
La sécheresse a particulièrement touché les céréales et dans une moindre mesure les parcours pastoraux. L’Oriental qui est une région pastorale par excellence a été très affecté ainsi que le sud du pays
Les agriculteurs ont retrouvé le sourire. A en croire le dernier communiqué du ministère de l’Agriculture, les pluies enregistrées les 16 et 17 janvier «ont eu un impact positif sur l’état végétatif des cultures, particulièrement les céréales d’automne». Dans les zones de production céréalière, le niveau de pluviométrie enregistré a varié entre 10 et 50 mm. Ce qui laisse entrevoir une issue favorable à l’actuelle campagne agricole. «Si toutefois des pluies seront au rendez-vous dans les semaines à venir», nuance le communiqué.
Au 17 janvier dernier, le cumul pluviométrique s’est établi à 148 mm, en baisse de 27% par rapport à la normale (203 mm). Il n’empêche que les conditions climatiques favorables du démarrage de la campagne agricole ont encouragé les agriculteurs à labourer. Pas moins de 5,5 millions d’ha ont été travaillés dont 4,7 millions ont été semés. «Sur l’ensemble de la superficie emblavée en céréales, 70% présente un état végétatif jugé bon, 23% moyen et 7% mauvais à médiocre», indique-t-on auprès du ministère de l’Agriculture. Pour le moment, l’état végétatif des céréales est jugé globalement normal. Mais des hauts et des bas sont à relever selon les régions. A titre d’exemple, les régions du Gharb, Doukkala, Tanger, Taza et Taounate, Saïs et Zaër présentent un bon profil variant entre 80 et 100% selon les zones. Ces grandeurs passent à 50 ou 60% dans les régions de Chaouia, de Tadla et du Haouz.
Mais dans l’ensemble, la situation des cultures céréalières est en retrait par rapport à la même période de la campagne précédente.
En ce qui concerne les parcours, le manque de pluie a particulièrement affecté les régions de l’Oriental et du sud. Comme signalé par L’Economiste dans une récente édition, les éleveurs ont dû brader à moitié prix leurs ovins, faute de pâturage. Mais la tutelle indique que le programme de sauvegarde de cheptel est toujours opérationnel. En revanche, les zones du nord et du centre n’ont pas trop souffert du déficit pluviométrique. Les parcours pastoraux y sont verdoyants.
A. G.