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mercredi 16 mai 2012,
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Santé, collectivités locales…
Les grèves plombent le secteur public
Plusieurs débrayages annoncés en février
L’UMT fait monter la pression

Santé, collectivités locales… Les grèves plombent le secteur public

«Ce sont des grèves sectorielles destinées à améliorer les conditions de travail des salariés dans les services publics. Il n’y a aucune volonté de politiser ces mouvements», déclare le secrétaire général de l’UMT, Miloudi Moukharik 

   

Février s’annonce très tendu sur le plan social. De fait, plusieurs syndicats sectoriels relevant de l’Union marocaine du travail (UMT) appellent à une série de grèves dans les secteurs de la santé, des collectivités locales et des techniciens.  Cette accélération des mouvements revendicatifs est due, selon un communiqué du syndicat, à «la régression des conditions de travail des employés dans différents secteurs et à un déficit en matière de règlement de leurs revendications».
Ainsi, la Fédération nationale de la santé (FNS) a ouvert le bal avec un débrayage les 1er et 2 février et un sit-in devant le ministère de tutelle. Les grévistes exigent «l’amélioration des conditions sociales et la garantie des libertés syndicales». Du côté des collectivités locales qui emploient quelque 150.000 agents et fonctionnaires, c’est aussi la paralysie annoncée. La Fédération des ouvriers et fonctionnaires demande l’observation de six jours de grève durant ce mois. Elle estime qu’aucun «progrès n’a été réalisé dans le traitement des revendications du personnel». Notamment sur l’augmentation des salaires, l’amélioration des conditions sociales et le respect des libertés syndicales. Les 15 et 16 février, la commission nationale des techniciens invite, elle aussi, ses adhérents employés dans les collectivités locales et la fonction publique à observer une grève. Rappelons que les services des communes, arrondissements et autres établissements publics sont perturbés depuis plusieurs mois par des arrêts de travail hebdomadaires.  C’est certain, les sections syndicales veulent forcer la main à leurs départements de tutelle pour la concrétisation de leurs revendications. «Mais il n’est pas du tout question, comme le croient certains, de faire pression sur le nouveau gouvernement. Ce sont des actions normales pour attirer l’attention des responsables sur des situations sociales déplorables», déclare Miloudi Moukharik, secrétaire général de l’UMT. «Ce sont des grèves sectorielles et il n’y a aucune volonté de politiser ces mouvements», ajoute-t-il. Selon lui, la centrale syndicale, consciente des difficultés socioéconomiques,  veut donner le temps au chef de gouvernement «pour étudier les dossiers». Soit 100 jours de répit!

 

Fatima EL OUAFI