
«Le blues de la reprise du travail est à la fois naturel et révélateur. S’il perdure, c’est le signe d’un problème sous-jacent», souligne Malgorzata Saadani
Gérer l’angoisse de fin de vacances, reprendre le travail, un sujet d’actualité à la rentrée. Malgorzata Saadani, coach international ICC, nous livre ses astuces pour repartir du bon pied.
- L’Economiste: Comment un collaborateur peut-il «idéalement» préparer sa rentrée?
- Malgorzata Saadani: Tout d’abord, avant de parler de rentrée, il faut bien préparer ses vacances. Ces derniers temps, c’est devenu un rituel social et non plus un temps de repos et de détente. Il est important de bien choisir sa destination, faire ce qui nous fait plaisir et éviter que cela ne devienne une source de stress.
Ensuite, par rapport au retour de vacances, il ne faut pas oublier qu’il y a une période d’adaptation. En effet, le rythme a changé, les activités aussi. D’autant plus que le collaborateur n’a pas automatiquement envie de reprendre. D’ailleurs, sur ce dernier point, si quelqu’un éprouve un malaise profond quant à la reprise, ça veut dire qu’il y a un problème au niveau du travail et que les vacances n’ont fait que l’accentuer. Pourtant, le blues du retour est un sentiment normal, l’important, c’est qu’il ne faut pas qu’il perdure.
- Et en vacances, faut-il oublier son travail?
- En vacances, la coupure est préconisée! Surtout si les congés ne durent pas très longtemps. D’autre part, on peut se mettre à jour de manière quotidienne sans pour autant tomber dans le piège de consulter sa boîte email 3 fois par jour. En fonction de chaque personne et de chaque métier, les règles diffèrent. Il est nécessaire de créer un équilibre sans oublier le plus important: lever le pied pour se reposer, sinon, les vacances n’auront servi à rien.
- Quel comportement adopter le jour de la rentrée?
- Il n’y a pas de règle ni de situation idéale! Surtout pas par rapport à la reprise. Que l’on reprenne un vendredi, un mercredi ou un lundi, la donne est la même: il faut y aller et affronter la réalité. Normalement et naturellement, le collaborateur doit reprendre ses fonctions. Le travail s’étant accumulé durant son absence, il faut qu’il choisisse ses priorités et trie les dossiers importants et les autres qu’il peut expédier rapidement. Au besoin, il peut même s’adresser à son supérieur hiérarchique pour l’aiguiller.
Propos recueillis par Zineb SATORI