
Source: Invest RH
Concilier résolutions professionnelles et personnelles ne relève-t-il pas de l’impossible? Car il est difficile d’avoir une «meilleure rémunération» et des «responsabilités plus élargies» tout en ayant suffisamment de temps pour «se mettre au sport», «s’occuper de sa famille»…
2012, une meilleure année? Les cadres marocains semblent partagés entre optimisme et appréhension. En effet, si plus d’un tiers parmi eux (36%) sont optimistes pour la nouvelle année, 25% s’attendent à «des bouleversements». Une proportion de 11,7% se montre en revanche pessimiste, prévoyant une année 2012 «plutôt difficile». C’est ce qui ressort d’un sondage effectué en décembre par le cabinet Invest RH. L’enquête intitulée: «Quelles sont vos perspectives 2012?», a pour ambition de faire le point sur les réalisations 2011 des cadres et leurs attentes/résolutions 2012.
En tête des attentes, figure bien évidemment une «meilleure rémunération». En effet, 52,7% des cadres et 48,9% des dirigeants en rêvent. Suivie par un contenu de travail plus intéressant (36,3%), des responsabilités plus élargies (34,7%), le bénéfice d’un plan de formation (29%). Alors que les cadres dirigeants semblent plus préoccupés par un cadre de travail plus agréable (34%), un plan formation (31,9%) et des responsabilités élargies (31,9%).
Au chapitre des résolutions professionnelles pour 2012, la majorité des cadres aimerait mieux organiser les journées de travail (37,3%), alors que près d’un tiers (29,7%) souhaiterait changer d’emploi, mieux gérer le stress (29,3%) et suivre une formation diplômante (20%). Quant aux cadres dirigeants, ils sont un peu moins à vouloir changer leur emploi (21,3%), mais souhaiteraient mieux organiser leurs journées de travail (42,6%), être plus proches de leurs équipes (27,7%), suivre une formation diplômante (25,5%). Quant à la gestion du stress, elle n’arrive qu’en 5e position sur l’échelle de leurs résolutions professionnelles, alors qu’elle figure en 3e position chez les cadres.
«Se mettre au sport», c’est la première résolution personnelle des cadres (49,3%) et cadres dirigeants (55,3%). Arrive ensuite la volonté de «s’occuper de sa famille» (32%), de se cultiver (28%) et de manger équilibré. Les cadres dirigeants sont plus nombreux à vouloir se mettre au sport (55,3%), s’occuper de leurs familles (46,8%) et se cultiver (34%). D’autres résolutions sont également au programme dont notamment: manger plus équilibré, faire des économies, partir en voyage, acheter une maison ou une voiture.
Quant au bilan professionnel 2011, il semble plutôt satisfaisant pour une large partie des cadres interrogés (44%), alors que le top management se montre plus satisfait (57,4%) que le reste de l’échantillon (39,8%).
De même, 34,4% parmi eux ont bénéficié d’une augmentation de salaire, d’une formation (30,3%) ou d’une promotion interne (14,3%). Cependant, les hommes semblent plus gâtés concernant ce dernier volet. En effet, 17,7% ont profité d’une promotion interne, contre 8,2% seulement chez les cadres de sexe féminin. De même, l’augmentation est plus faible chez la gent féminine (30,9%), contre 36,9% chez les hommes. Quant aux changements ayant marqué la vie professionnelle des cadres en 2011, ils se résument entre autres à de nouvelles responsabilités (31,7%), changement d’employeur (11,7%), nouveau diplôme (10%) et changement de métier (7%).
A signaler que l’enquête a visé 2.500 cadres et 360 réponses ont été recueillies du 25 au 29 décembre. Parmi les répondants, 61% sont des hommes âgés de 26 à 40 ans (67%).
Evènements marquants
Parmi les faits marquants de 2011, la majorité des cadres interrogés ont soulevé le «printemps arabe» et «les réformes politiques» en tant qu’évènement majeur de l’année écoulée. La «crise financière» est également souvent citée, sans oublier le contexte de «forte concurrence, stress, situation de crise et changement de stratégie». D’autres évoquent le «recul des investissements au sein des entreprises» en raison de la crise économique, la «circulaire Guéant en France», «un faible taux de réponse aux demandes d’emploi»…
Aziza EL AFFAS