en essayant de se faire comprendre d’un large public. Les enjeux politiques de la littérature étaient donc particulièrement à l’honneur, mais la poésie n’en a pas pour autant été émargée. Bayt Achiir (la maison de la poésie) au Maroc et Dar Annahda alarabiya au Liban ainsi que  deux Marocains et un Palestinien ont été choisis pour être publiés dans des Diwans préparés conjointement. Les enfants ont eu droit à plusieurs espaces d’expression, avec des ateliers de dessins, d’écriture et de dialogue. L’un des stands qui ne désemplissait pas, était du fait de l’association Grove of Hope. Initiée par Kamal Oudrhiri, un Maroco-américain travaillant auprès de l’agence spatiale américaine  Nasa, cette association vise l’éveil scientifique des enfants depuis 2003. «Nous avons créé une petite cité des sciences portables, et nous la faisons voyager 3 fois par an. Deux fois au Maroc et une fois dans un pays africain différent. Il faut cultiver l’intérêt des enfants si nous voulons devenir compétitifs plus tard», explique Oudrhiri.
Au-delà des espaces enfants et des conférences, qui se sont aussi rapportés à des thèmes aussi variés que «la vision de l’homme dans la littérature féminine» ou un «hommage à Simon Levy», c’est la diversité qui frappe le visiteur. Diversité des maillons de la chaine de production du livre, qui était entièrement représentée, des auteurs aux éditeurs, en passant par les libraires et les bouquinistes spécialisés.

 

R.A.