Europe

Zone euro: Le FMI veut soutenir les banques

Par | Edition N°:3621 Le 22/09/2011 | Partager
Grâce à l’appui du Fonds européen de stabilité financière
Le coût de la crise des dettes souveraines s’élève à 200 milliards d’euros

Le programme de réformes financières doit être mené à terme dans les plus brefs délais, recommande le FMI. Il faut notamment boucler Bâle III, traiter les établissements d’importance systémique et relever les défis issus du secteur bancaire parallèle

Il faut aider les banques européennes les plus fragiles. Pour cela, le FMI propose de faire intervenir le Fonds européen de stabilité financière pour recapitaliser ces établissements. Objectif : tenter d’arrêter la contagion de la crise de la dette publique en zone euro. L’institution internationale a fait cette suggestion dans son dernier rapport sur la stabilité financière dans le monde semestriel, publié hier mercredi 21 septembre. Pour les responsables du FMI, il faut aller plus vite. Car, les tensions sur les emprunts des Etats de la zone euro venues des pays à forts écarts de taux ont eu des répercussions directes d’environ 200 milliards sur les banques de l’UE depuis l’éclatement de la crise de la dette publique en 2010. Sur cette somme des risques, 60 milliards d’euros proviennent de la dette de la Grèce, 20 milliards de l’Irlande et du Portugal et 120 milliards de la Belgique, de l’Espagne et de l’Italie. Le FMI estime à 100 milliards d’euros supplémentaires le coût des risques liés aux banques de ces six pays.
Dans son rapport, le FMI s’est arrêté sur l’Italie, compte tenu de la taille systémique du marché obligataire et de ses besoins de financement. Rappelons que Standard and Poor’s a abaissé la note attribuée à la dette de l’Italie, d’un cran à «A», en raison de perspectives de croissance faibles et de la fragilité du gouvernement de Silvio Berlusconi. Le pays a la deuxième dette publique la plus élevée de la zone euro, à plus de 1.900 milliards d’euros, non loin derrière l’Allemagne.
Selon le rapport du FMI, la crise entame une nouvelle phase, plus politique. Dans la zone euro, d’importantes mesures sont prises face aux problèmes actuels, mais des divergences politiques au sein des économies qui font l’objet d’un ajustement et entre les économies qui apportent leur concours ont empêché de parvenir à une solution durable. Par ailleurs, les Etats-Unis se heurtent à des doutes grandissants quant à la capacité du processus politique à parvenir au consensus nécessaire sur l’ajustement budgétaire à moyen terme, lequel revêt une importance cruciale pour la stabilité mondiale. La fragilité de cet environnement financier et politique attise les craintes de défaut de paiement et appelle une stratégie pour parer à la contagion et renforcer les systèmes financiers. Dans le monde émergent, les gouvernants doivent se prémunir contre les risques de surchauffe et l’accumulation de déséquilibres financiers, en adoptant des politiques économiques et financières appropriées. Les tests de résistance montrent qu’il y a des raisons de renforcer davantage les bilans dans de nombreuses économies émergentes.

F. Z. T

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