fermer
Accueil

L'économiste, le premier quotidien économique au Maroc

mercredi 16 mai 2012,
En cours de chargement ...
Votre journal aujourd´hui

Festival de Casablanca
Melting pot de couleurs et de genres artistisques
Le gala d’ouverture ce soir
Pendant 4 jours, 730 artistes sur scène

Festival de Casablanca Melting pot de couleurs et de genres artistisques

«La sécurité autour des scènes du festival répond à des normes très strictes. D’ailleurs, aucun incident majeur n’a été signalé depuis les débuts du festival, il y a 7 ans», souligne Farid Bensaïd, président du festival de Casablanca

   

Le festival de Casablanca débutera ce mercredi 13 juillet. 50 Cent, Ayo, Don Bigg ou encore Hoba Hoba Spirit.

.Tous les genres musicaux seront représentés pour un investissement global s’élevant à prés de 28 millions de DH. Farid Bensaid, président du festival de Casablanca pour la 3e année consécutive nous parle de l’événement qui s’attend à recevoir plus de 2,5 millions de spectateurs.


- L’économiste: Quelle est la particularité de l’édition 2011?

- Farid Bensaid: Cette septième édition œuvrera à développer le côté « pluridisciplinaire », amorcé lors des précédents rendez-vous.
Les rencontres entre les artistes, les expériences inédites (tel que les visites sonores) ou encore l’interaction avec le public (ateliers) seront plus nombreuses.
De nouvelles expressions artistiques comme la danse, le cinéma, le conte sont programmées. Il y a aussi beaucoup de workshops. Le but est de permettre au public casablancais de se reconnaître davantage dans ce festival.

- 730 artistes sont attendus. Comment les sélectionnez-vous?


- Le premier critère est la renommée de l’artiste auprès du public casablancais. Ce sont avant tout des stars capables d’attirer beaucoup de monde.
Le second critère est la disponibilité des artistes durant cette période estivale où ils sont très sollicités. Enfin, il faut que leurs exigences de rémunérations correspondent à nos moyens financiers.

- 4 jours pour un festival de cette envergure….N’est ce pas trop court?

-L’éventualité d’étendre le festival en longueur est envisageable. Mais, il faut savoir que nous parlons de moyens humains et matériaux importants qui nécessitent un investissement conséquent, difficile à se procurer. D’autre part, le désir de l’équipe d’organisation est de maintenir une programmation aux quatre coins de la ville et ce dans un souci de déplacement géographique de la population casablancaise.

- Les concerts sont gratuits, à part 50 cent et Ayo … pourquoi ne pas offrir aussi la gratuité au public?

- Les concerts de 50 cent et Ayo comprennent un faible nombre de places payantes. Cela est dû à une forte demande de la part du public. En effet, certaines personnes veulent s’offrir ce spectable en «VIP». 5000 billets ont été mis en vente. Nous espérons, à l’avenir, ne faire que des concerts gratuits. Au départ, ce festival est un concert offert par la ville, pour la ville. Il est destiné à un public qui ne participe parfois à aucun programme du genre tout au long de l’année. Si les concerts deviennent payants, cela s’éloignera de l’esprit de l’événement.

- Quelques mots sur les précédentes éditions…

- Il y a eu depuis le départ des éditions particulièrement réussies. Depuis 3 ans, le festival s’est un peu cherché mais aucune faille ni du point de vue artistique ni sécuritaire n’est à noter. Du point de vue de l’organisation, cela représente une masse importante de personnes qui vont se déplacer à chaque concert. Lorsque vous voyez 100.000 personnes encourager un artiste et prendre du plaisir, vous vous dites que la mission est gagnée.

- Des ambitions pour 2012?

-J’espère que l’on aura suffisamment de fonds pour aller dans la continuité de ce festival et enrichir continuellement le programme pour les générations à venir.
Les changements futurs et la nouvelle orientation que prendra ce festival se feront en fonction des besoins et des attentes des spectateurs.


Des constantes maintenues.

.


Depuis le premier festival qui a eu lieu en 2004, une constante de base a toujours été conservée. Afin de toucher un grand nombre de personnes, le festival mise sur son coté populaire et cosmopolite, à l’image du public casablancais. On y retrouve chaque année du rap, de la fusion et du reggae.
L’évènement annuel mise également sur son côté «Up to date» et le suivi des nouvelles tendances musicales. De nos jours, tout le monde est branché sur Internet et sur le numérique. «Il n’est donc pas question de présenter des artistes de seconde catégorie», souligne Bensaid.


Propos recueillis par
Zineb Satori et KA