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Economie

La «Stévia» séduit les investisseurs

Par | Edition N°:3711 Le 01/02/2012 | Partager
Mais l’utilisation commerciale de la plante n’est pas encore autorisée
Pourtant, 3.000 ha sont déjà installés auprès des agriculteurs

Jus, yaourts, produits de la pharmacothérapie à base de Stévia se trouvent déjà sur les rayons du commerce local.

Grand engouement pour la Stévia, cette plante au grand pouvoir sucrant. Notre article (voir édition du 25 janvier 2012) nous a valu de nombreuses réactions aussi bien de la part des investisseurs potentiels que des acteurs de la recherche agronomique. Mieux, une entreprise Bio-Cuissson nous a signalé a commencé par mi les les acteurs des essais auprès de plusieurs agriculteurs sur la côte atlantique entre Casablanca et la région du Gharb.
D’autres essais sont également menés dans la région de Marrakech par la même entreprise. Au total, 3.000 ha sont déjà cultivés, selon Soukaina Boutaleb, chargée de communication de Bio-Cuisson. La société  qui importe les graines de la plante, commercialise aussi un édulcorant à base de Stévia. Les extraits de ses feuilles sont en effet, utilisés dans différentes préparations. Se présentant généralement sous forme de poudre blanche, de comprimés ou de concentré liquide, ils sont utilisés dans la pâtisserie, l’industrie laitière, la boulangerie. Des yaourts sucrés à la Stévia ainsi que des jus existent déjà sur le marché marocain. On la retrouve aussi en médecine pharmacothérapie pour la lutte contre le diabète, l’obésité et l’hypertension. La Stévia a été introduite officiellement au Maroc en  2008, à partir de son pays d’origine le Paraguay, par l’Ecole nationale d’agriculture de Meknès (ENA-Meknès) en partenariat avec d’autres organismes de  recherche agronomique. Selon Abdallah Aboudrar, chercheur à l’ENA de Meknès, qui pilote le projet dans la région d’Essaouira, «la plante est toujours au stade expérimental». Et les essais d’adaptation sont sous le contrôle de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). Jusqu’à présent, soutient-il, l’utilisation commerciale de la plante n’a pas encore été autorisée par l’Office. Une demande a été introduite par la Direction provinciale de l’agriculture (Essaouira) auprès de l’ONSSA mais aucune suite n’a été donnée jusqu’à présent. Ceci, bien que les essais de comportement de la plante n’aient révélé aucun effet nocif pour la santé humaine. Aboudrar se veut toutefois, confiant.
A l’appui, il cite la cascade d’approbations dont la plante a bénéficiée, notamment aux Etats-Unis et en Europe. Et, tout récemment, la Commission européenne a adopté un texte autorisant ses utilisations agronomique et industrielle. Selon Aboudrar, le potentiel de production des feuilles sèches de cette plante est de l’ordre de 3 à 4 coupes par an. Ce qui représente 3,5 tonnes/ha. En outre, son adaptation à une large gamme de climats et de sols constitue un atout important pour son développement au Maroc. Sa rentabilité devrait inciter les responsables à l’ériger comme culture alternative pour l’agriculture vivrière.


A.G.

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