Régions

Le Grand Meknès prépare son nouvel urbanisme

Par | Edition N°:3582 Le 27/07/2011 | Partager
Un schéma directeur d’aménagement urbain bientôt à l’étude
Les offres remises au plus tard le 13 septembre
Des projections plus harmonieuses sur une durée de 25 ans

L’aire de l’étude du SDAU (63.300 ha) comprend 4 communes urbaines en plus de la zone périphérique de l’agglomération constituée essentiellement des territoires de 6 communes rurales limitrophes

DE la mise à jour pour le chef-lieu de la région Meknès-Tafilalet. L’agglomération de Meknès aura, enfin, un nouveau Schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) qui prendra compte de l’évolution qu’elle connait et des projets qui lui sont réservés. Un appel d’offres a été lancé tout récemment par l’Agence urbaine de Meknès pour réaliser l’étude relative à ce schéma et à celle d’un plan d’aménagement pour toute l’agglomération. Les soumissionnaires intéressés devraient remettre des offres au plus tard le 13 septembre prochain. Le prestataire retenu disposera exactement de 660 jours (soit un an et 10 mois) pour réaliser l’ensemble du projet.
L’aire de l’étude du SDAU comprend quatre communes urbaines (Meknès, Mechouar-Setinia, Toulal et Ouislane) en plus de la zone périphérique de l’agglomération constituée essentiellement des territoires de six communes rurales limitrophes (Dar Oum Soltane, Dkhissa, Oued Jdida, Sidi Slimane Moul Kifane, Mejjat, Ait Ouallal). Elle devrait ainsi couvrir une superficie d’environ 63.300 ha qui sera arrêtée avec plus de précisions lors d’une réunion de lancement.
Quant à l’étude du plan d’aménagement, elle concernera uniquement les 4 communes urbaines visées par le SDAU. L’aire qui sera soumise à l’étude reste, toutefois, extensible et ne sera définitive qu’après un commun accord avec l’administration. Elle pourrait, en effet, intégrer des zones périphériques environnantes susceptibles de recevoir de futures extensions urbaines.
L’agglomération de Meknès occupe une position importante à la confluence des routes reliant la côte atlantique, la région de Tanger-Tétouan et l’axe métropolitain central Rabat-Casablanca à l’Oriental et au Tafilalet. Elle est desservie par un important réseau routier, autoroutier et ferré. Le chef lieu de la région Meknès-Tafilalet bénéficie également d’une desserte aéroportuaire via l’aéroport international de Fès-Saïss. Sa position au coeur d’une région agricole riche, au pied du Moyen-Atlas, lui confère un potentiel de développement important. Seulement, le bilan économique de cette région est encore en deçà de ses potentialités réelles. L’activité agricole, y compris en milieu urbain et périurbain, est importante (vignes, oliviers, arbres fruitiers, céréales…). Elle approvisionne en matières premières une industrie agro-alimentaire qui assure l’essentiel de l’emploi industriel dans la ville. «Cette industrie, faute de renouvellement des équipements et des infrastructures, a des difficultés à se déployer et est en quasi-stagnation», selon l’Agence urbaine de Meknès. A travers les nouveaux SDAU et Plan d’aménagement, cette dernière, maître d’ouvrage du projet, vise principalement «l’affirmation de l’identité du territoire du Grand Meknès et sa place dans l’armature urbaine régionale et nationale». Quelles perspectives à adopter donc pour l’économie locale en matière de diversité économique, vocation, secteurs et pôles d’activités ? Quelle sera la place de l’agro-industrie et de l’activité agricole dans le potentiel économique du territoire? Quelles projections pour les 25 ans à venir? Autant de questionnements économiques, sociaux, spatiaux et environnementaux auxquels devrait répondre, entre autres, le futur adjudicataire.

Et l’ancien SDAU?

LE Grand Meknès est actuellement couvert par un SDAU homologué en 2001, et 8 plans d’aménagement dont quatre sont homologués. Toutefois, cette riche région, sixième centre urbain du Royaume, reste mal «urbanisée». L’ancien SDAU s’est heurté à un certain nombre d’obstacles au niveau de sa mise en œuvre. Selon l’Agence urbaine de Meknès, «certaines dispositions n’ont pas été respectées sur le terrain, notamment l’ouverture à l’urbanisation de la zone sud dans le cadre de la procédure dérogatoire, sachant que le SDAU a préconisé que cette zone soit préservée en tant que zone agricole intensive où toute construction devrait être interdite». La libération d’une partie importante de la zone militaire n’a pas été réalisée, ce qui a engendré une extension urbaine au détriment des terrains agricoles à hautes potentialités (zone sud). Aussi, des projets structurants ont été lancés au niveau de l’agglomération alors qu’ils n’ont pas été prévus par le SDAU, notamment l’«Agropolis».

 

Bouchra SABIB

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