
Les étudiants de l’Ecole supérieure de journalisme et de communication (ESJC) profite de «Blogs trotters», une formation qui vise à renforcer leur capacité en matière de création et d’animation de blog, dans le cadre du journalisme citoyen
DU nouveau à l’Ecole supérieure de journalisme et de communication (ESJC). Les étudiants de cette école qui fait partie du groupe Eco-Médias prennent part à une formation exceptionnelle. «Blogs trotters» (blogs trotteurs) est un programme de formation, qui vise l’apprentissage du journalisme citoyen à travers des techniques de création et d’animation de blogs. La quatrième session de cette formation qui a démarré en décembre dernier, s’est déroulée, samedi 21 janvier, dans les locaux de l’ESJC à Casablanca. Une dizaine d'étudiants de l’école ont ainsi profité de ce séminaire de formation dans le but de renforcer leur capacité en matière de création et d'animation de blogs. Forcément appréciée par l’ensemble des étudiants puisque offrant la possibilité de créer du buzz et aussi d’échanger et de partager, la formation a été assurée par Marisa Mazria-Katz, journaliste américaine et fondatrice du programme, Nicoles Matuska, membre d’associations internationales pour la jeunesse et les sports, et Mouna Belgrini, rédactrice en chef du magazine Tendances et Shopping. L'initiative émane de l’ambassade des États-Unis au Maroc, en collaboration avec l’ESJC et Dar América (Casablanca American School). Ce programme de 12 mois rentre dans le cadre d'un renforcement de capacité des journalistes dans l'utilisation des blogs. C'est ainsi que près d'une vingtaine d'étudiants ont pu créer dans un premier temps un blog «Casa Dialna» qui traite de l’actualité de la ville de Casablanca. Pour la petite histoire, l’idée de «Blogs trotters» est née de la journaliste Marisa Mazria-Katz. Lors d’un voyage au Maroc, il y a à peu près deux ans, Marisa décide de lancer un programme intitulé «Words for change» (des mots pour changer). «Suite à l’attentat qui a frappé Sidi Moumen en 2007, Marisa a voulu, à travers ce projet, permettre aux jeunes de ce milieu défavorisé de pouvoir s’exprimer et d’arrêter cette spirale où les médias ne cessent de parler d’eux en les désignant de terroristes», explique Mouna Belgrini. «Words for change», qui a duré douze mois, a permis à plusieurs jeunes de Sidi Moumen d’apprendre à blogger, c’est-à-dire de devenir des journalistes citoyens à travers leurs propres blogs. Marisa a été ensuite sollicitée par l’ambassade des États-Unis au Maroc qui lui a proposé de reconduire le programme, mais de cibler une autre tranche de jeunes. C’est ainsi qu’a été créée la formation «Blogs trotters» qui bénéficie aussi, outre aux étudiants de l’ESJC, à des jeunes entre 17 et 21 ans qui ont appris l’anglais dans le cadre du programme «Access». Initié par l’ambassade des États-Unis, Access dispense des cours d’anglais gratuitement à des jeunes issus de milieux défavorisés.
Qui est Marisa Mazria-Katz?
JOURNALISTE basée actuellement à New York, Marisa Mazria-Katz a grandi à Los Angeles. En 1994, elle quitte sa ville natale pour aller étudier à l’école «Tisch School of the Arts» de l’université de New York où elle obtient son diplôme. A son actif aussi une maîtrise en histoire du Moyen-Orient obtenue en 2003.
Depuis, cette jeune américaine travaille pour de nombreux journaux et magazines célèbres comme le New York Times, Times, Financial Times, The Guardian, The Economist et bien d’autres. En 2009, elle crée le programme «Words for change» (www.wordsforchange.org) pour l’enseignement du «journalisme citoyen» à Sidi Moumen à Casablanca. En décembre 2011, Marisa est sollicitée pour mener à nouveau cette formation, en partenariat avec l’Ecole de journalisme et de communication (ESJC) du groupe Eco-Médias (éditeur des titres L’Economiste, Assabah et d’Atlantic Radio), Dar América (Casablanca American School) et l’ambassade des Etats-Unis au Maroc.
Bouchra SABIB