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mercredi 16 mai 2012,
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Guerre des tranchées dans les foires et salons
Les professionnels dénoncent «l’opportunisme» de nombreux salons
Encadrement, réglementation et harmonisation d’un calendrier national… les défis

Guerre des tranchées dans les foires et salons

A lui seul, l’Ofec revendique 60% du marché des foires et salons. S’y ajoute la programmation du parc d’exposition de l’Office des changes

   

PAS moins de 13 salons destinés aux secteurs du bâtiment et de la construction! C’est le nombre de foires et salons qui se tiennent chaque année au Maroc. Nationaux ou internationaux, biennaux ou annuels, les événements de ce type se multiplient d’année en année. Des manifestations qui ne cessent de solliciter les professionnels du secteur pour leur soutien. Aujourd’hui, la pléthore de salons fait réagir de nombreuses fédérations professionnelles qui dénoncent «l’amateurisme et l’opportunisme de nombreux événements qui n’ont aucune valeur ajoutée».
Les professionnels estiment «qu’il n’y a pas de place pour des salons qui ont un caractère d’opportunité commerciale», précise un communiqué cosigné par la FNBTP, la FMC, la FNPI, l’Ordre des architectes…Selon ces professionnels, les seules manifestations qui méritent leur soutien sont le Salon international du bâtiment, le salon du matériel de chantier BTP Expo, qui existent respectivement depuis 1983 et 1998.
«La position des associations professionnelles est logique, puisqu’elle évoque la problématique de l’anarchie du secteur qui entrave la bonne marche de l’activité», confie Aziz Alami, DG de l’Office des foires et expositions de Casablanca (OFEC). A lui seul, l’Ofec revendique 60% du marché. S’y ajoute la programmation du parc d’exposition de l’Office des changes. En 2012, une vingtaine d’événements sont programmés à l’Ofec uniquement.
Si les professionnels de la construction dénoncent le manque d’organisation de l’activité, d’autres secteurs qui sont également touchés par cette anarchie, devront réagir tôt ou tard. «Le métier de l’événementiel sera victime de son propre succès», témoigne une organisatrice de foires et salons. A terme, la multiplication des salons et manifestations commerciales risque de faire perdre la crédibilité au secteur de l’événementiel. «L’accès à la profession n’est pas verrouillé ni régulé. Du coup, de nombreux amateurs s’installent chaque année. Ce qui nuit à l’image du Maroc tant au niveau national qu’international», dénonce l’organisatrice. Le constat est unanime auprès des professionnels de l’événementiel: «Le secteur a besoin d’être réglementé et encadré. L’harmonisation d’un calendrier officiel des salons et foires s’impose». A en croire le DG de l’Ofec, il est temps de tirer la sonnette d’alarme. «Nous sommes en train d’élaborer des propositions de textes régissant le secteur pour les soumettre au Parlement.
L’essentiel de ces textes se focalise sur la définition du concept «salon international», la mise en place de normes de certification des données relatives aux salons, notamment le nombre de visiteurs, la qualité des exposants, l’espace d’expositions…», annonce Alami.

Intissar BENCHEKROUN