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Evénement

Baromètre à l’international
Comment s’exportent les entreprises marocaines

Par | Edition N°:3672 Le 07/12/2011 | Partager
Les résultats du 1er baromètre du développement international dévoilés
Un outil de prospective destiné aux opérateurs orientés export
Une enquête auprès d’un panel de 105 firmes

De plus en plus d’entreprises marocaines commencent à se sentir à l’étroit sur le marché local et envisagent de prospecter de nouveaux débouchés, notamment en Afrique de l’Ouest, Afrique du Nord ou encore l’Amérique.

Comment les entreprises marocaines sont-elles perçues à l’international? Sur quoi reposent leurs démarches pour s’implanter à l’étranger ? Quelles sont les tendances actuelles au sein des groupes internationaux en matière de relation siège/filiale ? Autant d’interrogations auxquelles le 1e baromètre du développement international du Maroc s’est attelé pour répondre. La démarche repose sur la réalisation d’une enquête auprès d’un panel de 105 entreprises. Les deux tiers sont marocaines, le reste étant des multinationales établies au Maroc. Un instrument conçu par le cabinet BearingPoint, Sciences Po formation continue et le ministère du Commerce extérieur, en partenariat avec la Confédération patronale et L’Economiste.
Le baromètre s’articule autour de deux axes. D’abord, la perception du Maroc par les donneurs d’ordre étrangers. Ensuite, la relation filiales/maison-mère.
Les résultats du baromètre ont été rendus publics, hier mardi 6 décembre.
Premier enseignement, le choix du Maroc et sa perception par les entreprises internationales comme plateforme export par 60% des répondants. De plus, 40% des entreprises sondées considèrent le Maroc comme une plateforme pour les investissements. De plus, les entreprises interrogées n’hésitent pas évoquer la subsistance de freins à l’export. En effet, malgré les efforts du gouvernement en matière de création de zones franches, de baisse des coûts logistiques, 40% des répondants estiment que les charges d’exportation restent élevées. Toutefois, «de plus en plus d’entreprises nationales conçoivent désormais leur croissance dans le cadre d’un développement à l’international à travers des investissements importants, la création d’une franchise ou une présence physique», explique Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur. BMCE Bank, Attijariwafa bank, Maroc Telecom sont à ce sujet des exemples éloquents. Au cours des cinq prochaines années, 80% des entreprises du panel continueront de voir en l’UE un débouché incontournable. Mais, fortes de leur compétitivité et de la maturité de leur développement, 55% des entités interrogées envisagent d’autres marchés extérieurs tels que l’Afrique (55%) ou encore l’Amérique (environ 28%). 70% des entreprises marocaines considèrent l’Afrique comme un relais de croissance sous la forme d’un chiffre d’affaires supplémentaire à celui réalisé sur le marché local. Pour 65% des répondants, l’internationalisation est une démarche permettant d’optimiser les coûts de production. L’optimisation des ressources humaines et l’externalisation viennent en troisième position pour 30% des entreprises interrogées.
Le second volet du baromètre du développement international a porté sur la relation entre siège et filiales à travers le monde en termes de management, de gestion financière, RH… Le modèle « top down» est le plus courant. Pour 72% des entreprises marocaines sondées, le siège répond aux besoins des filiales sur le plan stratégique. 90% estiment que le siège répond aux attentes des filiales en termes de soutien financier. Toutefois, les filiales souhaitent sortir de la logique des «chiffres». Elles réclament voix au chapitre de la prise de décision et préconisent des modes en réseau pour booster les échanges. L’enquête révèle également qu’une certaine autonomie au niveau de la mise en œuvre de la stratégie commerciale et marketing serait bénéfique pour les filiales. Dix recommandations sont formulées pour améliorer les relations siège-filiales.
«Le baromètre du développement international est appelé à devenir un véritable mécanisme de prospective à l’usage des entreprises marocaines souhaitant s’internationaliser au cours des cinq prochaines années», explique le ministre du Commerce extérieur. Il s’ajoutera aux différentes études qui seront bientôt produites par le tout nouvel observatoire du commerce extérieur (Ex-CNCE).

Le Maroc, un hub financier

Au cours des cinq prochaines années, le Maroc sera considéré comme un hub financier. En effet, le système bancaire national est réputé pour sa performance au niveau régional. Une place qui sera renforcée avec le démarrage des activités de Casablanca Finance City. Le Maroc pourrait même devenir le poumon financier pour accompagner les investissements étrangers, mais aussi financer les grands projets africains. De plus, pour 50% des entreprises interrogées, le Royaume reste le pays le plus stable dans la région. Une stabilité politique à laquelle s’ajoutent les différentes mesures mises en place pour attirer les investissements directs étrangers (IDE). Selon le FMI, le Maroc continuera d’attirer le flux des IDE grâce notamment à sa position géographique, une main-d’œuvre compétitive, ses nombreux accords de libre-échange ainsi qu’un environnement des affaires compétitif.

Hassan EL ARIF

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