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mercredi 16 mai 2012,
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Fruit Logistica
Fruits et légumes: les exportations maintiennent le cap
1,4 million de tonnes exportées en 2010
La priorité, consolider les positions du Maroc et gagner des marchés adjacents et lointains

Fruit Logistica Fruits et légumes: les exportations maintiennent le cap

Rencontres B to B, réunions avec les importateurs étrangers, signatures de nouveaux contrats, prises de rendez-vous…les professionnels du secteur des fruits et légumes n’ont pas chômé au salon de Berlin, tenu du 8 au 10 février

   

LES entreprises marocaines ayant participé à la 20 ème édition du salon Fruit Logistica, tenue du 8 au 10 février à Berlin, ne sont pas rentrées bredouilles. Bien qu’ayant l’esprit préoccupé par la vague de froid qui a touché le Royaume, la semaine dernière, les opérateurs nationaux ont maintenu leur programme visant à consolider leurs relations avec leurs clients et prospecter de nouveaux marchés.  Rencontres B to B, réunions avec les importateurs étrangers, signatures de nouveaux contrats, prises de rendez-vous…les professionnels du secteur n’ont pas chômé. «Ce salon est incontournable pour les professionnels de la filière fruits et légumes, de la production à la distribution, à la recherche de nouveaux marchés», explique Kacem Bennani-Smirès, président du groupe Delassus.  
Dans ce contexte de crise économique, il s’agit surtout de consolider ses positions. De fait, l’année 2011 a été bonne pour le Maroc qui a réalisé des performances notables durant la campagne d’exportation  des fruits et légumes.
En volume, près de 1,4 million de tonnes ont été exportées, dont 489.176 d’agrumes. Sur ce volet, les ambitions de Maroc Export – coordinateur de la participation du Maroc à Fruit Logistica - sont énormes. Une grosse opération de promotion de l’orange marocaine a été lancée (cf:www.leconomiste.com, édition du jeudi 9 février 2012).
L’objectif est de doubler la production et par conséquent les volumes à exporter. Pour réaliser ces objectifs, il est prévu, dans le cadre du Plan Maroc Vert, de planter et de renouveler 5.000 hectares de vergers sur cette période.
«Dans ce sens, l’Etat a mis en place des mesures d’accompagnement. Parmi elles, le soutien des exploitations pour l’équipement en système de micro-irrigation qui permet jusqu’à 30 à 40 % d’économie d’eau. Le financement peut aller jusqu’à 100% pour les exploitations inferieures à 5 ha et 80 % pour les parcelles supérieures à cette superficie. C’est avantageux surtout pour les petits producteurs sachant  que le coût de l’équipement en système d’irrigation est de 25.000 à 30.000 DH par hectare», explique Ahmed Darrab, secrétaire général de l’Aspam.
Autre mesure de soutien, la prime à l’achat de plants auprès de pépinières agréés. Cela permet non seulement de garantir des plants indemnes de toutes maladies mais aussi la production de fruits répondant aux critères de la demande sur le marché local et international. De plus, le prix du plant revient à 10 ou12 DH contre 20 DH ailleurs. Enfin, il y a la mise a niveau des stations de conditionnement existantes et la création de nouvelles unités pour assurer le traitement des nouveaux volumes.  
La promotion est également le fer de lance de cette stratégie visant à améliorer les prix et les débouchés. «Il s’agit de repositionner le Maroc sur les marches de l’Union européenne où il a beaucoup régressé ces 25 dernières années. Par exemple, en Allemagne il y a 25 ou 30 ans, le Maroc exportait jusqu’à 150.000 tonnes d’agrumes. Aujourd’hui, on atteint à peine les 15.000 tonnes», ajoute le secrétaire général de l’Aspam. Le but, aujourd’hui, est donc de réinvestir le marché germanique. Avec 82 millions d’habitants, ce pays figure parmi les pays cibles dans le cadre de la stratégie «Maroc Export Plus». Rappelons que la volonté de ce plan, initié en 2008, vise à atteindre 327 milliards de DH à l’export en 2018. Ce plan s’appuie sur une catégorisation des clients en trois niches: les marchés stratégiques, les marchés adjacents et les marchés de niche. Ces marchés bénéficient de 60 à 65 % de l’effort promotionnel du Royaume.  Les marchés à fort potentiel visés sont les nouveaux pays de l’Europe communautaire, les pays scandinaves (Norvège, Suède et Finlande) et le Canada. La Chine est aussi dans le viseur des opérateurs marocains dont certains y ont déjà ouvert des brèches.  Avec succès. 
Pour Lahoussine Kanane, directeur général de Tiwiza Exotic, société productrice de fruits exotiques et de légumes notamment pour les marchés hollandais et anglais, il faut surtout enrichir l’offre: «les marchés sont exigeants, ils veulent de la nouveauté», dit-il.


De notre envoyée spéciale à Berlin, Fatima EL OUAFI